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mercredi 10 février 2010

Swing swing quand tu nous tiens

Je viens de finir de rédiger un rapport de 61 pages sur le réemploi ... j'ai réussi à ce que le dernier mot du rapport soit ... "swing" (dans mon CV).

Pas mal non ?

dimanche 14 juin 2009

La Clémence de Titus, Acte 1

Je vous résume l'histoire :
(à lire très vite avec les compliments de Lilousse)

"

Vitellia a apprit que Titus avait l'intention d'épouser Bérénice, fille d'Agrippa, roi de Judée ; elle pousse Sextus, son soupirant, à prendre la tête d'une conspiration contre Titus. Elle apprend que Titus a congédié Bérénice et porté son choix sur une Romaine. Annius, qui désire épouser Servilia, la soeur de son ami Sextus, le prie d'intercéder auprès de l'empereur au sujet de ce mariage, mais Titus est lui-même décidé à épouser Servilia. Publius vient informer Titus qu'un complot se trame contre lui. Servilia, qui aime Annius, repousse l'empereur qui décide de revenir à Vitellia. Celle-ci, ignorant tout des derniers événements, envoie Sextus mettre le feu au Capitole et assassiner Titus. Elle apprend alors, peu après son départ, qu'elle a été désignée comme future Impératrice. Sextus réussit à mener à bien la première partie de son plan, mais l'attentat contre Titus échoue. L'Acte se termine dans la confusion générale.

"

Lilousse vous fait grâce du 2e Acte.

mercredi 10 septembre 2008

Andze ouineurizzzz ... ?!

Bon, c'est Sylvain qui a gagné...
Il a donc droit à un post de Zizule.

D'ailleurs ça tombe bien que ce soit maintenant que je le fasse, le post, parce que Sylvain est parti en vacances dans un endroit peuplé de chèvres et de primeverts.
Avec un peu de chance, il passera donc à côté.

Bien, commençons, voulez-vous ?


Sylvain est un être barré : il ne dort ni ne mange

...

sauf bien accompagné

...

de Monbazillac, bien sûr.



Les seules dérogations à ces règles sont les moments où se sustenter devient un acte de survie pour continuer à danser ou pour draguer intensivement.

En dehors de ça, Sylvain cultive une apparence d'ascète, côté allumette comprit.
Il habite dans une une bibliothèque dont il aime à tapisser le parquet de Canard Enchaîné's.



Zizule et Sylvain se rencontrèrent dans une de ces soirées de Jazz, Swing et Dragouilles dont ils raffolent tous deux.
Sylvain a bien essayé sa tactique du Monbazillac à deux-trois reprises, mais c'était sans savoir que Zizule est un être indéfectiblement attaché à sa vertu et incorruptible.

...

Résultat : la tactique a complètement foiré

...

par contre Zizule est devenu accro au Monbazillac.

...

Passons.

Sylvain a également un âme de chef. D'un simple "Clic" il vous rameute 77% des danseurs de Paris. Il connaît à peu près tout ce qu'il s'est fait en matière de Jazz, Swing et Dragouille ces 10 dernières années, en France métropolitaine et DOM TOM + anciennes colonies outre-atlantiques.
Et quand je dis "tout ce qui se fait" j'entends par là : le nom de toutes les variantes de swing, le nom de toutes les danseuses et de leurs partenaires respectifs (par sécurité pour éventuelles manoauvres d'approches, Roger/Houston, 5 sur 5), leurs antécédents qu'il associe à une probabilité de succès, les noms de tous les profs à l'international et leurs horaires de cours, le tour de mollet de ...(non, ça c'est une blague)

Enfin et pour conclure, Sylvain a également un job mais j'ai jamais été fichue de comprendre exactement de quoi il s'agissait...
De tout façon on s'en fiche, il danse bien.

lundi 4 août 2008

Mise à jour classification

Oui, je me suis dit que pour reprendre ce blog un peu abandonné depuis quelques semaines, car ce n'est certes pas facile à gérer avec 2h30 de RER par jour et des WE à essayer de décompresser les ballons, je me suis donc dit, disais-je, qu'il était temps de reprendre mes chroniques ayant trait à un de mes sujets préféré, que j'ai nommé : les danseurs.

Si vous allez fouiller, et je vous invite, chers lecteurs, dans la rubrique Jazz, swing et dragouille...mode d'emploi, vous pourrez trouver, inestimable abonné, mes premières classifications, ayant plus trait aux pantalons, casquettes et autres paires d'espadrilles.

Cependant, depuis quelques semaines, je rumine, tout en dansant et virevoltant dans les bras incertains de quelques don Juan, une nouvelle table des matière. Et j'aimerai ajouter que cette table de matière se construit pierre après pierre, inorique et cynique, lorsque je détaille mes danseurs plus ou moins heureux.

Voici donc.

Le danseur Sac à Patates, le danseur Camion Poids Lourds, le danseur Fleur Bleue, le danseur Ca*nard En*chaîné, et enfin, le plus recherché pour son poil luisant...euh, son swing, pardon, le danseur Intouchable, autrement appelé, comme le dirait mon papa, le danseur Bogarté.

Commençons.

Le sieur Sac à Patates est un proche cousin du danseur Camion Poids Lourds, cependant il en diffère en ceci qu'il conçoit malgré tout que sa danseuse possède, et ça lui paraît tout de même incroyable, faut pas pousser, qu'elle possède disais-je un système de direction assisté et indépendant de toute ingérence masculine. Toutefois, loin d'en tirer parti, il ne se résoud pas à cette liberté, injustifiable par nature, et conduit donc sa danseuse, que dis-je, la balance d'un côté à l'autre de la piste et de lui-même, en se réjouissant de l'air légèrement ahuri de la belle, confondant son air tirant sur le verdâtre avec les premiers frimas de l'amour.

Le danseur Camion Poids Lourds, lui, est légèrement plus, si cela se peut, rétrograde que son cousin précédemment cité. En effet, celui-ci n'a pas été élevé dans l'idée que toutes ces nanas qu'il croise dans la rue 150 fois par jour puissent se diriger par elles-mêmes. Plein de sollicitude et d'attention, il prend donc sur lui de remédier à cette tare génétique et se permet de mener sa danseuse comme il empoignerait son volant sur un circuit de F1. Grisant, pense-t-il, submergé par la testostérone, éminemment insupportable pour Elle, insensible décidément au caractère parait-il sexy du truck lancé à 160 km/h sur une piste de terre tortueuse.

Ces 2 cousins font parti de la catégorie de danseur qu'il ne faut surtout pas quitter du regard ou risque de se retrouver propulsée, au mieux dans les pieds des voisins, au pire vers le plafond (et c'est encore plus engoissant lorsqu'on danse en plein air).

Le danseur Fleur Bleue est le moins dangereux de tous mais aussi le plus ennuyeux, pathétique et souvent le plus répugnant. Au toucher, la Belle ne sentira sous ses doigts qu'un squelette qui est dans le pire des cas chevelu-poilu style Yack tibétain. D'autre part, le sieur Fleur Bleue n'enlace que très légèrement sa danseuse, ce qui peut paraître un soulagement pour la Belle déjà éprouvée par les 2 cousins de tout à l'heure, mais bien léger et au final ultra-chiant et insipide. Le danseur Fleur Bleue vous laissera très souvent vous échapper à la fin de la danse avec un timide et pitoyable "Alors à tout à l'heure, hein ?"

"Grumpf", réponds alors la Belle, assorti d'un "Oui, certainement mais je vais devoir y aller / mon ami m'attend / j'ai la diarhée / ..."

Le danseur Can*ard Encha*iné est, aussi surprenant qu'on pourrait le penser, un des plus sympathique. Son créneau c'est se fendre de quelques commentaires bien senti sur sa danseuse dans le genre de "Ouh! Vous êtes une fille...dynamique!" (véridique), ou de "Ouh! mais tu ne danserai pas, par hasard, du chamboula oriental ? parce que je sens bien à la manière dont tu bouges ton pied gauche que tu as du prendre des cours. Non ?"

"Non".

Ce danseur est généralement assez bon et éclectique.

Enfin, et vous l'attendiez tous, le danseur Intouchable. Celui-ci est assez rare pour qu'on n'en trouve qu'un ou deux par soirée, si ce n'est pas zéro. Durant les beaux jours, toutefois, leur densité au mètre carré semble s'améliorer. Seraient-ils frileux ?
Non, pas eux.
Leur danseuse.
Car voici bien le problème.
C'est donc ce qu'on appelle le danseur "bogarté", d'après l'expression bien connue de tous les fumeux : "Don't Bogart the join" (cad : "Ne monopolise pas le cylindre de décomplexion à la façon bien célèbre de Humphrey").
Pour se l'attitrer, une seule technique qui demande pas mal d'audace : veiller, guetter le moment où la probabilité de se voir couper le chemin par la cavalière ou une autre danseuse, tout aussi aux aguets, est la moindre, foncer, cheveux et sex-appeal au vent, et inviter...de force.
D'après les retours que j'ai eu, ça lui plaît beaucoup à l'Intouchable.
Généralement à ce moment-là, en t'emmenant sur la piste, Bogart te demande, ô luxe indicible, si tu danses du 6 ou du 8 temps. Et là, la classe c'est quand il te prend juste la main, et la manière dont la danseuse la serre, il devine tout seul (véridique).
Mais ce n'est pas tout. Après il faut se faire inviter, voir, espoir quasi-burlesque, réinviter.
Et ça, c'est pas gagné.
Imaginez la pression !! La cavalière attitrée bouille / boude dans son coin et menace d'exploser à tout instant, voir pire, de faire un scène ce soir sur le seuil de la chambre à coucher.
Avec un peu de chance, Bogart est courageux et intrépide, et il te réinvite et...ô joie insensée, te demande ton nom.
Après ça c'est quasiment gagné.
Il faudra réitérer cette scène les 15 à 220 prochaines soirées, jusqu'au beau jour où il n'attendra pas ta sueur et tes larmes et viendra t'inviter au sortir du vestiaire.

Conclusion : côté reconnaissance sociale Bogart c'est le top, mais je préfère le canard.

dimanche 30 mars 2008

Ca devrait me faire la semaine, hein ?!






et enfin une petite délicatesse des Ziegfeller Folies
écoutez bien les paroles

lequel des deux danseurs préférez-vous ?




à dimanche prochain

dimanche 24 février 2008

La Cave aux Boulets, xi-ème "épidose"

Je suis allée faire les soldes. J’ai acheté une chouette robe noire et blanche, style années 20-30.
L’avantage avec cette robe, c’est que quand vous mettez un pantalon noir par-dessous et que vous vous pointez à la Cave aux Boulets, tous les Boulets perçoivent instantanément le « ‘ttention les gars, je suis dansable, invitez-moi c’est un ordre !».
Et de fait, à peine ai-je eu le temps de planquer mon manteau sous les fesses du percussionniste que je me suis fait happer dans la folle danse et le rythme fou, par un…un…

Comment dire ?

La cinquantaine jeune, grisonnante, burinée, fringante, … ridée, …rythmée.
Il avait du rythme en effet le danseur, un bon danseur.

Seulement je crois qu’il a été tellement surpris d’avoir attrapé une bonne danseuse (oui j’aime me lancer des fleurs, mais ce n’est pas moi qui ai commencé), qu’il en a perdu tout son sex-appeal, et a commencé à me regarder avec un air de…de…oui disons-le : de psychopathe.

À tel point que j’ai été obligée de lui dire : « Il faut arrêter de me regarder comme ça, ça fait peur ».
Du coup ?
Il a fini la danse à glousser en regardant ses chaussures.

Fin du morceau (excellent d’ailleurs).

Je vais m’asseoir.

Après quelques autres danses avec différents danseurs, un certain gars m’invite.
Je ne sais pas pourquoi mais je ne le sentais pas.
Pourtant, me dis-je : « à vivre sans péril, on passe à côté de la mousse au chocolat ».

Et ben les aminches : j’avais raison.
D’abord le type il s’est pris pour une fille et m’a installé dans ses bras comme si j’étais le gars.
J’ai doucement remarqué que c’est dans l’autre sens qu’on…
« Ah ! ah ! oui ! » qu’il dit, sans autre réaction.
Du coup je prends les choses en main et inverse la prise de main.
OK : nous voilà bien installés.
Pourtant, ce pauv’type…malheur à moi : aucun sens du rythme : sur une musique douce à pleurer il se met à gigoter comme une gelée tremblante.

Merci bien.

L’aventure suivante est quand même plus sexy, mais elle ne me concerne pas :
Il y avait dans la Cave aux Boulets un couple que je n’avais jamais vu : des danseurs de « danse sportive ».
Leur présence en ces lieux équivaut pour les puristes à un sacrilège. C’est-à-dire que bon…c’est pas le même genre, quoi…



Mais le drôle c’est qu’ils se sont mis à inviter des danseurs de ça…




Quand le danseur est lindyhoper et la fille sportive, ça donne pas grand chose : elle est beaucoup trop excitée, lance des œillades partout, s’agite, fait des manières, pendant que son doux cavalier swingue doucement en la tenant à bouts de bras, le plus loin possible de ses lèvres glossées et de ses talons aiguilles.

Par contre quand le danseur est sportif et la danseuse lindyhoppeuse le mélange est savoureux.
Et pour cause : le danseur est habitué à conduire, à s’adapter aux capacités de sa danseuse, de ce qu’il sent qu’elle est capable de faire. Du coup, face à sa swingueuse, il s’est un peu calmé. Elle, a contrario, s’est un peu délurée, a « essayé des trucs » du genre : « et si je pousse ma tête par là ça fait quoi ? ».
Après quelques secondes d’adaptation, le gars s’est mis à faire des blagues à la danseuse, des blagues de danseurs que y a que nous qu’on peut comprendre, et intranscriptibles par écrit.

Réjouissant à regarder.

samedi 11 août 2007

Danse avec les Québécois

Hier soir, derniere soirée a (mais oú sont les accents graves sur un qwerty ???) Montréal.

Du coup, que je me suis dit, allons feter ça dignement en allant me noyer dans le Swing.

Et ça tombe bien puisque justement, ce WE il y a le Lindy World Hop Festival Exchange (vous pourrez mettre les mots dans l'ordre qu'il vous plaira)

Donc, acte.

D'ou un petit essai sur les différences franco-québécoises dans l'art d'inviter les filles.

Différences notables.




1) dans cet étrange pays, on se présente avant d'inviter : "J'm'appelle Marc-André, et toi ?" "Moi pas."
En France, ceci aurait une forte tendance a passer pour une grossière tentative de drague.

2) ici, phénomene admirable s'il en est, la moyenne d'age se situe autour de 20-30 ans, et non 40-50 voir 70 en France. ÇA C'EST VACHEMENT BIEN.
C'est pour ça aussi que le cote glauque qu'on peut retrouver dans les comptes-rendus de Perséphone n'a pas lieu d'etre ici, puisque finalement s'il y a de la drague, et il y en a tres tres peu, ça se fait entre gens du meme age.

3) je n'ai pas danse 2 fois avec le meme cavalier.
Ici, chose on ne peut plus époustouflante, les hommes INVITENT, et RE-INVITENT, et surtout n'invitent pas toujours les 2 memes nanas á tour de role. (mais bon sang ou donc se cachent ces accents qwerty ???)



Enfin bref, on est ici pour danser, pas de blague !!


Mais bon attention, tout n'est pas aussi idyllique et tellement mieux qu'a Paris.
Ici aussi on en trouve des qui font semblant de pas te remarquer alors qu'ils dansent avec toi,
des qui sautent façon ressort tout autour de toi,
des qui te prennent pour un sac a patates,
des qu'il vaut mieux pas perdre de vue au risque de se manger la gueule par terre,
des desquels il vaut mieux pas trop s'approcher au risque de se prendre un coude dans les lunettes,
des qui n'ont qu'un fantasme c'est de te faire tourner jusqu'á ce que tu en perdes ta perruque,
etc.
sans oublier les DIEUX DU STADE qui mettent du Swing jusque dans tes chaussettes.

...


Par contre y en a pas un qui pue.

samedi 26 mai 2007

back chez les boulets!!

Dans la brillante lignée de Perséphone, et dans le plus pur style zizulien, je m'en vas z'encore une fois, puisqu'une fois n'est pas coutume, vous reparler de notre sublime soirée à la Cave aux Boulets de l'aut' souère.


Et pour tout vous avouer, c'est bien la première fois qu'on me prend pour un sac à patates.


Mais nous perdons le fil du récit.
Reprenons.


Splendide orchestre, chanteuse incroyable, batteur aux z'yeux bleu, Perséphone étrenne son look de gauche et moi une robe blanche rayée noir, une troisième comparse nous acompagne de ses élégants cheveux, et nous nous partageons (épuisons) un danseur, le bien nommé H.Chevelu.

Soirée pas mal en perspective.


Sauf que...


Sauf que H. a cru bien faire en confondant tenue légère, sportive et décontractée, avec un pyjama.

Mais bon : y danse 'ach'ment bien, et son port de tête est inimitable, façon perruque brinquebalante.

Nous lui pardonnerons donc.


Mais...


Je m'suis fait invitée par soit disant la star de la soirée : un vieux hyper fort et tout et tout.
Il a du remarquer que je le reluquai...


MALHEUR...


En fait de dieu vivant de la danse, c'est l'incarnation du "comment empêcher sa danseuse de tourner en rond".

Pas un gramme de swing. Et c'est d'autant plus déconcertant, qu'en le regardant danser il en donne pourtant l'air.

Solid as a rock !!

Tu parles !
J'ai eu l'impression d'être une mouette qui rebondissait sur un rocher.
Pendant les 4 minutes qu'a duré le morceau (magnifique, cependant), je me suis répétée : "reste debout, reste debout, si tu trébuches c'est la mort"

N'ayant le temps que de poser le bout des pieds par terre, jai eu le malheur de faire un geste de ma propore initiative et...

devinez ce qui arriva ...

je lui ai envoyé mon coude dans la tempe.

Crétin.

dimanche 18 mars 2007

y a aussi cette version qui existe




je ne sais pas à quoi elle vous fait penser...

personnellement ça m'a tout l'air d'une espèce se rapprochant de la cigogne à ressort...et rose...un flamand rose peut-être ? ceux de Fantasia!!

mardi 13 mars 2007

quand je vous dis swing

quand je cherche sur La Toile des vidéos de swing amateur à vous montrer, je ne trouve que des couples endiablés, survoltés, acrobatiques, bref...pas vulgarisables du tout

voici de quoi vous amadouer, ce qui s'appelle du be bop style de Paris Saint-Germain en pas sautés, style Rats de Cave

admirez le style : ils (surtout elle) donnent l'impressiion de ne toucher le sol qu'à regret... ben oui faut bien le nettoyer un peu de temps en temps




tout en souplesse, légèreté, sans ostentation, ni frime, ... enfin si un peu...

le genre que je danse quoi...le seul que je suis capable de danser en fait...enfin à peu près ... même si c'est pas aussi...aussi...

hum

n'empêche qu'ils ont la classe


et puis je vous jure : y en a que un des deux qui conduit !!




PS : on remerciera bien qui se reconnaîtra pour m'avoir appris à mettre une vidéo on line, et qui se reconnaîtra pour me les avoir refilé !!

dimanche 4 mars 2007

y'en a qui veulent savoir ce qu'est du swing ?

http://www.youtube.com/watch?v=ZDxa24Bjw9c

et en avant la régalade !!

mercredi 14 février 2007

danse et darwinisme

Imaginez la scène :

vous allez danser dans un lieu où se dansent des danses de couples.

Disons que vous êtes une femme : comment se faire inviter ?????

Règle n°1 : ne pas venir trop chaperonnée : 1 voir 2 copines, mâles à aux risques
Message : "vient m'inviter mon bonhomme, personne d'autre que moi ne pourra te manger"

Règle n°2 : paraître joyeusement emballée par la musique, mais ne pas regarder les musiciens, regarder les danseurs
Message : "j'aimerais tellement qu'on m'invite, spécialement toi mon bonhomme"

Règle n°3 : s'asseoir à un endroit facile d'accès, près de la piste, en conservant une ligne de fuite
Message : "tu peux toujours essayer, et puis si je refuse tu pourras toujours faire genre que tu passais par là"

Règle n°4 (optionnelle) : si vraiment personne ne vient vous inviter, invitez vous-même, ou alors faites vous accompagner d'un ami danseur qui vous fera danser 1 ou 2 fois puis s'éclipsera
Message : "regaaaaarde!! je suis dansable et irrésistible!!"

Règle n°5 : virez votre sac à main
Message "je danse avec toi"




Disons maintenant que vous êtes un homme : comment inviter ??????

Règle n°1 : danser les premières danses avec des amies danseuses
Message : "regardez les poulettes, z'avez pas intérêt à me refuser une danse, je suis trop un champion"

Règle n°2 : ne pas montrer d'hésitation, de bafouillement
Message : "je suis un mec bien dans ma peau, si tu refuses je ne te fustigerai pas"

Règle n°3 : parmi un groupe de copines, ne jamais jamais jamais inviter la plus jolie d'abord
Message : "je danse pour le plaisir, je suis amical, sympathique"

Règle n°4 : ne jamais rester trop longtemps sans inviter
Message : "non je ne suis pas sectaire, et en plus je suis infatigable"

Règle n°5 : NE JAMAIS PARTIR EN VRILLE
Message : "je danse avec toi"




Bref : la femme utilise la danse pour jauger paraît-il une future alliance potentielle, l'homme vit plus ça comme un...combat (il paraît)
Tel Patrick Swayze, ceinture noire de karaté, et ... je me demande si ce n'est pas Jackie Chan qui était champion de Cha-Cha à Hong-Kong ???

après la Cave aux Boulets...

...la Grange aux z'Asticots, ou soirée étudiante arrosée

le principe est simple :
Navette pour aller dans un lieu incassable.
Fouille au corps, badge, braclet bleu serré.
Pas de vestiaire, à part sous l'escalier du DJ.
Verres en plastiques remplis de cocktails de moins en moins bien dosés au fur et à mesure de la soirée, et servis par des perruques vertes fluo à la jackson 5.

Petit à petit l'ambiance chauffe, mais filles et garçons font encore cercles à part.

Bon, je vous épargne le fastidieux process de réchauffement d'ambiance, pour en arriver à vingt-trois heure trente.

Parce que à 23h30 pétantes, les mecs avec qui vous dansez un peu par harsard parce que "la foule vous entraîne", vous demandent DANS CET ORDRE :
- comment tu t'appelles ? (là tu bouges les lèvres pour leur faire croire que tu réponds)
- t'es en quoi ? (sous-entendu tu fais quelles études)
- en quelle année ?
- dans quelle fac ?
- tu veux aller dehors ? (cette question là est hurlée parce qu'il veut être bien sûr qu'on l'entend)

A ce moment ça se corse : soit il est moche et con et on le zef, soit il est pas méchant et on fait comme si on n'avait pas entendu.
Et puis y en a aussi avec qui il faut argumenter parce qu'ils veulent ab-so-lu-ment savoir pourquoi on veut pas aller dehors.
Répondre alors : "je ne fume pas", ou "il fait froid", ou carrément "pourquoi ?"
Et là, les p'tits malins ils savent plus quoi répondre sans paraître grossier, donc ils se taisent, finissent la musique, et vont tenter leur chance ailleurs.

Enfin bref pas bien brillant c't'affaire là.
Je préfère les boulets, parce que même s'ils sont vieux moches et con au moins ils ont le sens des convenances.
...
Quoique

mardi 23 janvier 2007

j'ai dansé avec Tex Avery

Vous souvenez vous d'un certain post détaillant la stratégie de survie d'une danseuse essayant d'attirer à elle ce mâle, celui qui danse super bien, celui là juste là ???
Je vous avais fait découvrir mes vaines tentatives en ce qui concernait Mister Tex Avery qui dansait très originalement en donnant l'impression de vouloir regarder sous ses chaussures.

Et bien voilà.
Pas plus tard que l'autre jour, je me suis fortuitement retrouvée dans ses bras.

Pour être plus précise, il se trouve que votre serviteuse dansait premièrement avec Ignace, le barman moustachu, qui m'a lancé dans les bras de Tex au bout d'un moment parce que les bières n'attendent pas, et ce n'est pas vous qui me contredirez.
Bref, c'est donc grâce à Ignace le moustachu que Mister Tex le timide n'a même pas eu à m'inviter.

Et j'ai donc pu tester Tex.
Impressions :

en fait Tex ne regarde pas sous ses chaussures mais sous celles de sa danseuse. Nuance, donc.
Tex est un vrai timide, alliéné par une femme de laquelle il n'a pas pu se dépétrer une fois revenue du vestaire.
Tex m'a sauvé d'un slow langoureux avec le petit vieux vert qui sent l'ail.
Tex est donc magnanime, chevaleresque, observateur, galant, grand, beau et brun.`
Et en plus il s'incline à la fin de la danse pour remercier sa danseuse.
Mais Tex a un terrible défaut : il transpire. Que dis-je, il ruisselle. Il gicle même, dirons-nous.
Mais Tex danse tellement bien, et ne sent pas mauvais, donc on lui pardonne.

Concernant son style de danse : maintenant je pense que regarder de l'extérieur est peut-être mieux que danser avec lui.
Sportif et surtout tres expansif, très ... frime, mais dans le bon sens du terme.

Rigolo, quoi.

lundi 18 décembre 2006

concurrence

je suis navrée
j'avais promis d'arrêter les fleuves
mais voici la démonstration qu'il existe une multitude de talents inconnus et admirables

voici l'aventure d'une amie très chère, retranscrite à l'intention d'un des ses amis plus cher encore, qu'elle vouvoie (allez savoir pourquoi) (un jour ils se sont dit : "on se vouvoie ?")

savourez

re-PS : c'est pareil, si vous êtes pressés, remettez à une autre fois ... comme le WE prochain



A (...) MAGDALENI CUNCTATORI S.D.

20h30 En arrière-fond ma mère suit les JO d'hiver; excusez à l'avance les possibles interpolations avec les exploits de nos snow-boarders. Il n'y a rien d'excitant comme de se replonger dans la vie de province, son journal télévisé, ses rideaux tirés, cette sensation ineffable de se trouver au coeur des événements... Vous ignorez ça, prostré que vous êtes sur votre lit de douleur, en communication directe avec Dieu... Zut, j'ai failli flanquer un coup de pied au caniche. Des instincts, comme ça.

J'ai horriblement envie de vous faire un petit compte-rendu de notre Cave aux Boulets. Il y manquera un peu de sel, puisque vous n'avez pas nos photos de courtisanes libidineuses; mais enfin, je vous fait confiance pour tout imaginer.

Première information inintéressante, inattendue et indésirable: un quidam a rédigé un bouquin intitulé La Conjuration contre les Carpes: Comment la Convention Nationale a fait de ce paisible animal des étangs l'emblème du parti contre-révolutionnaire, et comment les édits de Frimaire ont asséché les étendues lacustres de la Basse-Bourgogne, pour accomplir un pernicieux dessein.
(Je romance à peine) (C'est à quoi nous avons employé notre samedi après-midi)

Munie de ces précieux renseignements, Mlle P. et moi-même échouons dans une gargote immonde de la rue Machin - c'est qu'à 17h30, voyez-vous, j'ai une envie atroce de sandwich aux épinards. Je traîne la pauvrette chez moi sous prétexte de récupérer ma robe de prostituée de Babylone, et, c'est le drame; plat de pâtes monstrueux; nous controns l'anémie; mais la danseuse du Caveau de la Huchette, objet de notre étude, se trouve singulièrement mal armée pour les triple pirouettes voltigeantes.

Vous vous rendez compte, je suppose, que vous entrez dans de honteux secrets.

LA CAVE AUX BOULETS

Essai de métaphysique sociale destinée aux danseuses débutantes, chastes et inaverties

Etape I: les restaurants grecs de la rue de la Huchette.

La danseuse tâchera d'ôter prestement les débris de céramique de son corsage - ne donnons point au danseur l'occasion d'aller y fourrager, il saura bien la trouver tout seul.
(Ciel, je suis en verve)

Etape II: maîtrise des acquis fondamentaux :

savoir lire d'un coup d'oeil la composition de la population réunie ce soir.

L'ouvreur a l'air dépressif: comprendre Trois mémés dansent le tango;

le barman (lexique Ignace) vous accueille d'un "Salut les jeunes! on vient faire la fête? je vous inviterai tout à l'heure!" : comprendre "C'est la misère; mes pauvres minettes, vous allez vous faire ch...";

le mec du vestiaire (lexique L'inconnu Réconfortant) vous jette mollement: "Vous ne changez pas de chaussures ce soir?" comprendre "Il y a une ambiance de feu; tu vas te ruiner les arpions".


Passons maintenant au cas d'espèce - c'est-à-dire, pour la postérité, le 5 février 2006, aux alentours de 23h00.
Attention! Certains dialogues, fidèlement retranscrits, peuvent se révéler gerbatifs.

La danseuse A (moi-même, pour son malheur) ôte son manteau d'un geste ample et secoue sa chevelure de feu au nez de l'Inconnu Réconfortant.
Dans son dos, une voix: "C'est fini?"

TROUBLE. Quelque chose est fini.
1. ma dissert de philo.
2 mes années d'insouciance
3. la révolution d'Uranus autour du Soleil
4. (probabilité maximale) la soirée

Danseuse A, aimable: "Oh non, nous venons juste de commencer..."
La voix reprend et s'enhardit: "Vous avez fini de vous déshabiller?..."

Première rencontre fondamentale: le Septuagénaire Tortionnaire.

L'Inconnu Réconfortant, mou: "Oh, vous savez, il y a vingt-cinq ans que je le connais..."

La danseuse B est aussitôt prise en main par le Septuagénaire Tortionnaire - voici le bonhomme en action.
Chez lui, le délire concupiscent est purement verbal: 1 mètre 22 dans ses bons jours, le cheveu rare et vibratile; sa chemise à rayures le rend facilement repérable, y compris les soirs de fort embrumement tabagique.
Surtout, les progrès de la maladie de Parkinson en font une proie facile pour la danseuse énergique.

Situation type: assommée par l'ennui, vous répétez mécaniquement une passe qu'il affectionne: vous le propulsez dans la contrebasse.

La danseuse A, pendant ce temps, cherche à s'occuper.
Ses mines aguicheuses n'émeuvent personne - quoique! voilà-t-il pas qu'un alcoolique en chemise épinard se dresse sur son chemin!

Conversation (traduite de l'anglais)

Danseuse A: ... Vous êtes sûr que vous savez danser?
Bonhomme: Pas du tout.
D. A: ... (je le sens trop)
B, enthousiaste: Devinez d'où je viens!
D. A: A vue de nez, pas d'Angleterre.
B: Si je vous dis que c'est près de la mer Baltique?
D. A: ...
B. faussement taquin: Attention, ce n'est pas l'Allemagne!
D. A: ...
B.: ... (sourire béat)
D. A: Du Danem...
B.: Et oui, je suis Polonais!... Mais je ne suis pas plombier!
D. A: Ah...

(Sentiment diffus de l'absurdité de la vie humaine)

B.: Devinez dans quoi je travaille!
D. A, vaguement impatientée: I'm not so fond of riddles...
B., hystérique: C'est quoi votre marque de portable?!!!
D. A: ... (ce type est dangereux)
B: Eh oui, je suis chez Nokia! Peut-être que vous ne connaissez pas cela en France. J'aimerais beaucoup vous emmener en Pologne pour que vous m'appreniez à danser. Mon ami (gros plan sur un ivrogne échevelé) vous aime beaucoup aussi. Vous êtes majeure?
D. A: (version soft) Je vais plutôt aller danser avec un professionnel...

Danseuse A et danseuse B vont noyer leur dépit dans le sirop de menthe. En bas, on se frite la gueule. (Flaques de sang sur la piste) Elles redescendent.
Introduction d'un nouveau personnage, ô combien exceptionnel admirable enchanteur: Blondinet.
Blondinet n'est pas un nouveau venu. La danseuse A (décembre 2004) a eu avec lui une Conversation, d'où il est ressorti qu'elle devait se délurer un peu plus. Elle en a pris note.

Blondinet, aussi longtemps qu'il ne parle pas, est presque charismatique: sourire pervers, nez crochu; vissé sur la balustrade; allure décontractée.
Face à ce débordement de violence, Blondinet incarne la stabilité, l'ordre et la réprobation. Il descend de sa balustrade pour souligner la gravité de l'heure, et faire nettoyer la piste en vitesse.

La danseuse A meurt d'ennui: elle suit Blondinet dans l'arrière-salle.

Conversation

D. A: ...
Blondinet: Toujours aussi tendue, hein... tu as peur?
D. A: Ouais. (Ricane)
Blondinet: On va essayer une nouvelle figure. (Il la jette au sol)
D. A: Ecoute, mon poulet, je préfère le rock académique.
Blondinet, paternel: Mais tu sais, le rock, c'est la danse de la sensualité...
D. A, s'étouffe: Et le Caveau de la Huchette, c'est vraiment le rendez-vous des désespérés de la nuit.
Blondinet: J'ai l'air d'un désespéré de la nuit?...
D. A: Je ne tiens pas des propos absurdes à des inconnus à deux heures du matin.
Blondinet, à peine ébranlé: Du calme; ce n'est pas parce que tu danses avec un mec une fois que tu es censée coucher avec lui tout de suite.
(La précision est d'importance)

Mon compte-rendu s'achèvera là; je n'ai voulu vous donner qu'un modeste aperçu de notre misère.

Vous ne couperez pas par contre à la chasse à courre nivernaise; j'espère pour vous que la nuit est longue et qu'on vous laisse user d'Internet à volonté. Pardonnez ma prolixité.

Ce qui est prévu: A., qui n'est plus danseuse, doit assister à une chasse au chevreuil en forêt de T. On lui prêtera pour ce faire un vélo, et elle sera au coeur de l'action.

Ce qui s'est vraiment passé :

Mlle A. se demande bien ce qu'elle fout dans la forêt de T.
Elle a troqué ses frusques de rockeuse désinhibée pour un ensemble vieux jean/pull à grosses mailles - le pur délire.

Présentée à H. de la C., elle dissimule ses vieilles grolles derrière un brin d'herbe (ici, le jabot de dentelles est de rigueur. On course le chevreuil dans le linge de ses ancêtres)

A propos de chevreuil, à quoi cela ressemble-t-y cette bête-là?
A. se figure un truc cornu, de taille indéterminée, et qui (contamination sémantique du phonème -euil, présent dans cercueil et écueil) promène en forêt de T. une mine de dandy poitrinaire.

C'est parti pour le chevreuil.

Détaillons les forces en présence:

1/ le chevreuil (poitrinaire)
2/ l'équipage des P., id est dix chevaux, vingt-six chiens (genre pas caniches), les P. dont Mlle N. en jabot de dentelle, six cors de chasse, trois vélos, et une vingtaine de nouilles en Land Rover.

A., c'est bon à savoir, n'est pas écolo, et elle a très envie de voir
1/ le chevreuil et
2/ les vingt-six chiens, les cors de chasse et les Land Rover dans un face-à-face mortel.

Le vélo arrive.

Trouble.

"Je ne peux pas l'enfourcher, votre mécanique! La selle m'arrive au niveau des narines! Le chevreuil va se foutre de moi!"
T. (nous sommes en province): "Pédalez debout"

Allons-y donc pour courser le chevreuil. La chasse a détalé depuis un moment -
A. avale trois cents mètres de terre détrempée: il se forme comme un doute dans son esprit.

"Ecoutez, votre bestiole, je ne l'attraperai jamais si je dois déblayer toute la boue du bois de T. à chaque coup de pédale"
(A. se suppose encore une pièce maîtresse du dispositif; le chevreuil, à vrai dire, se fout pas mal de la marque de son vélo)

T., une dure à cuire, se saisit de la première Land Rover qui passe et y enfourne A. d'un coup de tatane.

Entretemps, dans le lointain: on sonne l'hallali.

A.: "C'est qui, l'andouille qui s'époumone? Il va faire peur au chevreuil!"

D. de la C. : "Ils l'ont pris."

A: "Ils ont pris quoi?"

D. de la C. : "Le chevreuil"

A.: "Ah bon."


Vingt minutes d'émotion cynétique intense.
D. de la C. se fait pédagogue : "Ils ont attaqué de nouveau - cette fois c'est un [brocart] - il a coupé la ligne au rond du Pendu - c'est Ploum qui a sonné la vue, mais il a dû piboler trois fois, parce que ce n'est pas avec les poumons qu'il a..."

A. acquiesce gravement.

D.'s boyfriend, le ravissant O. P., entend prendre sa part des événements.
A chaque information nouvelle - "Il s'est tapé près des Etangs Cocus!" - il dévisse le volant de sa Land Rover, remonte les lignes de la forêt de T. au son des encouragements féminins, s'encastre entre deux chênes millénaires, escalade sa portière et guette le chevreuil.

A. saisit vaguement qu'on attend d'elle une attitude pareille d'interrogation du feuillage. Les dents dans le dossier du conducteur, perclue d'angoisse, elle écoute.

Une heure et demie passe.

Les dents ont un peu relâché leur étreinte sur la housse de la Land Rover.

Le chevreuil, créature incorporelle, a déjà sauté les deux-tiers des lignes du bois de T. sans que les de la C. soient fichus de se trouver une seule fois au bon endroit pour piboler un coup.

A. s'assoupit en mâchouillant des lambeaux du revêtement synthétique.

"... dix sangliers juste à la lisière"
-"Gueuh?"
- "T'as manqué dix sangliers; c'est dommage, parce que vu comme c'est parti, on va ne va pas voir grand-chose aujourd'hui".

A. comprend que la situation lui échappe.
La Land Rover part explorer une cour de ferme, manque aplatir un chien et trois promeneurs, guette la pibole, revient à la lisière aux sangliers; pour apprendre que le chevreuil, créature malicieuse, s'est tapé dans les fourrés tout le temps que nous avons disserté sur les moeurs porcines avec le garde-chasse.
D. de la C., amère: "Il a dû bien rigoler"


Il est dix-sept heures. On n'y croit plus.
La Land Rover remonte toujours les lignes, mais elle a perdu son allant - c'est que le bestiau a dû débûcher.
A., a qui l'ennui a ôté le sens de la langue française, se figure que des bonshommes sont appointés, en divers endroits du bois de T., pour ramasser des bûches en bordure des chemins et les balancer à la tête du chevreuil alors qu'il tente de couper la ligne.
A. admire beaucoup cette technique, qui, ce lui semble, aurait pu épargner beaucoup de peines à tout le monde.

D. de la C., à son habitude, décrypte: (d'un geste ample, désignant les plaines de l'A.) "Eh voilà, il est sorti du bois! (dé-bûcher; hin hin) Il a tout ça pour lui, le chevreuil! Il fait ce qu'il veut, le chevreuil!"

A. suggère qu'on rentre se coucher.

Il y a toujours le bestiau du début à se mettre sous la dent. Littéralement sous la dent, quoiqu' A. comprenne bien vite qu'on n'entend pas l'associer à la dégustation.
Dans l'obscurité elle tente de deviner à quoi que ça ressemble, un chevreuil - les chiens, qui s'arrêtent peu aux considérations pédagogiques, lui en offrent la version puzzle.

Conclusion: la chasse à courre, un loisir nature.

Selon mes estimations, vous devrez avoir achevé ce mail aux alentours l'an 2062 - vous supporterez, sans doute, que je m'arrête là.
Adieu donc,

P.

vendredi 15 décembre 2006

reminiscences du passé et cours de swing

voilà un de ces mails archi blogables
ça doit dater de quelques mois
à la vôtre!!




bon
y en a , et évidemment ils se reconnaitront, qui vont dire que ça n'arrive qu'à moi :
l'écran du splendide ordinateur affiche la fenêtre à 45° vers la gauche (j'en ai marre de passer pour une debile), et je me devisse les cervicales pour vos zygomatiques

où en etais je de mes précédentes aventures ?

ah : côté exotisme !! à Angers : y a la salsa!!
parceque inconvenient à Angers : on n'y danse pas le swing!!!
certains sauront que c'est catastrophique

un splendide camerounais qui m'a dit hier :
"tu danses comme une marseillaise"
... ?
bon
...
le fait est

bien que je ne sache pas si c'est un compliment

Mais parlons plus sérieusement, parlons : bebop !!!!!!!
car oui je suis allée danser ce WE à Pèèèèriiis

et j'ai compris hier soir d'où tex avery tirait son inspitration (tiens c'est rigolo : je voulais ecrire "inspiration" mais finalement : "inspitration" résume bien le concept) ...(la puissance du cerveau humain ... ) (l'invention instantannée et inconsciente, les "3 z'I", pfiou...)

bref

j'ai vu danser l'incarnation de ce que vous pourriez vous imaginer figurant dans un de ces dessins animés où un couple danse : des passes-emberlificotage, des mimiques profondes et gargantuesques, des mouvements tout en chewing-gum, un mec plus magnétique tu meurs, et une nana aux anges qui ne le lâche pas une seconde des yeux, sauf, à regrets, quand il l'envoie tourner en regardant sous ses semelles (ça fait partie des mouvements chewing gum), sans la regarder, et en battant la mesure avec la main droite derrière son dos

alors après ça évidemment on applaudit autant l'orchestre que le couple qui fait semblant de ne rien entendre et va vitevite se rasseoir, et éponger les quelques litres qui leur sont sortis des pores en 8 minutes de danse

perso je ne pensais pas danser puisqu'un goujat avait voulu jouer au contorsionniste avec ma colonne vertebrale la veille
(je précise que dans le milieu c'est une honte infâme que de blesser une danseuse aussi insupportable soit elle : le danseur devient la lie de l'humanité et se doit de courir penaud lui chercher un verre (si possible payant) avant que la nana n'aille le dénoncer à l'ouvreur pour qu'il le gicle...
j'exagère un peu, pour la qualité du récit, mais dans l'esprit c'est carrément ça!!)

mais évidemment quand j'ai commencé à me tremousser sur ma petite banquette rouge carmin (attention : dans ce milieu là : trémousser = "INVITEZ MOI!!!!!!!!"), j'ai pas fais gaffe, j'aurais du me contrôler et donc ben évidemment je me suis retrouvée à swinguer sur la piste avec la première bonne âme venue (en l'occurence un petit pépé tout ridé)

humhum
(je précise que dans ce milieu les pépés sont souvent très agréables à danser et fort sympathiques....si ce n'est l'odeur...mais pas tous)

bref
et à partir de là je ne me suis pas beaucoup rassise...

autre aspect de ce milieu passionnant qu'est le swing :

quand une fille arrive dans une salle où ça danse, personne n'est censé savoir qu'elle sait danser, et donc pour ne pas prendre de risques on ne l'invite SURTOUT PAS!!!

la tactique consiste soit à emmener un copain qui sait danser et montrera à tous les mâles en présence que la demoiselle est "utilisable"... (allez on va dire "invitable" ça fait moins chambre à air), après quoi le copain en question peut aller se rhabiller : sa part de boulot est abattue.

Mais ça ne suffit pas toujours!! car évidemment la donzelle ne rêve que d'une chose c'est de danser avec CELUI LA, celui qui frime au milieu de la piste avec au bras forcément une terne admiratrice.

Or ce genre de type n'invite souvent que les danseuses qu'ils connait dejà depuis au moins....allez un an!!
donc il faut déployer tous ses talents en dansant avec d'autres qui sont donc réjouis et te réinvitent , ne te laissant aucun créneau pour l'Autre.

Alors la soirée s'écoule, tu finis par être naze, tu t'assois, et à un moment le frimeur s'en va au bras de sa terne admiratrice, et te dis au revoir avec un charmant sourire ....

quel crétin!!!!!!!!!

mais j'imagine que les hommes ont de semblables problèmes :
si ça se trouve la tendre admiratrice est une tortionaire monstre qui le foudroie à chaque impair!!???

le plains-je ?
le plaignez vous ?
non
bien sûr que non
je me disais bien aussi

voilà tout ça est tellement burlesque que je ne me lasse pas !!!