jeudi 9 juin 2011
Ca casse bien trois pattes à un canard
Alors tout d'abord, pourriez-vous me dire quelle est la situation actuelle ?"
Mme le gardien : "oh bah, d'puis 15 z'ans que chuis lô, y a pas grand chose à dire heîn !"
Zizule (pas dupe) : "Vraiment ? voyons ... même pas de jets par la fenêtre, ce genre de chose ?"
Mme le gardien (se rappelant soudain) : "Ah ce genre d'choses ? ah bah oui 'tendez, y en qui pissent dans les bacs, d'autres qui me les volent, ça jette par les fenêtres oui ça c'est sûr, pi ça jette aussi dans les vide ordures et pi j'vous dis pas c'que ça jette !"
Zizule, s'attendant à des détails croustillants : "Mmmmh ?"
Mme le gardien, quasi jubilante : "y a 3 jours ... y z'ont jeté ... un canard"
Zizule, attendant la chute : "Mmmmmm..."
Mme le Gardien : "Vivant ... le canard"
jeudi 28 janvier 2010
Feu écolo, feu
jeudi 15 octobre 2009
Mon nouveau job
Moi : "Super"
Lui : "Alors quel est votre métier ?"
Moi : "Disons ... profession libérale en environnement"
Lui : "...Secrétaire c'est ça ?"
Moi : " o_o ...éh non !"
jeudi 30 avril 2009
Promotion
Au début c'est surprenant, puis on s'habitue à voir flotter une B.O.M en permanence au dessus de sa tête, telle une épée de Pandore ou une boîte de Damoclès menaçant de déverser sur vous ses 5t de D.I.B et autre O.M.A.
Mais trêve de tergiversations (j'ai vérifié l'orthographe : " nom féminin singulier: action d'hésiter, d'user de détours et de faux-fuyants pour éviter de répondre ou d'agir").
J'ai été PROMUEEEEEE !!!!!!!
De chargée de mission à chef de projet !!!!!!!!!!!!!!
Ca ne vous parle pas ?
En gros ça veut dire que je ne suis plus obligée de harceler mon supérieur pour qu'il envoie à ma place un mail que j'ai rédigé.
Chuis une grande fille, quoi.
mardi 21 avril 2009
On m'a demandé en mariage...
...
Non, pas l'Elu...
...
Non, pas lui non plus
....
Un rippeur
...
Pour ceux qui ne connaissent pas c'est l'équivalent moderne, valorisant et politiquement correct de ... l'éboueur.
dimanche 8 mars 2009
La joie d'être reconnue dans son métier...ou pas
"AAAAhh! mais toi qui est avocat/médecin/comptable/... tu pourrais me dire pourquoi/comment/si/... ????", avec des $$$ dans les yeux.
Ben moi qui travaille dans le déchet, ne pensez pas que c'est bien différent...et peut-être même pire dans la mesure où il se trouve des gens qui semblent vous reprocher le monde dans lequel ils vivent, et d'autres qui attendent que tombe de votre bouche LA vérité, CELLE qui fera taire tous leurs questionnements existentialistes, y compris le questionnement ayant rapport avec le regard que leur a jeté un pigeon ce matin.
Mais pourquoi vous parlé-je de ça, public ?
Parce qu'hier j'ai reçu une lettre.
...
Oui, une lettre.
...
C'est-à-dire un courrier par la poste.
Vous vous souvenez ? Le truc qui apparait de moins en moins souvent dans les espèces de boîtes à côté des escaliers, et que quand vous les ouvrez y a toujours des factures dedans ou vos clés qui tombent par terre.
Donc cette lettre. Pareille à pas mal d'autres que j'ai eu l'honneur de recevoir ces quelques dernières années.
C'est-à-dire qu'elle contient une coupure de journal avec un post-it.
Le journal parle de situations dramatiques générées par des déchets de par le monde.
Le post-it dit que l'envoyeur a lu le journal et que ça l'a fait penser à vous et que du coup il envoie.
...
L'envoyeur, qui est généralement votre grand-mère, est cette fois un oncle au second degré qui n'est ni de votre nationalité, ni de celle de votre grand-mère, que vous avez vu en tout et pour tout 10 fois dans votre vie, la dernière datant de il y a ... disons...5 ans.
Et je vous jure, au nom de tous les médecins/avocats/comptables/juristes/consultants en déchets, que ce genre de lettre qui arrive un vendredi soir après une semaine de fou ...comment dire
...
c'est comme quand la petite ligne verte sur l'écran reste plate.
lundi 2 février 2009
Des déchets !!! Mon royaume pour des déchets !!
Recycler ... des bijoux
L’atelier des Dames propose des bijoux équitables à partir de matières écologiques et recyclées. Son matériau phare : les écailles de poisson ! La transformation de ces écailles en bijou est un process brésilien gardé secret par les femmes de pêcheurs de Cabo Frio (à 160 km de Rio de Janeiro). Aujourd’hui ces bijoux sont les premiers bijoux de haute fantaisie labellisés commerce équitable. Les colorants sont naturels (café, ibiscus, ...) et les emballages sont issus de filtres à café ou de livres.
Recycler ... des combinaisons de surfeurs
Rip Curl Europe mène un projet de R&D en collaboration avec la région Aquitaine et le Centre de Ressources Technologiques Estia-Innovation. Ce projet baptisé "Résurrection" a pour objectif de recycler les combinaisons isothermiques des surfeurs, et plus particulièrement le néoprène qui les constitue. Parallèlement, les surfeurs sont encouragés à déposer leurs vieilles combinaisons dans les boutiques. En bon état, elles sont distribuées à des associations de surfeurs marocains ; trop usées, elles sont broyées. Le matériau broyé se retrouve dans les semelles d’espadrilles, de tong ou dans le rembourrage de poufs enveloppés dans des bannières Rip Curl.
Recycler ... des polaires
Jusqu’au 1er Août 2009, Lafuma et Go Sport mènent une opération de recyclage de vestes polaires usagées. Les consommateurs peuvent apporter leur ancienne veste polaire dans l’un des 125 magasins Go Sport de France. En bon état, elles sont offertes à des associations caritatives ; trop usées, elles sont transformées en chiffons, fibres pour chiffons ou cartons.
Recycler ... du matériel de recyclage
La société Euro Environnement Services rachète, remet en état et revend vos bennes, compacteurs, presses et broyeurs usagés. Des machines comme neuves, 30 à 50% moins chères et qui ont encore entre 5 et 7 ans de vie devant elles.
Recycler ... des cagettes de fruits
Les marques de cagettes de fruits et de légumes ont souvent des noms évocateurs et positifs ("Exigente", "Midinette", "Olé !", "La Preferita", ...). La styliste Pascale Morin a eu l’idée des les placer autour d’un miroir : des miroirs de la bonne humeur !
Recycler ... et faire de l’art
La société Rohr Environnement spécialisée dans le recyclage des déchets métalliques prépare son exposition Recycl’Art, réalisée à partir de matériaux de récupération ou de déchets recyclés. L’éévénement aura lieu en Septembre 2009.
Recycler ... des dentiers
Au Japon, on recycle les dentiers. C’est ainsi que l’Association Japonaise du Recyclage des Dentiers aurait déjà recyclé les métaux précieux (or, argent, palladium) de quelques 30 000 dentiers pour un bénéfice de plus de 150k€. La collecte se fait grâce à des boîtes déposées dans les mairies. Cette action s’inscrit dans un programme caritatif en faveur de l’Unicef et d’organismes locaux.
Connaissez-vous d’autres exemples ?
Pourquoi à l’heure actuelle, ne nous propose-t-on pas de recycler les nombreux objets que nous jetons encore sans les trier alors qu’ils pourraient d’une manière ou d’une autre être recyclés ?
Plusieurs réponses à cette question :
Lorsque les déchets en question ne sont pas dangereux, on considère que "leur traitement en mélange avec le reste des autres déchets ménagers ne pose pas de problèmes particulier".
En outre, si le recyclage permet d’éviter en partie les impacts et la consommation d’énergie liés à la transformation des matières premières, la collecte sélective d’un flux spécifique de déchets a un impact sur l’environnement en général supérieur à sa collecte en mélange avec le reste des déchets ménagers, du fait notamment d’une augmentation des transports. Il y a cependant des exceptions.
Enfin, il n’est pas non plus souhaitable ni envisageable de multiplier excessivement le nombre de filières, qui pourraient alors devenir une contrainte trop lourde pour les habitants devant trier leurs déchets.
Des solutions ??
"C'est mon métier, bébé."
vendredi 16 janvier 2009
On décore le bureau
En fait ça fait 6 mois qu'on se dit qu'il va falloir faire quelque chose parce qu'on frôle le monacal et que sobriété ne veut pas dire radinerie.
Je pense apporter une plante pour y mettre le marc de café.
Mais aujourd'hui, disais-je donc, le patron ramène 2 affiches encadrées sous verre, haute définition et super qualité.
On ouvre la première :

Moi : "Ouuuuuuh que c'est zooooliîîîîî!!!"
Patron : "Attend Zizule, t'as pas vu l'autre. Je l'ai choisi pour toi, ça va te faire plaisir"
Moi : "..."
Et le patron déballe la deuxième affiche.
Et là, j'hésite à vous dire...parce que si ce n'est pas une photo d'une décharge à ciel ouvert ...c'en est pas loin :

...
A votre avis : quelle idée Patron se fait-il de Zizule ?
mardi 25 novembre 2008
Relations presse
Ca veut dire quoi ?
Se taper la liste des 127 journalistes qu'on connait et les convaincre d'écrire un article sur notre dernier bébé.
OK Chef ! Oui chef !
Seulement ce que le chef ne dit pas c'est qu'avant de pouvoir espérer les convaincre, faut déjà leur arracher littéralement 3 secondes de leurs précieux temps.
1e réaction : "Allo ? ... oui mais elle existe plus celle-là, elle a change d'boulot j'crois."
2e : "...Mmmh ?...mouifffplllllbbbb...mâchemâche...chais pas...p't'êt'...réessayez...rô et puis nan ça m'intéresse pas"
3e : "AAAAhhh ouiiIIIIIIîî^îîîî! Super envoyez moi ça, je ne sais pas quand on va en parler mais on gère on gère on gère !!"
4e : "OUAIS !! QUOI ? pt'aaaaîîîînnnnn chuis a une heure de l'antenne arrêtez de m'emmerder !!!"
5e : "Le recyclage informatique ??? euh moi je m'occupe de la rubrique cuisine, moi..."
5e : et ainsi de suite. A vous d'imaginer !!
jeudi 20 novembre 2008
Les musiciens, ces vieux dégoûtants
Mais non : je m'en vas te parler (un petit effort) de déchets (et oui, navrée).
Et comme toujours, cette question vient buter contre ta pensée, ton âme claire-obscure, tes élans contrariés : "Quel rapport entre des musiciens lubriques et les déchets ?"
...
Premièrement, et pour contre-carrer toute tentative d'association entre "musiciens" et "alcoolique lubrique", sans vouloir dire que c'est faux, ce n'est pas toujours vrai.
Deuxièmement, et c'est là que ça m'intéresse, ma source infiltrée me révèle la dernière facétie de nos confrères musiciens.
Et là, sans vouloir dire, ça m'énerve un brin !!!
Explication :
Certains musiciens ont besoin d'anches pour jouer : des anches en roseau qu'on achète à prix d'or dans des petites boîtes en carton.
Ca posait déjà des problèmes parce que la production de roseau française et européenne chute. En plus y a les chinois qui s'y mettent aussi.
Mais ça à la limite ce n'est pas trop mon affaire.
Ce qui m'escagasse, c'est que le plus gros fabriquant d'anche vient de changer le packaging de ses boites d'anches :
une boite en carton, plus haute de 2 cm, remplie du même nombre d'anches qu'auparavant, mais chacune emballée dans son petit machin en plastique.
Raison invoquée : hygrométrie assurée, anches plus fraîches au déballage.
Véritable raison : lutter contre les contrefaçons chinoises.
1e problème posé : les nouvelles boites n'entrent plus dans les emplacements prévus à cet effet dans les boites d'instrument de musique. Trop grandes.
2e problème : ... je vous laisse deviner et je ne le vous fait pas dire.
mardi 16 septembre 2008
Perséphone en Turquie, 2e épisode : SPLENDEUR ET MISÈRES DU TOMBEAU LYCIEN
Il y a dans toutes les civilisations une sorte de respect atavique de la mort que se partagent tous les gens sympathiques. Vous n'irez pas spontanément, vous, lecteur, renverser vos détritus sur le caveau de famille de vos voisins: vous trouveriez cela inconvenant.
Vos enfants, qui se promènent le samedi soir en charriant des packs de canettes de bière et en écoutant des jingles téléchargés sur leurs téléphones portables, raisonneront de même. Si contraints par l'adversité, ils finissent leur virée dans un cimetière communal, ils renverseront, au pire, leur bière dans les pots de fleurs artificielles.
Ce fait de société m'avait toujours paru curieux; je ne comprends pas qu'on se transmette, de génération en génération, le respect comme valeur commune: c'est une inspiration surnaturelle. Après tout ce caveau de famille n'est pas votre caveau, et les morts sont toujours les morts.
Mais la France étant ce qu'elle est, c'est-à-dire un pays spirituellement élevé, l'infâme qui tague ou salit un tombeau s'expose à la condamnation publique, comme le prouve en ce moment notre bonne ville d'Arras.
Eh bien cette règle immuable a enfin un accroc.
Bizarrement il bée aussi à Fethiye, comme notre boulet au slip bleu. (C'est que certaines villes ont plus de substance que d'autres, ou que j'arrange l'histoire pour les besoins de la narration, qui sait).
Fethiye, je ne crois pas l'avoir dit, était membre autrefois de la confédération lycienne, un ensemble de villes qui, entre autres particularismes, se sentaient tenues de se conformer à des usages funéraires absurdes, du genre mettre des sarcophages au milieu des trois-voies.
Je vous parle de choses qui ont eu lieu il y a trois mille ans, et dont les habitants du coin n'ont plus qu'une perception très vague.
N'empêche: un tombeau même lycien reste un objet reconnaissable. Il est essentiellement composé d'un socle en pierre, d'une cuve, en pierre (massive), et d'un couvercle, énorme, que le Guide Bleu gratifie de cannelures ou d'un autre terme architectural abscons que je ne vais pas perdre mon temps à aller vérifier. Ledit couvercle est parfois orné d'une croix, ce qui pourrait passer pour un symbole chrétien, mais ne l'est pas du tout, vu que les Lyciens ont tous été ratiboisés vers l'an -200.
Reconnaissons que c'est là tout de même chez eux une belle intuition prophétique, et que ça n'est pas une raison, tout de même, pour les arroser de quoi que ce soit.
Le sarcophage lycien présente en outre une grande variété de formes. Il ne ressemble souvent pas du tout à un sarcophage. C'est souvent une simple niche à même la falaise, de première, deuxième, ou troisième classe (c'est-à-dire à une, deux ou beaucoup de croix, voire, curieuse confusion des genres! pourvue d'un fronton gigantesque de temple hellénistique).
Les pilleurs de tombes sont passés par là, et je n'ai pas vu d'exemple que la façade n'ait pas été pulvérisée – ce qui nous permet (every cloud has a silver lining) d'admirer la disposition intérieure. Quelle que soit la classe du tombeau, le principe varie assez peu: trois banquettes le long des murs, où l'on déposait, à défaut de les y enfourner, les cadavres des dignitaires.
Fonctionnel et gracieux.
Au vu d'une telle disparité de styles, je peux comprendre que la population de Fethiye se sente par instants un peu égarée. Les cimetières musulmans n'ont jamais l'air de niches. Le tourneur de kebap (dönerci) n'est pas contraint non plus, de par son activité, à se poser huit cents questions sur les rites funéraires de l'ancienne Lycie. On l'excusera donc de garer son vélo, le soir, en face d'une tombe trimillénaire, s'il croit que c'est une grotte naturelle.
On lui passera, dans un accès de générosité touristique, ses graffitis sur la dédicace en lycien; mais il y a d'autres sortes de mauvaises manières.
Lorsqu'on déambule dans Fethiye, et que par extraordinaire on quitte le port de plaisance, on arrive bien vite aux falaises. C'est là le lieu d'élection du tombeau lycien. Pour s'en rendre compte il faut traverser préalablement d'anciens quartiers grecs qui ne respirent pas l'abondance; mais le site principal est, pour une fois, barré, c'est-à-dire qu'il faut s'acquitter d'un droit d'entrée de huit lires, ce que nos voyageuses, à sec, ne daignent pas s'offrir.
En retraversant les rues populaires, l'une d'elle aperçoit un curieux relief, entre deux pâtés de maisons. Nul doute qu'il s'agisse là d'une niche à trois croix. Nul doute non plus que le propriétaire du terrain ait pris la formule littéralement, et qu'il ait fait de la niche une niche; il y a attaché son dogue.
En face de ce tombeau un autre, qui n'est pas mieux traité, puisqu'il sert de soubassement à une terrasse en parpaings, encombrée d'un joyeux foutoir agricole. La tombe où pourrit autrefois Diodème, ou un Lycien assimilable, remplit aujourd'hui des fonctions de voirie, aux bénéfices d'un Fethiyen qui consomme à ce qu'il paraît le Coca et le lait salé en quantités industrielles.
Je ne dis pas que ça n'est pas louable. Les bourgades de la côte méditerranéenne sont mystérieusement privées de poubelles. Face à la carence le citoyen alerté met à profit son environnement, et en use avec la mer, les champs et les bas-côtés fleuris comme nous avec les conteneurs verts de l'arrière-cour, autant dire cradement. Et tant qu'à choisir entre les étendues liquides des flots et le réduit ombreux d'une tombe, je préfère le dernier, qui circonscrit au moins les merdouilles.
Dommage tout de même pour les Lyciens. Je n'ai pas précisé en introduction, pour ne pas faire pleurer les foules, que ces sarcophages servaient en priorité aux monarques, qui se succédaient à des rythmes intenses. On peut estimer que Diodème était un homme de premier plan.
Ainsi vont les grandeurs passées! Aux ordures et à la poussière.
Perséphone, 11 septembre 2008
PS: pour toute information sur la vie ou la mort des Lyciens, ou l'accroissement du déchet turc, je me tiens à votre disposition.
jeudi 21 août 2008
Vedi Napoli e poi muori (2)
En Juillet 2008, Silvio Berlusconi a annoncé à Naples que "la phase dramatique" de la crise des ordures étaient terminée. Mister B. s'est félicité d'avoir régler la crise en 58 jours.
"Naples et sa région sont redevenues des endroits propres"
"Une nouvelle phase commence, celle qui consiste à faire fonctionner le système de traitement des ordures avec la construction d'incinérateurs".
Alors là, chers amis, je rumine, je rumine, je rumine et...je pète les plombs.
Je vous invite avant tout chose à relire mon post de début d'année.
Maintenant je vous dirais que Mister B. a une curieuse...comment dire...notion du temps. En effet, d'après lui, depuis 1994...58 jours ont passés.
...
Chic type !
Et puis apparemment, tout ce qu'il a pensé à faire c'est construire de nouveaux incinérateurs.
Et là, mesdames et messieurs, je défaille !
"Dans le cadre de la résolution de cette crise, le gouvernement italien avait annoncé en mai dernier l'ouverture programmée d'une dizaine de décharges, pour la plupart protégées par l'armée en cas de manifestations d'hostilité de la part des habitants de la ville. La construction de quatre incinérateurs a également été prévue, le premier devant fonctionner dès janvier 2009."
En attendant, je ne sais plus où j'ai lu que quelques milliers de tonnes qui pourrissent dans les rues de Naples sont "traitées"... en Sardaigne.
Evidemment les gens du coin sont pas contents.
Et quand on cherche à savoir ce qu'ils entendent par "traiter"...
ça veut dire : "mise en décharge"
Enfin...
"versage dans un trou"
...mais en Sardaigne
...alors c'est pas grave.
...
Vous trouvez pas ça malin ?
jeudi 14 août 2008
La coupe de la Lune. Post pour les filles.
hein ? hein ?
"Comment ? la Lune est allée chez le coiffeur ? Et on ne m'a rien dit ?"
(Toc !! Un peu d'inspiration pour les commentaires : quelle serait votre interprétation du titre ?
Le gagnant fera l'objet de mon prochain post...DEFI !! Les garçons sont autorisés à participer.)
Mais revenons-en à mes lunettes...euh ma Lune. Garçons et âmes sensibles s'abstenir.
J'ai testé pour vous, et Lilousse aussi, la Mooncup.
Et je vous jute c'est T-O-P !!!!
En 2 jours par la poste et c'est parti pour 10 années de complicité féminine et 0 déchets.
Bon j'avoue c'est pas très joli et c'est pas super simple à enlever. Mais on attrape vite le coup de main.
Faut juste un évier tout à côté ou une bouteille d'eau à emmener avec soi dans la cabane au fond du jardin.
Testé et approuvé : pas d'odeur, pas de fuite, elle se laisse oublier, et m'apporte LA satisfaction de ne plus rien jeter de ...enfin vous savez quoi.
Prochaine étape : trouver le coton tige non jetable. Y paraît que ça existe en pharmacie...
Après ça, les seuls trucs que je jetterai dans ma salle de bain de non recyclable, ça sera mes cheveux...et ma brosse à dent échevelée, et le tube de dentifrice vide, ...
Faut que je trouve un truc pour ça.
Des idées ?
lundi 11 août 2008
jeudi 12 juin 2008
Rubrique femme de ménage
Elle le vaut bien autant que le "sémillant Gérald" (voir les posts 2007 à la même période)
L'autre jour elle s'est quasiment défroquée devant mes yeux ahuris pour me montrer ses vergetures
Une autre fois elle entre dans le bureau l'air décidé, respire un grand coup et lâche : "tu t'appelles comment ?"
Elle avait l'air d'avoir réfléchi toute la nuit pour se décider à me le demander.
Et moi, magnanime, je lui ai donc répondu.
Elle n'a pas paru trouver mon nom Zizule très drôle... je me demande bien pourquoi.
Hier elle m'a fait la biographie de son papa : africain mort au front à la deuxième guerre mondiale, avec un grand sourire. Moi je ne savais plus trop où me f...quoi dire.
Aujourd'hui elle me demande ce que je fais comme travail.
Comme elle ne parle pas très bien français et qu'à mon avis "consultante rudologue" ça l'émeut peu, je m'embrouille dans mes explications jusqu'à ce qu'elle rigole :
"Aaaaah ! ouiii! Y a une dame dans le bâtiment C qui fait pareil ?" (mmmh...m'étonnerait ça)
"Ah oui ?" réponds-je avec candeur
"Oui : elle fait de l'ordinateur comme toi, toute la journée. Tu va gagner beaucoup d'argent aussi ?", glousse-t-elle
"Ben, euh...oui, j'espère..., enfin pas encore quoi"
jeudi 8 mai 2008
Abonnée absente
je vous raconterai mes exploits, ça va vous fatiguer
hinhin
En attendant mon Papa a souhaité être édifié sur certains points épineux ayant trait aux déchets.
Je vous fais donc profiter, une fois n'est pas coutume, de ma verve dispendieuse.
Commençons pas le commencement.
J'ai nommé : la France.
Quel rapport avec les déchets ? me direz-vous (décidément je trouve que vous me dites pas mal de choses aujourd'hui !)
Et bien la France a tout à voir avec !
Car, c'est bien connu, les français prisent énormément (les déchets ? oui aussi) les abréviations.
Continuons simplement :
les OM : ordures ménagères
les DIB : déchets industriels banals, semblables aux OM sauf que non produits par un ménage
les DID : déchets industriels dangereux, vous l'aurez deviné j'en suis sûre
Maintenant passons aux choses sérieuses ! Diantre, je ne fais pas un blog pour les chochottes !
J'ai nommé les OMR, DEEE, REFIOM, DTQD, et autres DASRI
OMR = OM Résiduelles : donc ordures ménagères moins les valorisables (bouteilles plastiques, canettes alu, conserves acier, cartonnettes, papier, verres, compostables, encombrants, DEEE,...)
Les OMR changent d'une ville à l'autre selon ce qu'on vous demande de trier
DEEE : déchets d'équipements électriques ou électroniques, c'est à dire tout ce qui a une pile ou une prise, ou n'importe quoi qu'on peut brancher sur ordi, ...
REFIOM (et là accrochez-vous) : résidus d'extrait de fumées d'incinération d'ordures ménagères.
Alors pour répondre à votre question, un REFOIM ça ressemble à du verre noir, assez beau, on peut faire des tables (en marbre, oui aussi) en REFIOM. En gros on vitrifie la fumée avant qu'elle sorte de l'incinérateur, ça vous inerte tout plein de dioxines, et ça vous donne un joli cailloux noir et brillant.
Très chic en presse-papier.
DTQD : déchets toxiques en quantités dispersées : batteries, piles, accumulateurs, ...
DASRI : déchets d'activité de soins à risques infectieux : tout ce qui sort d'un hôpital ou de la trousse d'une infirmière à domicile.
Bon j'en oublie certainement mais c'est pas assez passionnant pour aller plus loin.
Sur ce je vous souhaite une bien bonne fin de semaine.
jeudi 13 mars 2008
Histoire du Pneu
Qu’est ce que le caoutchouc ?
C’est un élastomère : un type de polymère.
On croit en voir partout pourtant, la tendance qu’à cette substance naturelle à devenir gluante sous l’effet de la chaleur, puis à se raidir voir à éclater sous l’effet du froid en limite les applications pratiques.
Jusqu’à ce qu’un quincaillier du Massachusetts, y mélangea du soufre et constata que le mélange ne fondait pas sur la poêle.
Le processus mit ainsi au point s’appelle la vulcanisation, et consiste à lier de longues chaînes de polymère de caoutchouc avec de petits fils d’atomes de soufre, les transformant ainsi en une seule molécule géante.
Une fois le caoutchouc vulcanisé (chauffe, piqueté de soufre, puis moulé) l’énorme molécule prend la forme du moule et ne l’a perd plus jamais.
Ne constituant donc qu’une seule molécule un pneu ne peut être refondu, et le caoutchouc ne peut donc resservir.
Oui mais vous me dites que les pneus d’aujourd’hui ils sont synthétiques.
Alors : qu’est ce qu’un pneu synthétique ?
Recette : prendre du phytoplancton mort, le planquer à plusieurs centaines de mètres de profondeur pendant pas mal de millions d’années.
Une fois qu’il s’est transformé en une sorte d’huile, tu fais chauffer dans une tour de distillation. Tu récupères le styrène (dont on fait le polystyrène) et le butadiène (hydrocarbure liquide explosif et hautement cancérigène) ; tu mélanges, tu secoues et POUF : tu as du caoutchouc synthétique.
Qu’en faire une fois usé (le pneu) ?
Aujourd’hui qu’en faisons-nous ?
1 : je le met dans une décharge. Manque de bol : le pneu enfouit capture une bulle d’air et développe une facheuse tendance à s’élever.
2 : je fais une balançoire… ça nous fera plusieurs milliards de balançoires pour les bientôt 9 milliards de grands enfants que nous sommes.
3 : je le brûle… pendant les manifestations pour que ça pue bien dans le nez du méchant politiciens qui n'est pas là… ou dans une cimenterie.
GAGNE !!
On les brûle en cimenterie. Le seul avantage du pneu usé c'est que ça brûle hyper bien (comme l'ont déjà compris pas mal de gens en colère), du coup dans une cimenterie on apprécie !!
...
En France, les émissions en CO2 des cimenteries = 20 % des émissions nationales.
…
et j’ai même pas la consolation de prendre mon vélo.
mercredi 6 février 2008
La puissance olfactive (EN IMAGE!!! à voir en gros plan)
aujourd'hui je vous emmène faire un tour dans l'arrière-pays, où, aujourd'hui, nous avons visité toute la journée durant, diverses usines.
J'en retiens particulièrement deux.
Je vous mettrai les photos très prochainement, là je n'ai pas le matériel, mais je tiens à vous écrire tout de suite parce que j'en ai encore plein les narines.
Alors forcément vous vous dites que j'ai visité des machins avec du déchet tout partout, puisque je dis que ça pue.
Nullement.
L'avantage du déchet, voyez-vous, c'est que s'il pue, son odeur ne s'accroche pas aux vêtements...et là y a comme un espace qui s'est formé autour de moi dans la salle informatique de la fac...pour vous donner une idée du ...truc, quoi.
Mais je commence mal.
Prenons la première entreprise dont je souhaitais vous parler.
Celle-ci est un bonheur : l'usine Cointreau. Ca fleure l'orange, c'est un délice. Ils utilisent des alambics en cuivre et ont installés des vitres colorées au plafond, je ne vous dit pas l'ambiance dans la salle de production : un rêve pour les sens.
Visite de Cointreau donc, avec dégustation d'un cocktail en prime.
les distilleurs des zestes d'orange
ambiance
Seconde entreprise : une...(mon dieu, oserai-je ?)...une tannerie.
Et là au moment où je vous parle, j'empeste la charogne, au point où je me demande comment je vais me faire accueillir par ma coloc' !! Dans les vêtements, les sous-vêtements (j'ai vérifié), les cheveux, ... bouârk !!
Le principe : on receptionne des peaux brutes, congelées :
Celles-ci, n'est-ce-pas, arrivent tout droit des States : bien moins cheres, transport compris, que celles des vaches du champ d'à-coté...
Puis on les balance en vrac dans des foulons avec tout plein de produits :
Ca ressort comme ça après 3-4 jours :
Ce qui reste dans le foulon, est un bouillon infâme qui ressemble à ...
C'est des tendons liquéfiés, de la graisse, de l'huile, de l'eau, des poils dissolus, etc... On peut en faire de l'huile, de la colle, ... Ce que vous voyez sur la photo est l'équivalent de 2 jours de production...
Maintenant : quelques chiffres
1000 peaux traitées par jour
80€ la peau non traitée (avec poils, graisse, etc... : sortant de l'abattoir)
1000 m3 d'eau utilisés et traités par jour
3 bennes de 20 m3 chacune remplies des boues de station d'épuration en 2 jours
1 benne de 20 m3 remplie de graisse/chaire/poil/... par jour
une scie circulaire servant à tailler les peaux dans le sens de l'épaisseur, changée tous les 15 jours
des équipements qui ont moins de 6 mois, et qu'on dirait qu'ils ont 50 ans
à cause de l'air ambiant (pH dans les foulons = 12)
(les foulons c'est des énormes tonneaux où on laisse les peaux macérer dans différents trucs comme de la chaux, de la crème épilatoire, et d'autres produits. Un pH = 12 ça attaque ! le maximum étant 14)
1 gigaWatt consommé par an
1 million d'euros de frais de fonctionnement par an
ça explique que le cuir soit si cher
Quelques trucs :
un bon cuir est un cuir marqué "fleur de cuir", ou "fleur véritable", ou quelque chose avec "fleur" (c'est une partie de la peau : le derme, en langage de tanneur)
ce qu'on nous vend comme cuir de chamois, c'est de la chèvre
votre canapé en cuir brillant, on a injecté dessus et dedans du polyuréthane
du "cuir de buffle" c'est de la vache
votre sac Vuit*ton est fabriqué avec la partie du cuir situé au niveau ...des fesses de la vache (le reste de la peau est jeté...bravo)
Mado*nna est arrivée chez Her*mès un 25 décembre et a voulu acheter 2 sacs de crocodile roses. Et ben les ouvriers de l'usine d'Her*mès ont travaillé un 25 décembre jusqu'à 20h pour lui faire ses foutus sacs et qu'elle puisse repartir avec aux States.
et maintenant ?
je vais prendre un bain
PS : depuis hier y a plus de chauffage chez moi.
Il va etre chouette ce bain, je le sens
vendredi 25 janvier 2008
Une Société sans Déchets ?
mais instructif, sans vouloir me vanter
Une société sans déchets n’existe pas.
Ce qui existe, de la même façon que l’Humanité a toujours généré des déchets, c’est la réintroduction du déchet dans le système, qui permet d’en faire une matière première, une ressource pour d’autres que le producteur.
Ainsi le déchet n’existe plus.
Dans l’idéal, il n’apparaît même pas.
Quels systèmes existent, ou pourraient exister, dans cette voie là ?
Comment y arriver ?
Tout d’abord qu’est-ce qu’un déchet ?
Liquides, solides, gazeux, boueux, hybrides, …, dans toutes les matières et toute les formes, tout ce qui nous entoure est un déchet en puissance.
C’est donc la versatilité de la nature du déchet, de son lieu et de son mode de production, ainsi que de son producteur qui en fait quelque chose de difficile à gérer :
multiplicité des modes de gestion, et donc des partenaires.
Il existe pourtant dans le monde quelques exemples remarquables de « système sans déchet ».
A Kalundborg il existe depuis les années 80 une zone industrielle qui regroupe une centrale élextrique, une raffinerie de pétrole, une usine de biotechnologie, une usine de panneaux de construction, ainsi qu’un bâtiment administratif. Toutes ces entités s’échangent via pipe-line leurs déchets : cendres, gypse, soufre, azote, phosphore, … Ils servent de matière première pour les unes, au chauffage et à l’éclairage pour les autres.
L’avantage de ce système est de :
- réduire les besoins en matière première et en énergie venant de l’extérieur du système
- réduire les émissions de gaz et de déchets, qui sont réutilisés à l’intérieur du système
- raccourcir le temps d’amortissement des infrastructures (60 millions $ investis, 120 millions $ de revenus annuel)
Il y a evidemment des incinvenients à ce système : il est très rigide. L’un des partenaire ne peut pas changer son mode de production indépendamment des autres, au risque de faire imploser tout le système. Ce dernier ne peut pas non plus accueillir un nouveau partenaire ou en voir un disparaître.
Ce dernier désavantage pourrait ne pas en être un, dans la mesure où il assurerait la pérennité des entreprises, donc des emplois, ainsi que la multiplicatoin de petits systèmes analogues, indépendants les uns des autres.
Ce système où les entreprises sont dépendantes les unes des autres, tout en produisant des biens ou des services très différents, est appelé « symbiose industrielle ».
Kalundbord nous apprend 4 choses :
- déchet = ressource (comme dans un ecosystème classique)
- nécessité de contrôle de la nature du déchet pour en assurer la réutilisation (« eco-conception » : matières recyclables, peu de matières différentes dans le même objet, facilement démontable, matières non toxiques, non hybrides, …)
- nécessité d’infrastructures « pensées pour »
- nécessité d’existence d’une filière de reprise du déchet, afin que ce qui est « recyclable » puisse effectivement être « recyclé »
Ainsi il faut revoir notre paradigme productiviste traditionnel (n'est-ce pas), où déchets et ressources sont illimités. Progressivement on se rend compte qu’ils sont limités tout deux. L’étape suivante assimilera déchet à ressource.
L’éco-conception devra aller de paire avec la mise en place de filières de recyclage : à quoi bon fabriquer un objet recyclable si il n’y a personne pour le recycler ?
Et tout ceci ne sera possible que si les infrastructures le permettent.
La symbiose industrielle suffira-t-elle à gérer tous les déchets produits par notre société ?
Aujourd’hui que voyons-nous ?
Nos déchets sont collectés dans le meilleur des cas, puis brûlés ou enterrés dans des conditions plus ou moins acceptables. Un très faible pourcentage est recyclé.
Qu’entendons-nous par recyclage ?
Le recyclage ets le fait de réinjecter le déchet dans le système de production.
Ainsi le brûler est un recyclage si il y a récupération de l’énergie par-derrière. (Certains pays comme l’Autriche ont choisi de ne pas considérer l’incinération même avec récupération énergétiaue comme du recyclage : choix politique).
Le recyclage comprend également tout ce qui est récupération, réparation, réutilisation, …
Si nous nous mettons à augmenter le taux de recyclage, par exemple dans des installations style symbiose industrielle : très bien.
Cependant, si cette augmentation ne va pas de paire avec une baisse de la production de déchet, nous allons assister à une augmentation des flux de déchets, en matière de volume et de vitesse, avec trafic routier, spéulation, etc…qui viennent avec.
Pour ne pas engorger un système de recyclage qui se veut vertueux, la production de déchets à recycler doit diminuer.
Comment faire diminuer les flux de déchets ?
1° Rapprocher les centres d’approvisionnement et les centres de désapprovisionnement : favoriser les interactions proches entre centres urbains et centres industriels, et entre les centres incustriels eux-mêmes. Rapprocher ces centres, diminuera le transport, et donc les émanations.
De nos jours, les grands constructeurs d’installations de gestion de déchets (décharges modernes, incinérateurs modernes, …), affirment que des telles installations ne sont rentables qu’à hauts tonnages. D’une part ces sociétés ont intérêt à protéger leur monopole, et d’autre part les centres de désappropriation que nous envisageons ne sont pas des décharges ou des incinérateurs, mais des entreprises pour qui déchet = ressource, qui sont très dépendantes de leurs partenaires et donc ne peuvent pas grossir outre mesure. Des lois doivent venir consolider le système en maîtrisant l’implantation de tels symbioses industrielles.
2° Dématérialiser le bien, le déchet et l’énergie.
Pour l’énergie et le déchet, il est prouvé que l’on sait fabriquer les mêmes produits avec 10 fois moins de matière et d’énergie : c’est le fameux « facteur 10 ». Ce facteur est considére souvent par les lobby comme trop élevé, et à été réduit à 4. L’Europe, par exemple, s’est fixée comme objectif de réduire d’ici à 2050 ses émissions de CO2 par 4.
Les producteurs d’énergie et de technologies utilisées de nos jours les qualifient de plus en plus « clean ». Il n’exiets en réalité pas de process entièrement « clean ». Ce qu’il faut chercher ets le « light », le plus en plus neutre vis-à-vis de l’environnement.
Par exemple : l’éco-technologie qui fait faire le travail par des bactéries (renouvellement d’air dans les capsules spatiales), ou par les milieux naturels (épuration des eaux urbaines par les marais). Le principe étant d’ajouter le moins possible d’énergie d’origine « anthropique » pour arriver aux même résultats sanitaires ou autres qu’aujourd’hui.
En ce qui concerne le bien, c’est une révision complète de notre société qu’il faut remettre en cause.
Notre société est une société de propriété et de consommation. Il faut la transformer en une société d’utilisation, de fonctionnalité : peut importe que la voiture soit à moi, tant qu’elle roule, peut importe que le stylo soit excessivement bien manufacturés avec 4 plastiqes différents tant qu’il écrive et qu’il ne me fasse pas mal aux doigts, …
Evidemment on ne demande pas de remettre en cause l’évolution technologique, le design agréable aux yeux. Mais le remplacement d’une pièce au lieu de l’appareil entier, qui n’en a pas rêvé ? Que m’importe que mon imprimante soit neuve et qu’elle soit à moi, tant qu’elle imprime. Elle est cassée ? Messieurs, venez me remplacer la pièce défectueuse.
Ce système appelle une standardisation des pièces, des biens, mais aussi un changement au niveau des systèmes de garantie : non plus selon l’âge mais selon le bon fonctionnement.
Bientôt la nanotechnologie permettre de changer la forme de votre cafetière sans générer aucun déchet.
L’avantage de ce système est qu’il retiens le plus possible de matière hors du chemin des déchets, qu’il favorise l’emploi qualifié, au plus près des gens : donc relocalisation des activités. C’est-y-pas merveilleux ?
Comment impliquer les entreprises, les gens, … ?
L’actionnariat évidemment.
L’éco-conditionnalité des achats, des subventions, des process.
L’internalisation par les entreprises des coûts environnementaux. Cela rend l’agriculture biologique plus compétitive que l’intensive, par exemple.
Et surtout l’arme fatale : une taxation sur les ressources et non sur le travail.
Evidemment tout cela implique de nombreux bouleversements structurels.
Il faut trouver les étapes intermédiaires qui nous permettront d’avancer.
Alors, ça vous a plu ? J'ai pas été trop vite ?
lundi 21 janvier 2008
juste pour rigoler
nous explique son process qui consiste à distiller de la pile broyée pour récupérer le sus-dit mercure, ainsi que
"la buée issues des vapeurs des soupirs de mercure, comme dirait notre ami Shakespeare"
y'm'plaît c'type
Bon, sinon : quelle est la différence entre un malheur et une catastrophe ? demanda un jour la reine d'Angleterre a Machinchouette.
Machinchouette : "Le Parlementaire Troucmiouche tombe dans la Tamise, c'est un malheur ; on le repêche, c'est une catastrophe".
Fin.