jeudi 21 février 2008

cher public

ces jours prochains tu vas souffrir car je commence une cure

une cure ?

oui, une cure.

Une cure de Travail...

6 mois de cure, pour être précise.

Du coup mes publications, pour irrégulières qu'elles étaient, en vont carrément devenir erratiques (est-ce le bon mot ?)

Je te laisse cher public, j'ai mes chaussettes à ranger.

lundi 18 février 2008

La politique c'est pas mon truc mais...au fait, de qui parlé-je ?

Vous semblez vous tenir très informé de l’actualité politique française. Quel regard portez-vous sur notre nouveau président ?


Depuis des mois, il s’étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue… Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas. Des panégyristes, il en a plus que Trajan. Une chose me frappe pourtant, c’est que dans toutes les qualités qu’on lui reconnaît, dans tous les éloges qu’on lui adresse, il n’y a pas un mot qui sorte de ceci : habilité, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clés bien faites. Tout est là… Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.


Derrière cette folle ambition personnelle décelez-vous une vision politique de la France, telle qu’on est en droit de l’attendre d’un élu à la magistrature suprême ?

Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l’assaisonnait de cette façon. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit, et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve si énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l’aventure et l’aventurier… On ne trouve au fond de l’homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l’argent…Faites des affaires, gobergez-vous, prenez du ventre ; il n’est plus question d’être un grand peuple, d’être un puissant peuple, d’être une nation libre, d’être un foyer lumineux ; la France n’y voit plus clair. Voilà un succès.


Que penser de cette fascination pour les hommes d’affaires, ses proches ? Cette volonté de mener le pays comme on mène une grande entreprise ?

Il a pour lui désormais l’argent, l’agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort et tous les hommes qui passent si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a à enjamber que la honte…Quelle misère que cette joie des intérêts et des cupidités… Ma foi, vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l’argent ; c’est ignoble, mais c’est excellent ; un scrupule en moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte…une foule de dévouements intrépides assiègent l’Elysée et se groupent autour de l’homme… C’est un peu un brigand et beaucoup un coquin. On sent toujours en lui le pauvre prince d’industrie.


Et la liberté de la presse dans tout çà ?

(pouffant de rire): Et la liberté de la presse ! Qu’en dire ? N’est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l’esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?



Toutes les réponses sont de Victor Hugo et proviennent de son ouvrage « Napoléon le Petit », le pamphlet républicain contre Napoléon III.

entendu hier

"si l'homme est un désert
...
la femme est son chameau"


Interprétation ?

jeudi 14 février 2008

1h30

il m'a fallu ce temps pour faire ce que j'espère que vous avez remarqué sur la page de ce blog


...


j'ai mal à l'index maintenant, vous avez tout gagné


PS : par contre je vous ai mis les photos dans le post d'avant

mercredi 6 février 2008

La puissance olfactive (EN IMAGE!!! à voir en gros plan)

Bonjour les amis,

aujourd'hui je vous emmène faire un tour dans l'arrière-pays, où, aujourd'hui, nous avons visité toute la journée durant, diverses usines.

J'en retiens particulièrement deux.
Je vous mettrai les photos très prochainement, là je n'ai pas le matériel, mais je tiens à vous écrire tout de suite parce que j'en ai encore plein les narines.

Alors forcément vous vous dites que j'ai visité des machins avec du déchet tout partout, puisque je dis que ça pue.

Nullement.


L'avantage du déchet, voyez-vous, c'est que s'il pue, son odeur ne s'accroche pas aux vêtements...et là y a comme un espace qui s'est formé autour de moi dans la salle informatique de la fac...pour vous donner une idée du ...truc, quoi.


Mais je commence mal.

Prenons la première entreprise dont je souhaitais vous parler.
Celle-ci est un bonheur : l'usine Cointreau. Ca fleure l'orange, c'est un délice. Ils utilisent des alambics en cuivre et ont installés des vitres colorées au plafond, je ne vous dit pas l'ambiance dans la salle de production : un rêve pour les sens.
Visite de Cointreau donc, avec dégustation d'un cocktail en prime.



les distilleurs des zestes d'orange
ambiance



Seconde entreprise : une...(mon dieu, oserai-je ?)...une tannerie.
Et là au moment où je vous parle, j'empeste la charogne, au point où je me demande comment je vais me faire accueillir par ma coloc' !! Dans les vêtements, les sous-vêtements (j'ai vérifié), les cheveux, ... bouârk !!

Le principe : on receptionne des peaux brutes, congelées :




Celles-ci, n'est-ce-pas, arrivent tout droit des States : bien moins cheres, transport compris, que celles des vaches du champ d'à-coté...

Puis on les balance en vrac dans des foulons avec tout plein de produits :



Ca ressort comme ça après 3-4 jours :



Ce qui reste dans le foulon, est un bouillon infâme qui ressemble à ...



C'est des tendons liquéfiés, de la graisse, de l'huile, de l'eau, des poils dissolus, etc... On peut en faire de l'huile, de la colle, ... Ce que vous voyez sur la photo est l'équivalent de 2 jours de production...




Maintenant : quelques chiffres


1000 peaux traitées par jour
80€ la peau non traitée (avec poils, graisse, etc... : sortant de l'abattoir)
1000 m3 d'eau utilisés et traités par jour
3 bennes de 20 m3 chacune remplies des boues de station d'épuration en 2 jours
1 benne de 20 m3 remplie de graisse/chaire/poil/... par jour

une scie circulaire servant à tailler les peaux dans le sens de l'épaisseur, changée tous les 15 jours
des équipements qui ont moins de 6 mois, et qu'on dirait qu'ils ont 50 ans
à cause de l'air ambiant (pH dans les foulons = 12)
(les foulons c'est des énormes tonneaux où on laisse les peaux macérer dans différents trucs comme de la chaux, de la crème épilatoire, et d'autres produits. Un pH = 12 ça attaque ! le maximum étant 14)

1 gigaWatt consommé par an
1 million d'euros de frais de fonctionnement par an

ça explique que le cuir soit si cher





Quelques trucs :

un bon cuir est un cuir marqué "fleur de cuir", ou "fleur véritable", ou quelque chose avec "fleur" (c'est une partie de la peau : le derme, en langage de tanneur)

ce qu'on nous vend comme cuir de chamois, c'est de la chèvre

votre canapé en cuir brillant, on a injecté dessus et dedans du polyuréthane

du "cuir de buffle" c'est de la vache

votre sac Vuit*ton est fabriqué avec la partie du cuir situé au niveau ...des fesses de la vache (le reste de la peau est jeté...bravo)

Mado*nna est arrivée chez Her*mès un 25 décembre et a voulu acheter 2 sacs de crocodile roses. Et ben les ouvriers de l'usine d'Her*mès ont travaillé un 25 décembre jusqu'à 20h pour lui faire ses foutus sacs et qu'elle puisse repartir avec aux States.






et maintenant ?


je vais prendre un bain




PS : depuis hier y a plus de chauffage chez moi.
Il va etre chouette ce bain, je le sens

jeudi 31 janvier 2008

La Bialowieza Puszcza

Puszcza est un vieux mot polonais qui veut dire «forêt vierge ».


A cheval entre la Pologne et la Biélorussie, le demi-million d’acres de la forêt de Bialowiesa renferme les derniers fragments de la forêt européenne à l’état primitif.
Ici les frênes et les tilleuls culminent a 45 mètres, et couvrent de leur ombre un enchevêtrement humide de charmes, de fougères, d’aulnes, de sureau de 2 mètres de diamètre, et de gros champignons.

Les chênes sont tapissés d’un demi millénaire de mousse.

Les bosquets de bouleaux et de trembles témoignent d’une époque où les seigneurs des lieux, peut-être trop occupés à la guerre, délaissèrent la chasse assez longtemps pour que ces essences recolonisent les clairières.
Sous leur ombrage poussent des jeunes plants des feuillus qui les précédèrent. Petit à petit, ceux-ci vont regagner leur suprématie sur les bouleaux et les trembles, comme s’ils n’avaient jamais disparu.

Lorsque l’on rencontre une bizarrerie, comme une aubépine ou un pommier, on en déduit qu’une maison en rondin a dû se trouver là, depuis longtemps dévorée par les mêmes microbes capables de dévorer les arbres colossaux qui l’entourent.

Tout chêne massif isolé, vieux de 900 ans, poussant au milieu d’un petit monticule recouvert de trèfles signale un crematorium.


Dans la forêt de Bialowiza, la profusion de vie doit beaucoup à tout ce qui est mort. Près d’un quart de la masse organique qui se trouve au-dessus du sol est à différents stades de décomposition, nourrissant des milliers d’espèces de champignons, de lichens, de scolytes, de vers et de microbes.

Toutes ses espèces nourrissent à leur tour des belettes, des loutres, des renards, des lynx, des loups, des chevreuils, des élans, des aigles.

Autant de créatures que l’on ne rencontre pas dans les forêts ordonnées et gérées par l’homme.

C’est le seul endroit où l’on rencontre les 9 espèces de pics d’Europe.

C’est le seul endroit où vit encore le bison bonasus, le bison d’Europe.
Il en reste aujourd’hui 600, du côté polonais. Peut-être également un nombre équivalent du côté biélorusse.
Ces 2 populations sont séparées par un rideau de fer tendu par les Soviétiques en 1980 pour empêcher les fugitifs de rejoindre la Pologne. Aujourd’hui ce mur suit la frontière de l’Union Européenne, et ne sera donc pas près d’être abattu.
Les loups creusent en dessous, les chevreuils sautent, paraît-il, par-dessus, mais le troupeau des plus grands mammifères d’Europe reste divisé, et avec lui son patrimoine génétique.






On trouve donc à Bialowieza la diversité biologique la plus grande de tout le continent, sans qu’il existe pour autant de montagnes ou de vallée à proximité pouvant servir de niches aux espèces locales.
C’est tout bonnement un vestige de la forêt qui s’étendait autrefois de l’Irlande à la Sibérie.




La présence en Europe d’un tel héritage d’antiquité biologique intacte est due aux grands privilèges : ce fut une réserve royale puis tsarine de chasse.
Après la Première Guerre Mondiale, le noyau qui perdura fut déclaré Parc national en 1921, en Pologne.
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, Göring interdit par décret l’accès à la forêt.
Plus tard, Staline accorda 2/5e de la forêt aux polonais.


Aujourd’hui, l’imperméabilisation de la frontière avec l’Union Européenne, et donc la fuite des paysans vers les villes, de part et d’autre de la frontière, laisse le champ libre aux arbres de reconquérir les champs de patates, en à peine 20 ans. En 500 ans, si l’absence d’hommes se maintenait, une vraie forêt pourrait faire son retour.



Cependant, la Pologne et la Biélorussie justifient l’abattage d’arbres de plus en plus près de Bialowieza dans le but de « rétablir le caractère primitif des lieux ».


Lequel ira plus vite que l'autre ? Les Hommes ou Dame Nature ?





Source : Homo Disparitus, Alan Weisman, 2007

vendredi 25 janvier 2008

Une Société sans Déchets ?

Je vous mets ça juste avant le WE, histoire que vous trouviez le temps de lire : C'EST LONG !
mais instructif, sans vouloir me vanter









Une société sans déchets n’existe pas.

Ce qui existe, de la même façon que l’Humanité a toujours généré des déchets, c’est la réintroduction du déchet dans le système, qui permet d’en faire une matière première, une ressource pour d’autres que le producteur.
Ainsi le déchet n’existe plus.
Dans l’idéal, il n’apparaît même pas.
Quels systèmes existent, ou pourraient exister, dans cette voie là ?
Comment y arriver ?


Tout d’abord qu’est-ce qu’un déchet ?

Liquides, solides, gazeux, boueux, hybrides, …, dans toutes les matières et toute les formes, tout ce qui nous entoure est un déchet en puissance.
C’est donc la versatilité de la nature du déchet, de son lieu et de son mode de production, ainsi que de son producteur qui en fait quelque chose de difficile à gérer :
multiplicité des modes de gestion, et donc des partenaires.



Il existe pourtant dans le monde quelques exemples remarquables de « système sans déchet ».

A Kalundborg il existe depuis les années 80 une zone industrielle qui regroupe une centrale élextrique, une raffinerie de pétrole, une usine de biotechnologie, une usine de panneaux de construction, ainsi qu’un bâtiment administratif. Toutes ces entités s’échangent via pipe-line leurs déchets : cendres, gypse, soufre, azote, phosphore, … Ils servent de matière première pour les unes, au chauffage et à l’éclairage pour les autres.


L’avantage de ce système est de :
- réduire les besoins en matière première et en énergie venant de l’extérieur du système
- réduire les émissions de gaz et de déchets, qui sont réutilisés à l’intérieur du système
- raccourcir le temps d’amortissement des infrastructures (60 millions $ investis, 120 millions $ de revenus annuel)


Il y a evidemment des incinvenients à ce système : il est très rigide. L’un des partenaire ne peut pas changer son mode de production indépendamment des autres, au risque de faire imploser tout le système. Ce dernier ne peut pas non plus accueillir un nouveau partenaire ou en voir un disparaître.

Ce dernier désavantage pourrait ne pas en être un, dans la mesure où il assurerait la pérennité des entreprises, donc des emplois, ainsi que la multiplicatoin de petits systèmes analogues, indépendants les uns des autres.



Ce système où les entreprises sont dépendantes les unes des autres, tout en produisant des biens ou des services très différents, est appelé « symbiose industrielle ».




Kalundbord nous apprend 4 choses :
- déchet = ressource (comme dans un ecosystème classique)
- nécessité de contrôle de la nature du déchet pour en assurer la réutilisation (« eco-conception » : matières recyclables, peu de matières différentes dans le même objet, facilement démontable, matières non toxiques, non hybrides, …)
- nécessité d’infrastructures « pensées pour »
- nécessité d’existence d’une filière de reprise du déchet, afin que ce qui est « recyclable » puisse effectivement être « recyclé »

Ainsi il faut revoir notre paradigme productiviste traditionnel (n'est-ce pas), où déchets et ressources sont illimités. Progressivement on se rend compte qu’ils sont limités tout deux. L’étape suivante assimilera déchet à ressource.


L’éco-conception devra aller de paire avec la mise en place de filières de recyclage : à quoi bon fabriquer un objet recyclable si il n’y a personne pour le recycler ?

Et tout ceci ne sera possible que si les infrastructures le permettent.




La symbiose industrielle suffira-t-elle à gérer tous les déchets produits par notre société ?

Aujourd’hui que voyons-nous ?

Nos déchets sont collectés dans le meilleur des cas, puis brûlés ou enterrés dans des conditions plus ou moins acceptables. Un très faible pourcentage est recyclé.

Qu’entendons-nous par recyclage ?

Le recyclage ets le fait de réinjecter le déchet dans le système de production.
Ainsi le brûler est un recyclage si il y a récupération de l’énergie par-derrière. (Certains pays comme l’Autriche ont choisi de ne pas considérer l’incinération même avec récupération énergétiaue comme du recyclage : choix politique).
Le recyclage comprend également tout ce qui est récupération, réparation, réutilisation, …



Si nous nous mettons à augmenter le taux de recyclage, par exemple dans des installations style symbiose industrielle : très bien.

Cependant, si cette augmentation ne va pas de paire avec une baisse de la production de déchet, nous allons assister à une augmentation des flux de déchets, en matière de volume et de vitesse, avec trafic routier, spéulation, etc…qui viennent avec.

Pour ne pas engorger un système de recyclage qui se veut vertueux, la production de déchets à recycler doit diminuer.

Comment faire diminuer les flux de déchets ?

Rapprocher les centres d’approvisionnement et les centres de désapprovisionnement : favoriser les interactions proches entre centres urbains et centres industriels, et entre les centres incustriels eux-mêmes. Rapprocher ces centres, diminuera le transport, et donc les émanations.

De nos jours, les grands constructeurs d’installations de gestion de déchets (décharges modernes, incinérateurs modernes, …), affirment que des telles installations ne sont rentables qu’à hauts tonnages. D’une part ces sociétés ont intérêt à protéger leur monopole, et d’autre part les centres de désappropriation que nous envisageons ne sont pas des décharges ou des incinérateurs, mais des entreprises pour qui déchet = ressource, qui sont très dépendantes de leurs partenaires et donc ne peuvent pas grossir outre mesure. Des lois doivent venir consolider le système en maîtrisant l’implantation de tels symbioses industrielles.



Dématérialiser le bien, le déchet et l’énergie.
Pour l’énergie et le déchet, il est prouvé que l’on sait fabriquer les mêmes produits avec 10 fois moins de matière et d’énergie : c’est le fameux « facteur 10 ». Ce facteur est considére souvent par les lobby comme trop élevé, et à été réduit à 4. L’Europe, par exemple, s’est fixée comme objectif de réduire d’ici à 2050 ses émissions de CO2 par 4.
Les producteurs d’énergie et de technologies utilisées de nos jours les qualifient de plus en plus « clean ». Il n’exiets en réalité pas de process entièrement « clean ». Ce qu’il faut chercher ets le « light », le plus en plus neutre vis-à-vis de l’environnement.

Par exemple : l’éco-technologie qui fait faire le travail par des bactéries (renouvellement d’air dans les capsules spatiales), ou par les milieux naturels (épuration des eaux urbaines par les marais). Le principe étant d’ajouter le moins possible d’énergie d’origine « anthropique » pour arriver aux même résultats sanitaires ou autres qu’aujourd’hui.

En ce qui concerne le bien, c’est une révision complète de notre société qu’il faut remettre en cause.
Notre société est une société de propriété et de consommation. Il faut la transformer en une société d’utilisation, de fonctionnalité : peut importe que la voiture soit à moi, tant qu’elle roule, peut importe que le stylo soit excessivement bien manufacturés avec 4 plastiqes différents tant qu’il écrive et qu’il ne me fasse pas mal aux doigts, …

Evidemment on ne demande pas de remettre en cause l’évolution technologique, le design agréable aux yeux. Mais le remplacement d’une pièce au lieu de l’appareil entier, qui n’en a pas rêvé ? Que m’importe que mon imprimante soit neuve et qu’elle soit à moi, tant qu’elle imprime. Elle est cassée ? Messieurs, venez me remplacer la pièce défectueuse.

Ce système appelle une standardisation des pièces, des biens, mais aussi un changement au niveau des systèmes de garantie : non plus selon l’âge mais selon le bon fonctionnement.
Bientôt la nanotechnologie permettre de changer la forme de votre cafetière sans générer aucun déchet.

L’avantage de ce système est qu’il retiens le plus possible de matière hors du chemin des déchets, qu’il favorise l’emploi qualifié, au plus près des gens : donc relocalisation des activités. C’est-y-pas merveilleux ?



Comment impliquer les entreprises, les gens, … ?
L’actionnariat évidemment.
L’éco-conditionnalité des achats, des subventions, des process.
L’internalisation par les entreprises des coûts environnementaux. Cela rend l’agriculture biologique plus compétitive que l’intensive, par exemple.
Et surtout l’arme fatale : une taxation sur les ressources et non sur le travail.


Evidemment tout cela implique de nombreux bouleversements structurels.
Il faut trouver les étapes intermédiaires qui nous permettront d’avancer.
















Alors, ça vous a plu ? J'ai pas été trop vite ?