Zizule : "Oui bonjouuuuur ! Je suis Zizule, du bureau truc, nous travaillons pour machin pour optimiser la gestion des déchets dans votre résidence de 1092 logements.
Alors tout d'abord, pourriez-vous me dire quelle est la situation actuelle ?"
Mme le gardien : "oh bah, d'puis 15 z'ans que chuis lô, y a pas grand chose à dire heîn !"
Zizule (pas dupe) : "Vraiment ? voyons ... même pas de jets par la fenêtre, ce genre de chose ?"
Mme le gardien (se rappelant soudain) : "Ah ce genre d'choses ? ah bah oui 'tendez, y en qui pissent dans les bacs, d'autres qui me les volent, ça jette par les fenêtres oui ça c'est sûr, pi ça jette aussi dans les vide ordures et pi j'vous dis pas c'que ça jette !"
Zizule, s'attendant à des détails croustillants : "Mmmmh ?"
Mme le gardien, quasi jubilante : "y a 3 jours ... y z'ont jeté ... un canard"
Zizule, attendant la chute : "Mmmmmm..."
Mme le Gardien : "Vivant ... le canard"
jeudi 9 juin 2011
dimanche 22 mai 2011
Retour vers le futur
Je reviens d'une semaine de train pour le boulot, presque un tour de France.
En 5 jours je suis passé par des gares que j'ai déjà vu, des paysages dans lesquels j'ai déjà vécu, parfois pendant plusieurs mois au cours de ces dernières années. Ca m'a semblé comme un voyage dans le temps et l'espace.
Aujourd'hui, depuis 2 heures, je parcoure mon blog laissé à l'abandon depuis de trop nombreux mois. Et j'ai l'impression de revoir une petite soeur que j'ai très bien connu, avec qui j'ai beaucoup ri, et que j'ai un peu perdu de vue. Lointaine Zizule.
Ici, dans cette petite maison que nous allons bientôt quitter pour une énième déménagement (j'en ai compté 8 en 5 ans), je n'aurai pas écrit grand chose. Mais je retiendrai de cette année ma vie qui commence avec l'Elu, le PetiChat qui est arrivé et qui nous fait bien rigoler, le soleil dans le jardin.
Dans une semaine, nouveau boulot, dans un ou deux mois nouvelle maison. Peut-être que Zizule aussi se renouvellera ?
Je vous embrasse tous !
En 5 jours je suis passé par des gares que j'ai déjà vu, des paysages dans lesquels j'ai déjà vécu, parfois pendant plusieurs mois au cours de ces dernières années. Ca m'a semblé comme un voyage dans le temps et l'espace.
Aujourd'hui, depuis 2 heures, je parcoure mon blog laissé à l'abandon depuis de trop nombreux mois. Et j'ai l'impression de revoir une petite soeur que j'ai très bien connu, avec qui j'ai beaucoup ri, et que j'ai un peu perdu de vue. Lointaine Zizule.
Ici, dans cette petite maison que nous allons bientôt quitter pour une énième déménagement (j'en ai compté 8 en 5 ans), je n'aurai pas écrit grand chose. Mais je retiendrai de cette année ma vie qui commence avec l'Elu, le PetiChat qui est arrivé et qui nous fait bien rigoler, le soleil dans le jardin.
Dans une semaine, nouveau boulot, dans un ou deux mois nouvelle maison. Peut-être que Zizule aussi se renouvellera ?
Je vous embrasse tous !
mardi 15 mars 2011
PetiChat en folie
Bon alors le PetiChat a ses chaleurs ... pour la première fois.
Je dois dire que pour nous aussi c'est une expérience assez saisissante :
Mademoiselle chante toute la nuit sur des tons et des intonations plus lubriques les uns que les autres, tout en esquivant les objets que nous lui lançons au hasard pour essayer de la faire taire.
Nous sommes assiégés par 3 énormes matous qui campent dans le jardin depuis 3 jours : un blanc, un roux, un gris. Mon intrusion dans leur espace vital, dimanche matin, est comparable à la percée de l'armée Alliée lors de la bataille de la Marne :
La brume se lève, tout est immobile. Les guetteurs sont à l'affût, parés à toute éventualité. Ils sentent que quelque chose se trame, là-bas, derrière les lignes ennemies. Des bruits, des lumières, des mouvements sont perceptibles. Ils savent que l'offensive est proche, et la victoire peut-être avec ...
Tout d'un coup, les choses s'accélèrent, l'ennemi tente une sortie. Il s'agira d'être rapide : les troupes se déploient, les yeux fixés sur leur cible. L'ennemi s'approche, inconscient de leur présence jusqu'à ce que ... cette odeur ...
L'ennemi pile net, renifle une fois, deux fois, et réalise qu'il se trouve cerné par une meute de mâles en rut, déterminés à conquérir le trésor caché, à l'abri derrière ses hautes murailles.
La bataille sera rude ... et brève. Car consciente de sa supériorité tant physique que morale, l'ennemi prend les choses en main : il fonce, darde des regards haineux vers l'assaillant (qui le lui rend bien), chope hardiment les 3 matous et les balance dans le composteur ... sous le regard amoureusement fébrile et lourdement déçu de PetiChat.
;
... je pense qu'on va aller signer le traité de Versailles chez le véto rapidement, parce que j'ai pas une envie folle de me taper un remake d'Apocalypse Now la prochaine fois... :)
Je dois dire que pour nous aussi c'est une expérience assez saisissante :
Mademoiselle chante toute la nuit sur des tons et des intonations plus lubriques les uns que les autres, tout en esquivant les objets que nous lui lançons au hasard pour essayer de la faire taire.
Nous sommes assiégés par 3 énormes matous qui campent dans le jardin depuis 3 jours : un blanc, un roux, un gris. Mon intrusion dans leur espace vital, dimanche matin, est comparable à la percée de l'armée Alliée lors de la bataille de la Marne :
La brume se lève, tout est immobile. Les guetteurs sont à l'affût, parés à toute éventualité. Ils sentent que quelque chose se trame, là-bas, derrière les lignes ennemies. Des bruits, des lumières, des mouvements sont perceptibles. Ils savent que l'offensive est proche, et la victoire peut-être avec ...
Tout d'un coup, les choses s'accélèrent, l'ennemi tente une sortie. Il s'agira d'être rapide : les troupes se déploient, les yeux fixés sur leur cible. L'ennemi s'approche, inconscient de leur présence jusqu'à ce que ... cette odeur ...
L'ennemi pile net, renifle une fois, deux fois, et réalise qu'il se trouve cerné par une meute de mâles en rut, déterminés à conquérir le trésor caché, à l'abri derrière ses hautes murailles.
La bataille sera rude ... et brève. Car consciente de sa supériorité tant physique que morale, l'ennemi prend les choses en main : il fonce, darde des regards haineux vers l'assaillant (qui le lui rend bien), chope hardiment les 3 matous et les balance dans le composteur ... sous le regard amoureusement fébrile et lourdement déçu de PetiChat.
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... je pense qu'on va aller signer le traité de Versailles chez le véto rapidement, parce que j'ai pas une envie folle de me taper un remake d'Apocalypse Now la prochaine fois... :)
vendredi 4 mars 2011
L'école buissonnière
Hier, 17h12 : Zizule réalise tout à coup qu'elle pourrait envisager, si rien ne se passait dans les 3 prochaines minutes, d'être partie du bureau à 17h15 ...
Angoisse ! Sueurs froides ! Palpitations !
...
Le doute d'avoir oublié quelque chose ... quelque chose d'important
...
Pour tromper l'ennemi, et voir si ce quelque chose lui reviendrait, Zizule s'en va rôder dans les bureaux, laver sa tasse de café, trier le courrier, nourrir les poissons, mettre à jour ses applications "causettes et cancans" etc...
17h23 : toujours rien.
La possibilité de partir se précise de seconde en seconde et Zizule, incapable de gérer la situation sereinement, avance fébrilement le doigt vers le bouton off de son ordi, tout en surveillant d'un oeil la boite mail et de l'autre le téléphone.
Rien ... pas le moindre mouvement...
30sec plus tard : l'ordi est éteint, le sac fait, Zizule emballée dans son écharpe, sortie du bureau ... : il est 17h31.
...
Elle est allée lire un livre dans un parc, au soleil, et elle a même eu le temps de faire des courses avant que la nuit ne tombe, la Zizule ...
Curieuse impression d'école buissonnière ...
C'est grave docteur ?
Angoisse ! Sueurs froides ! Palpitations !
...
Le doute d'avoir oublié quelque chose ... quelque chose d'important
...
Pour tromper l'ennemi, et voir si ce quelque chose lui reviendrait, Zizule s'en va rôder dans les bureaux, laver sa tasse de café, trier le courrier, nourrir les poissons, mettre à jour ses applications "causettes et cancans" etc...
17h23 : toujours rien.
La possibilité de partir se précise de seconde en seconde et Zizule, incapable de gérer la situation sereinement, avance fébrilement le doigt vers le bouton off de son ordi, tout en surveillant d'un oeil la boite mail et de l'autre le téléphone.
Rien ... pas le moindre mouvement...
30sec plus tard : l'ordi est éteint, le sac fait, Zizule emballée dans son écharpe, sortie du bureau ... : il est 17h31.
...
Elle est allée lire un livre dans un parc, au soleil, et elle a même eu le temps de faire des courses avant que la nuit ne tombe, la Zizule ...
Curieuse impression d'école buissonnière ...
C'est grave docteur ?
dimanche 19 décembre 2010
B. comme Bifidus Actif finira par me tuer
Charmante enfant que B. comme Bifidus Actif !!
Tellement charmante que j'en arrive à penser qu'à sa vue j'hériterai d'une hernie.
Telle que vous me lisez-là, je reviens d'un parcours du combattant digne des plus heureuses fins d'années.
Ordoncques, après 2 jours bloquée par l'outrecuidante neige, je m'en vais vaillamment tenter de rentrer chez moi. En escale à Paris je me dis que je pourrais tout aussi bien faire un crocher chez B. comme Bifidus Actif, tant aimée mais si peu vue ces derniers jours.
Sitôt pensé, sitôt fait : je m'avachis dans le sofa de B. comme Bifidus Actif en espérant que d'ici la fin du film mes chaussettes auront fini de sécher (phrase rigolote à dire plusieurs fois).
Fin du film, mes chaussettes ne sont pas sèches, mais qui a dit que je ne pouvais pas faire flamber la carte bleue ??
En l'occurrence ce n'est pas la mienne mais celle de B. comme Bifidus Actif qui a bien fini par cramer.
Car pour s'aérer l'esprit après ce film farouchement bouleversant, nous voici donc bras dessus bras dessous à lécher les vitrines des antiquaires, persuadée, folle que j'étais, qu'acheter chez les antiquaires ce n'est pas encore de notre âge et que diantre nous ne risquions rien à regarder.
Mais c'était sans compter l'oeil aiguisé de B. comme Bifidus Actif qui tombe en arrêt devant ... un bout de bois.
...
Un gros bout de bois...
...
Enfin bon bref : une grosse stere de bois ...
...
En ébène ...
...
Donc oui très lourd, le bout de bois.
Et là, pauvre de Zizule, sentant la vague du destin remonter ma colonne vertébrale, c'est comme au ralenti que je suis les allers-retours des yeux de B. comme Bifidus Actif entre la stere de bois, mes petits bras musclés, les siens et ceux de sa carte bleue... allers-retours que le performant antiquaire n'aura pas manqué de noter.
Pendant que Zizule et l'antiquaire comptent les points et se promettent mutuellement mille maux, B. comme Bifidus Actif sautille comme une abeille dodue à l'approche de Petit Ours Brun et commence déjà à marquer son territoire pour empêcher tout badaud de se réclamer du même article.
La grâce de Noël faisant de l'effet même sur Zizule, je ne perd même pas mon temps à faire remarquer à B. comme Bifidus Actif que les badauds en question ont tous plus de 60 ans, que la plupart sont de petites mémés fragiles et qu'aucun n'a par conséquent ne serait-ce que rêvé d'acheter ce ... ce ... truc.
1 transaction financière plus tard, B. comme Bifidus Actif et Zizule se coltinent Bébé Ours à ramener à la maison.
Le Bébé en question doit peser entre 30 et 50 kilos, lisse et glissant comme un savon mouillé, et Zizule, innocente qu'elle était, n'a pas emporté son diable ce matin...
Enfin je vous passe les détails, mais c'est sous les encouragements délirants des commerçants, badauds et pigeons qui n'étaient pas sans rappeler l'ambiance des foires sur le stand de Monsieur Muscle, que B. comme Bifidus Actif et Zizule ont pu exercer leurs petits biscotos.
Tellement charmante que j'en arrive à penser qu'à sa vue j'hériterai d'une hernie.
Telle que vous me lisez-là, je reviens d'un parcours du combattant digne des plus heureuses fins d'années.
Ordoncques, après 2 jours bloquée par l'outrecuidante neige, je m'en vais vaillamment tenter de rentrer chez moi. En escale à Paris je me dis que je pourrais tout aussi bien faire un crocher chez B. comme Bifidus Actif, tant aimée mais si peu vue ces derniers jours.
Sitôt pensé, sitôt fait : je m'avachis dans le sofa de B. comme Bifidus Actif en espérant que d'ici la fin du film mes chaussettes auront fini de sécher (phrase rigolote à dire plusieurs fois).
Fin du film, mes chaussettes ne sont pas sèches, mais qui a dit que je ne pouvais pas faire flamber la carte bleue ??
En l'occurrence ce n'est pas la mienne mais celle de B. comme Bifidus Actif qui a bien fini par cramer.
Car pour s'aérer l'esprit après ce film farouchement bouleversant, nous voici donc bras dessus bras dessous à lécher les vitrines des antiquaires, persuadée, folle que j'étais, qu'acheter chez les antiquaires ce n'est pas encore de notre âge et que diantre nous ne risquions rien à regarder.
Mais c'était sans compter l'oeil aiguisé de B. comme Bifidus Actif qui tombe en arrêt devant ... un bout de bois.
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Un gros bout de bois...
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Enfin bon bref : une grosse stere de bois ...
...
En ébène ...
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Donc oui très lourd, le bout de bois.
Et là, pauvre de Zizule, sentant la vague du destin remonter ma colonne vertébrale, c'est comme au ralenti que je suis les allers-retours des yeux de B. comme Bifidus Actif entre la stere de bois, mes petits bras musclés, les siens et ceux de sa carte bleue... allers-retours que le performant antiquaire n'aura pas manqué de noter.
Pendant que Zizule et l'antiquaire comptent les points et se promettent mutuellement mille maux, B. comme Bifidus Actif sautille comme une abeille dodue à l'approche de Petit Ours Brun et commence déjà à marquer son territoire pour empêcher tout badaud de se réclamer du même article.
La grâce de Noël faisant de l'effet même sur Zizule, je ne perd même pas mon temps à faire remarquer à B. comme Bifidus Actif que les badauds en question ont tous plus de 60 ans, que la plupart sont de petites mémés fragiles et qu'aucun n'a par conséquent ne serait-ce que rêvé d'acheter ce ... ce ... truc.
1 transaction financière plus tard, B. comme Bifidus Actif et Zizule se coltinent Bébé Ours à ramener à la maison.
Le Bébé en question doit peser entre 30 et 50 kilos, lisse et glissant comme un savon mouillé, et Zizule, innocente qu'elle était, n'a pas emporté son diable ce matin...
Enfin je vous passe les détails, mais c'est sous les encouragements délirants des commerçants, badauds et pigeons qui n'étaient pas sans rappeler l'ambiance des foires sur le stand de Monsieur Muscle, que B. comme Bifidus Actif et Zizule ont pu exercer leurs petits biscotos.
samedi 30 octobre 2010
L'Elu, cet illustre inconnu
L'autre jour que je parlais d'aller voir au cinéma le film "Un bel et sombre inconnu" et que je dégoisais sur je ne sais plus quel acteur "qu'il est beau, qu'il est viril, qu'il est incroyable ...", l'Elu, n'y tenant plus, me rétorque :
"Ben pourquoi tu veux aller au cinéma ? T'as qu'à me regarder : moi aussi je suis beau, sombre et inconnu ! "
"Ben pourquoi tu veux aller au cinéma ? T'as qu'à me regarder : moi aussi je suis beau, sombre et inconnu ! "
mardi 19 octobre 2010
Décidément Zizule est en forme
Et ce n'est pas "B.comme.Bidifus.Actif" qui me contredira...
L'autre jour ... enfin je dis "l'autre jour" mais c'était un dimanche, plus particulièrement un dimanche MATIN, jour honni entre tous quand tu n'es pas au fond de ton lit, emmaillotté comme un bébé du XIXe dans tes 3 couettes (les nuits rafraîchissent).
L'autre jour MATIN, disais-je donc, "B.comme.Bidifus.Actif" et Zizule s'en vont (en guerre / à la plage / à la messe / aux champignons / à une répétition d'orchestre / tyranniser "Öa l'cong !!" le chat du voisin / ...).
Réveil douloureux après nuit courte, donc. Hop hop hop ! elles se faufilent en voiture dans les méandres de la banlieue.
"B.comme.Bidifus.Actif" conduit et Zizule essaye de jouer au copilote, tout en luttant contre ses paupières, qui sont louuuuuuuurdes.
Et je dis bien "essaye" car la suite de l'histoire vous le prouvera, il s'agissait bien d'un essai qui n'a pas été couronné par la chance du débutant.
Bon alors, au lieu de tourner autour du pot et d'essayer de trouver une jolie manière de vous raconter ça, je vais y aller direct :
Zizule : "Zut, feu rouge, tiens tourne-là viiiiite, c'est un raccourci"
"B.comme.Bidifus.Actif", pas contrariante, obéit et bon ben évidemment ... PAFFFFFfffffflplplplplplplplplplplplplpffff (écoutez la jolie chanson du pneu crevé ... enfin je dis crevé mais le terme "complètement explosé" serait plus fidèle à la cruelle réalité).
Récapitulons : nous sommes dimanche dans une vague banlieue, vide donc. Il fait froid. On est fatiguées. C'est à peine si on sait changer une roue et pour ne pas faciliter le travail, on est mortes de rire à s'en rouler par terre avec le cric.
Bon.
"B.comme.Bidifus.Actif", sans cesser de ricaner, prend les choses en main, ouvre le coffre, sort cric, L, roue de secours ; installe le cric, soulève la voiture, ôte la jante, fixe le L et tourne.
Pendant ce temps, Zizule s'instruit, pour le cas où elle se retrouverait dans une situation pareille sans personne pour rigoler avec elle.
"B.comme.Bidifus.Actif" pour sur le L, le pneu ne bouge. Pas un frémissement. Rien. Zizule essaye, rien non plus.
Zizule, pratique, lève les yeux à la recherche d'un banlieusard perdu. Mais personne à l'horizon, sauf quelques voitures qui passent sans s'arrêter.
Zizule, toujours plus pratique, se regarde, regarde "B.comme.Bidifus.Actif", se regarde à nouveau et décide :
"Bon, tu vas te mettre au bord de la route et jouer à la nana sexy, ça marchera plus que si c'était moi, c'est sûr".
Pendant, que toujours écroulée de rire "B.comme.Bidifus.Actif" se recoiffe, arrange son décolleté et lève un bras dans un geste qui n'est pas sans rappeler Ava Gardner au meilleur de sa forme, Zizule, avec tout le style qu'on lui connait, grimpe sur le L, les mains appuyée contre le capot et commence à sautiller pour faire tourner la roue ... qui tourne.
Et là, mesdemoiselles, mesdames, messieurs, jaillit un cri que "B.comme.Bidifus.Actif" n'oubliera jamais et dont elle m'agonit depuis à chaque entrevue : "Ca vieeeeent !!! Ca vient !!!! ... Ca toooooooourne !!!!!"
Je ne vous dis pas la gueule du mec qui venait de s'arrêter et qui entend Zizule crier à tue-tête "Ca vieeeeeeent!!!!"
...
Bon ...
Hum ...
Reprenons.
Le mec s'approche, fait son petit diagnostic, nous regarde, re-regarde la voiture, le pneu, le cric, nous regarde, et une lueur sardonique point dans son regard qui n'est pas sans rappeler Humphrey Bogard juste avant qu'il ne rembarre le gendarme dans Casablanca.
Zizule s'attend au pire et elle a raison, parce que bon y avait encore un petit truc qu'il fallait savoir quand on change une roue : faut poser la roue par terre si on veut la dévisser, et ensuite seulement tu peux t'exciter sur ton cric.
L'autre jour ... enfin je dis "l'autre jour" mais c'était un dimanche, plus particulièrement un dimanche MATIN, jour honni entre tous quand tu n'es pas au fond de ton lit, emmaillotté comme un bébé du XIXe dans tes 3 couettes (les nuits rafraîchissent).
L'autre jour MATIN, disais-je donc, "B.comme.Bidifus.Actif" et Zizule s'en vont (en guerre / à la plage / à la messe / aux champignons / à une répétition d'orchestre / tyranniser "Öa l'cong !!" le chat du voisin / ...).
Réveil douloureux après nuit courte, donc. Hop hop hop ! elles se faufilent en voiture dans les méandres de la banlieue.
"B.comme.Bidifus.Actif" conduit et Zizule essaye de jouer au copilote, tout en luttant contre ses paupières, qui sont louuuuuuuurdes.
Et je dis bien "essaye" car la suite de l'histoire vous le prouvera, il s'agissait bien d'un essai qui n'a pas été couronné par la chance du débutant.
Bon alors, au lieu de tourner autour du pot et d'essayer de trouver une jolie manière de vous raconter ça, je vais y aller direct :
Zizule : "Zut, feu rouge, tiens tourne-là viiiiite, c'est un raccourci"
"B.comme.Bidifus.Actif", pas contrariante, obéit et bon ben évidemment ... PAFFFFFfffffflplplplplplplplplplplplplpffff (écoutez la jolie chanson du pneu crevé ... enfin je dis crevé mais le terme "complètement explosé" serait plus fidèle à la cruelle réalité).
Récapitulons : nous sommes dimanche dans une vague banlieue, vide donc. Il fait froid. On est fatiguées. C'est à peine si on sait changer une roue et pour ne pas faciliter le travail, on est mortes de rire à s'en rouler par terre avec le cric.
Bon.
"B.comme.Bidifus.Actif", sans cesser de ricaner, prend les choses en main, ouvre le coffre, sort cric, L, roue de secours ; installe le cric, soulève la voiture, ôte la jante, fixe le L et tourne.
Pendant ce temps, Zizule s'instruit, pour le cas où elle se retrouverait dans une situation pareille sans personne pour rigoler avec elle.
"B.comme.Bidifus.Actif" pour sur le L, le pneu ne bouge. Pas un frémissement. Rien. Zizule essaye, rien non plus.
Zizule, pratique, lève les yeux à la recherche d'un banlieusard perdu. Mais personne à l'horizon, sauf quelques voitures qui passent sans s'arrêter.
Zizule, toujours plus pratique, se regarde, regarde "B.comme.Bidifus.Actif", se regarde à nouveau et décide :
"Bon, tu vas te mettre au bord de la route et jouer à la nana sexy, ça marchera plus que si c'était moi, c'est sûr".
Pendant, que toujours écroulée de rire "B.comme.Bidifus.Actif" se recoiffe, arrange son décolleté et lève un bras dans un geste qui n'est pas sans rappeler Ava Gardner au meilleur de sa forme, Zizule, avec tout le style qu'on lui connait, grimpe sur le L, les mains appuyée contre le capot et commence à sautiller pour faire tourner la roue ... qui tourne.
Et là, mesdemoiselles, mesdames, messieurs, jaillit un cri que "B.comme.Bidifus.Actif" n'oubliera jamais et dont elle m'agonit depuis à chaque entrevue : "Ca vieeeeent !!! Ca vient !!!! ... Ca toooooooourne !!!!!"
Je ne vous dis pas la gueule du mec qui venait de s'arrêter et qui entend Zizule crier à tue-tête "Ca vieeeeeeent!!!!"
...
Bon ...
Hum ...
Reprenons.
Le mec s'approche, fait son petit diagnostic, nous regarde, re-regarde la voiture, le pneu, le cric, nous regarde, et une lueur sardonique point dans son regard qui n'est pas sans rappeler Humphrey Bogard juste avant qu'il ne rembarre le gendarme dans Casablanca.
Zizule s'attend au pire et elle a raison, parce que bon y avait encore un petit truc qu'il fallait savoir quand on change une roue : faut poser la roue par terre si on veut la dévisser, et ensuite seulement tu peux t'exciter sur ton cric.
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