mardi 23 décembre 2008

Tricot et scoubidou

Récapitulons :

Dimanche matin : 1e cours de tricot

Dimanche soir : 4 rangs de faits et 2e leçon via skype à 6000 km de distance pour apprendre un second point

Hier Lundi : 6 rangs de faits dont 2 dans le RER

Ce matin Mardi : pas de tricot dans le RER mais je surprends la conversation suivante :

"Hier j'ai vu une nana faire du tricot dans le RER. Elle avait l'air de galérer mais ça m'a donné une idée : je vais faire des scoubidous pour mes nièces."

...

Je suis devenue aussi rouge carmin que le tricot en question et je me suis demandée ce que je préfèrerai recevoir pour Noël :
un tricot ni fait ni à faire et même pas fini ou ... un scoubidou.

samedi 6 décembre 2008

Depuis le temps qu'on le sait

Depuis quelques années on me surnomme de temps en temps "La Reine des Plans Foireux".

Ceci grâce à quelques amusantes historiettes aussi improbables les unes que les autres, inattendues et surtout à force, terriblement typiques.

C'est presque comme si on pouvait s'y attendre...avant même que je commence à parler.

...


Ce qui ne m'était pourtant jamais arrivée c'est : LA JOURNEE COMPLETE DE PLANS FOIREUX.

...

Aujourd'hui c'est fait.
Tellement fait que l'Elu me dit : "Euuuuhh... T'es sûre de vouloir venir à la soirée avec moi ? Passke je voudrais pas que le métro explose ou que je tue un caniche..."


Hors le fait est que si d'explosion il n'y a point eu, ni de caniche écrasé, j'ai failli brûler mon immeuble, casser le col du fémur d'une mémé, passer 2 ou 3 fois sous les roues d'un camion, et tabasser un alcoolo.

...

Et en plus j'ai mis ma soeur dans la m...

...

Et j'ai crevé mon vélo

...

ET j'ai filé mon collant en laine que j'adore depuis 5 ans qu'il me suit fidèlement.

...

Le tout en 5 heures de temps.


H0 : réveil tardif et lent, habillage encore plus lent, vidage et re-remplissage de l'armoir après avoir réussi à décider ce que je mettrai.

H1 : je met un crumble et des flans à la pomme dans le four. Pendant que ça cuit, je vais faire les courses (pas faites depuis plus de 2 semaines, c'est la dèche).

Jusque là tout va bien.

Fin H1 : je sors les flans à la pomme du four, baisse la température du four pour laisser le crumble finir de cuire en douceur. Je prépare tout un tas de trucs à descendre quoi aux poubelles, quoi à ma soeur, quoi à la boîte aux lettres (cette fois sans oublier de timbrer).

H2 : je sors avec les poubelles, la lettre, les flancs, des trucs et des bidules. Je sors mon vélo qui n'a pas crevé depuis 3 utilisations (un record). Je fixe tout le joyeux monde sur le porte-(avion) et j'y go.

Premier arrêt : achat du cadeau Noël de la soeur (toujours la même)
Deuxième arrêt : chez l'indien pour regonfler les pneus
Puis 20 minutes de trajet normal jusqu'à chez la soeur.

H3 : Super, on blablatte, on se détend, tout va bien. Je vais aux toilettes (dans la cour de l'immeuble, et on sait comment elles sont généralement celles-là) et je me rends compte A CE MOMENT PRECIS que le crumble est toujours dans le four


...


Je vérifie l'heure : ça fait donc 2h/30 qu'il y est.

Catastrophée mais rhabillée je surgie chez la soeur, lui éructe la situation, m'habille et file vers le vélo que je croyais fidèle pour retourner en 4e vitesse à l'autre bout de Paris.

HORREUR : crevé.


Déjà passablement énervée je retourne chez la soeur qui pleure de rire affalée sur son établi, qui me tend obligamment sa carte de transport pour un rapide aller-retour en métro.
Je me rue dans le métro, et en pleine crise d'asthme je dégaine la-dite carte pour passer la barrière puis passe 20 minutes à insulter le métro, le conducteur, le voisin et les touristes.

Sortie du métro. Je cours de moins en moins vite au 4e étage en essayant de détecter la moindre fragrance de brûlé. Et le chien du 2e se déchaîne derrière sa porte, sans que j'arrive à trouver un second souffle pour lui donner mon sentiment en retour.

Maïté soit louée, le crumble est à peine cramé...


Soulagée et calmée je repars vers le métro en imaginant déjà dire à la soeur : "Alors ? t'as chronométré ? hinhin ch'suis trop forte".

Je re-dégaine la carte magnétique et me prend la barrière en pleine gueule. Je regarde ma main...où je ne vois plus que l'étui de la carte...sans carte à l'intérieur...


...



Et là, la station a retenti d'un énorme "MEEEEEERDE ET MERDE ET RE MEEEEERDE !!!!!!!!!!!" et y a eu comme un blanc de 5 secondes jusqu'à ce que le métro arrive. (J'imagine que les touristes de ce beau samedi ensolleillé en auront eu pour le frais concernant la grossierté des français)




Je me retape tout le trajet inverse, je bouscule une mémé en voulant éviter son essuie-main...pardon son chien, et la rattrappe avant qu'elle ne s'écrase en m'éclatant 2 vertèbres (passage légèrement hyperbolé).


De retour chez la soeur, compréhensive et prise d'un fou rire chronique et non comunicatif, je n'ose plus en sortir, même pour aller chercher les cadeaux de Noël comme j'avais prévu de faire.


Et là, 2 autres heures passent. Je me persuade que c'est fini les emmerdes.


H5 : je remarque que j'ai 5 appels en absence.

...


J'avais RDV avec une copine, pas vue depuis des mois, qui m'a attendue comme une cruche pendant x temps à l'endroit que je lui avait proposé la veille.

...

C'était une heure plus tôt.




Morte de honte je me décide à rentrer, persuadée que les emmerdes ne sont pas finies et qu'il va falloir faire gaffe en rentrant
...
un samedi soir à Paris (autant dire HongKong un soir de fête nationale)
...
de nuit
...
sur un vélo crevé
...
pendant une journée maudite.



Je ne vous dit pas l'angoisse.

Je me suis mise une girouette à la place du cou et j'ai déballé tous mes chapelets d'insultes en stock.
Tout le monde y est passé : les 3 voitures dont 1 qui m'a fait la meilleure queue de poisson de ma carrière de vélo (en plein tournant, par la droite, sans clignotant et sur couloir de bus. Come quoi j'avais raison de croire que le sort n'en avait pas fini avec moi), les touristes qui s'étaient donné le mot pour se jeter dans mes pédales.

Les seuls pour une fois dont je n'ai pas eu à me plaindre sont les bus et les taxis.





Une fois arrivée en bas de chez moi, indemne, là où la vigilance se relache, je me fais aborder par le clodo saoûlé de la rue, qui se plante devant ma porte et s'appuie sur mon vélo :
"Eh béh la p'tite dame elle habite là ? ben on s'embête pas ! Attend j'vais t'aider ! Allez les gars on va l'aider !" dit-il en parlant 40 centimètres en-dessous de mes yeux.


...


Et là, illustres inconnus, famille, amis, j'ai le regret de vous dire que j'ai craqué.



Mais attention : un craquage contrôlé de manière inversement proportionnelle.


C'est-à-dire que le volume a suivi une courbe croissant de plus en plus rapidement (y a un mot technique pour ça je crois : asymptotique).


Quand j'y repense je comprend la réaction du mec : il a lâche mon vélo comme s'il s'était brûlé et ses copains ont fermés leurs gueules avinées.
J'ai transformé mes yeux en poignards et j'ai commencé par un très bas "casse-toi, casse-toi" et j'ai fini par une très fort et très sec "DEGAGE!".
Et là pareil, y a eu...allez...2 secondes de blanc dans la rue.



...




Et le chien au 2e étage s'est abstenu.

mardi 25 novembre 2008

Relations presse

Depuis quelques jours je fais les relations presses.

Ca veut dire quoi ?

Se taper la liste des 127 journalistes qu'on connait et les convaincre d'écrire un article sur notre dernier bébé.

OK Chef ! Oui chef !

Seulement ce que le chef ne dit pas c'est qu'avant de pouvoir espérer les convaincre, faut déjà leur arracher littéralement 3 secondes de leurs précieux temps.

1e réaction : "Allo ? ... oui mais elle existe plus celle-là, elle a change d'boulot j'crois."

2e : "...Mmmh ?...mouifffplllllbbbb...mâchemâche...chais pas...p't'êt'...réessayez...rô et puis nan ça m'intéresse pas"

3e : "AAAAhhh ouiiIIIIIIîî^îîîî! Super envoyez moi ça, je ne sais pas quand on va en parler mais on gère on gère on gère !!"

4e : "OUAIS !! QUOI ? pt'aaaaîîîînnnnn chuis a une heure de l'antenne arrêtez de m'emmerder !!!"

5e : "Le recyclage informatique ??? euh moi je m'occupe de la rubrique cuisine, moi..."

5e : et ainsi de suite. A vous d'imaginer !!

Fond sonore

ggg...jjjj''hh ai ff...f-f-frroiiiîîâââââAAAAd!!

La cigale se les étant gelées tout l'été dans son bureau pourri du fin fond de l'Essonne,
Et ayant noté qu'il y faisait tellement plus frais qu'à l'extérieur,
Se trouva fort contente lorsque Dodinette lui offrit des bottes en peau caribou.

(Cherchez la rime)

En effet elle remarqua qu'arborant ces bottes, le froid ne la venait plus saisir.
Et ainsi elle passa 3 semaines de rêve dans le trou du cul de l'Essonne.

C'est alors que le mi-Novembre arriva, et qu'en douce France il neigeât !
Et qu'avec un radiateur à fond, la température de la pièce arriva poussivement à 16 degrés...à partir de 16 heures, m'ayant laissé près de 7 heures les mains, les pieds, les oreilles et le bout du nez gelés.

A partir de maintenant, même les bottes magiques en peau de yack ne pourraient plus me sauver les orteils de l'amputation.

RDVau redoux...

samedi 22 novembre 2008

Comment on dit "c..." en moins "c..." ?

Hier je montrais les photos de Chine à ma grand-mère ...

Et y en a une de photo...ben c'est des "c..." de poulet

Tu les fais frire dans de l'huile, y parait que ça se mange comme du pop corn.

...


Y avait marqué en gros sur la photo : "Chicken testicular"

Et elle me dit comme ça : "Testicular ... ? Was ist das ?"

Et moi : "Bbbbbeeeennn...", jetant un coup d'oeil paniqué à la bibliothèque pour qu'elle s'écroule sur moi, "tu sais...hum : male/female/male...hein ?"

Elle : "ah ja !...wwww...wwWAAAASSSSS ???"

Moi, avec mon sourire du genre que "ben ouiii quoi, enfin voilà hein"

Elle, écroulée de rire : "wwwouaWOUAAAHAHAHAAAAA..."

Et entre 2 hoquets : "Et alors ? c'est bon ?" (je traduis)

Moi : "Mais pour qui me prends-tu ??? Evidemment ... que non !"

Elle : "WWWHUHUHUhuhuhuuuuuhuhuuu...huhuuuuu...whuuuuuu...hu...hu........uuuuuu...bon ben je vais me coucher moi"

Moi : "ben oui hum voilà quoi...bonne nuit grand-mère...pfiouuuuu"

jeudi 20 novembre 2008

Les musiciens, ces vieux dégoûtants

Et là, cher lecteur, tu penses que je vais te parler de vieillards alcooliques et lubriques, une de mes dernières aventures au pays des tromblons mal vissés ?

Mais non : je m'en vas te parler (un petit effort) de déchets (et oui, navrée).



Et comme toujours, cette question vient buter contre ta pensée, ton âme claire-obscure, tes élans contrariés : "Quel rapport entre des musiciens lubriques et les déchets ?"

...


Premièrement, et pour contre-carrer toute tentative d'association entre "musiciens" et "alcoolique lubrique", sans vouloir dire que c'est faux, ce n'est pas toujours vrai.



Deuxièmement, et c'est là que ça m'intéresse, ma source infiltrée me révèle la dernière facétie de nos confrères musiciens.

Et là, sans vouloir dire, ça m'énerve un brin !!!


Explication :

Certains musiciens ont besoin d'anches pour jouer : des anches en roseau qu'on achète à prix d'or dans des petites boîtes en carton.
Ca posait déjà des problèmes parce que la production de roseau française et européenne chute. En plus y a les chinois qui s'y mettent aussi.

Mais ça à la limite ce n'est pas trop mon affaire.

Ce qui m'escagasse, c'est que le plus gros fabriquant d'anche vient de changer le packaging de ses boites d'anches :

une boite en carton, plus haute de 2 cm, remplie du même nombre d'anches qu'auparavant, mais chacune emballée dans son petit machin en plastique.

Raison invoquée : hygrométrie assurée, anches plus fraîches au déballage.

Véritable raison : lutter contre les contrefaçons chinoises.

1e problème posé : les nouvelles boites n'entrent plus dans les emplacements prévus à cet effet dans les boites d'instrument de musique. Trop grandes.

2e problème : ... je vous laisse deviner et je ne le vous fait pas dire.

vendredi 14 novembre 2008

Une nouvelle vie qui s'annonce ?

J'ai un boulot. Mon premier de toute ma vie.

Enfin bon c'est un CDD...





de 3 mois...



Mais c'est déjà ça.



Hum




Et puis c'était mon anniversaire ! Heureusement que l'Elu me l'a rappelé parce que sinon je serai toujours en train de me demander pourquoi il m'a invité au resto.



Et c'était super bon.

jeudi 30 octobre 2008

Zizule a la douane

Zizule part de HK. Finit HK. Au revoir HK ! Adieu les 28 degres au reveil !

Il etait temps, parce que depuis que Zizule mange a la chinoise, les moustiques commencent a l`apprecier. Et celle qui la premiere semaine du sejour se vantait de ne pas souffrir des piqures, se retrouve avec des mollets saignes a blanc.

Il faut ajouter que les moustiques d`ici, en plus de ne pas aimer ce qui ne sent pas assez le chinois, sont assez cons et indiscrets pour faire sentir a l`etre aime l`exact moment de la piqure. Et celle-ci, au lieu de se resorber poliment apres quelques heures, vire au bleu, jaune et vert apres une semaine... Je n`vous dit pas l`effet !

(Bizarres, ces moustiques : ils n`aiment que le jaune mais tendent sur le vert...)



Enfin bref, apres cette constructive disgression, passons au coeur du sujet.


15h de vol plus tard, Zizule arrive a l`escale de NYC.
Et qui dit NYC dit douane, empreinte digitale, photo, interrogatoire serre, 2 bagage checking point.
Rien de surprenant me direz-vous.
Et c`est ce que je me suis dit aussi.

Alors, pour ajouter un peu de piquant Zizule s`est mis en tete de se choper une migraine ophtalmique a 1 heure de l`atterrissage.

Revenons sur les faits.

A l`entree de l`avion je me suis rejouie de constater que l`airlines mettait a disposition de ses passagers des ecrans individuels. Ce qui pour moi voulait dire : plus besoin de tendre le coup et de basculer la tete en arriere pour lire les sous-titres en coreen, et large choix de films.

C`est donc bien calee entre 2 obeses...pardon, 2 etats-uniens, que Zizule entame confiante ses 15h de vol.
Apres 2h30, elle se rend compte qu`en fait de large choix, elle peut choisir entre :
4 chaines chinoises
2 chaines de dessins animes
3 chaines de films made in USA particulierement debiles (une vague histoire de chien volant, une obscure histoire d`emancipation feminine de l`upper class NYC, et une sombre connerie d`emancipation masculine dans le base ball)

le tout en boucle pendant 15 h...donc.


Je vous avouerai que les 3 dernieres ont ete particulierement eprouvantes...

Surtout quand la migraine est arrivee, a cause d`un flash dans l`ecran du voisin.




C`est donc dans un etat mi-vaseux mi-crispe que Zizule se presente a la douane USA.

"Skiwinèr", qu`y m`dit.

"Rhumph ?", reponds-je les yeux fermes.

"Other green formular, not good, refaites the queue avec the good formular", qu`y m`repete.

Precotionneusement, j`entre-ouvre les yeux pour aller chercher the good formular (evidemment celui distribue dans l`avion wasn`t the good one) et je remarque que la queue elle va jusqu`au fond of the hall.


Apres avoir vole son stylo a un espagnol affable je double tout le monde avec des grumph et les yeux fermes. Re-arrivee a la douane, je me fais doubler par 5 chaises roulantes.
Sentant une haine internationale derriere moi, je ne bronche pas et commence a me balancer pour faire tourner la douleur derriere l`autre globe oculaire.

Re "Skiwinèr".
Les yeux toujours fermes je reponds a ses questions (y m`ont demande mon adresse en Chine !!!) puis, je ne sais comment, parviens au hall pour recuperer mon sac.

2 check points later, je re-enregistre le sus-dit bagage, les doigts dans le nez...non, les yeux fermes, et me met en route pour le terminal A, ou la femme de menage me dit que mon avion m`attend.
2 minutes de navette plus tard, le terminal A me dit que ben non c`est le B.
2 minutes de navette plus tard, le terminal B me dit que ben non c`est le A.
2 minutes de navette plus tard, le terminal A me dit que ben non c`est le B.
2 minutes de navette plus tard, le terminal B me dit que ben non c`est le A.

...

Un oeil entre-ouvert, je m`approche au radar d`un flic, un gros, celui que je distingue le mieux.

Et la, je dois avouer qu`apres la Chine, ce fut un tel soulagement de le voir prendre les choses en main, traverser TOUT le terminal en ma flouesque compagnie pour aller interroger la moitie des employes et finalement trouver la solution : il faut retourner au hall A/B, enfin l`autre quoi.

(Il faut dire qu`en Chine, demander un renseignement et obtenir le bon releve de l`exploit. Si on ne se fait pas d`office rembarer, on obtient la mauvais information, voir une information sans aucun rapport avec la question : dire n`importe quoi mais ne surtout pas avouer qu`on ne sait pas, et puis zut enfin : demerden sie sich!)


Arrivee a un 3e check point, canadien cette fois, avec une machine qui te souffle de l`air dessus pour verifier si tu ne transporte pas de poussieres !!! (a ce qu`ils m`ont dit).

Encore 1h d`avion au soleil couchant et arrivee a destination. La migraine est partie. Tout va bien.

Sauf...

Sauf que personne n`est venu m`attendre a l`aeroport...

...


parce que je m`etais trompee dans mes calculs de decalage horaire et j`avais annonce mon arrivee pour le lendemain.

Erk Erk.

Apres encore 1h30 de bus et metro (Decouverte du jour : le Canada n`aime pas les visa francaises, pas moyen de tirer de l`argent et de payer la navette express. Les quelques HK$ me payent donc le bus.) par -5 degres (rappelons que 25h plus tot il en faisait 30), c`est donc 27 heures apres mon reveil que je me suis couchee, ...enfin, echouee serait le terme exact.

lundi 13 octobre 2008

Zizule en Chine - Photos ?

A HongKong, quand tu veux te delasser et partir voir le monde, nul besoin de traverser le continent : suffit de rouler 2 heures vers le nord et tu es en Chine>

Et Chine, veut dire, toujours pour un hongkongais, une autre planete.
Aussi lorsque le susdit HK-ais desire partir en Chine, il s`inscrit dans une agence de voyage. Ce que je fis.

3 jours, hotels 5 etoiles = l`equivalent d`un peu plus de 100 euros.

Quand j`aurais un peu plus de temps, je vous parlerai de ce fabuleux et effrayant pays qu`est la Chine.
En attendant, voici des photos de ces 3 jours.

Premier soir - Vue de l`hotel a Fong Wan (l`erable gai)




Yeng Yuan (Male Stone)...sans commentaires.





...





Enfin si : 28 m de haut et 7m de diametre




La foret de Danxiashan



J`aimerai aussi vous montrer des photos des routes chinoises mais je n`ose pas encore auitter la route des yeux tellement ils conduisent comme des dingues, ici.

Par exemple les voitures font demi-tour ou marche arriere, voire s`arretent simplement au milieu d`une 2 fois 4 voies.

Des velos en contre sens sur cette meme route.

Des femmes qui passent le balai sur l`autoroute.



En gros, si tu klaxonnes pas, on ne te vois pas...



Et enfin, une photo pour vous montrer a quoi ressemblent la majeure partie des villes de campagne ici, en-dehors des villages ruraux qui ressemblent a des bidonvilles en mieux.




Et la, je vous laisse.


Je vais me faire masser par des masseuses aveugles pendant 2 heures.


Pour l`equivalent de 10 euros.


Ca vous pose un probleme ?


jeudi 9 octobre 2008

La jungle d`HK

Saviez-pas quà HK y a une junle ?

Bah moi non plus je savais pas. Betement je m`etais dit : "Ou diable pourrait-on mettre une jungle ici ?"

Voila l`histoire.

Zizule a RDV quelquepart avec quelqu`un. Apres 2h d`attente pour son visa chinois, Zizule a envie de marcher. Et la, lecteur attentif, tu sais bien ce qu`il se passe : le sens de la desorientation de Zizule refait surface.
Stupidement celle-ci se dit : "Tiens ! Mais c`st joli par la ! Hop! J`y vais"
Il se trouve que le "par la"c`etait un escalier sculpte dans la falaise, quasi vertical, coince entre 2 immeubles de la rue centrale.

Se sentant d`humeur taquine et conquerante, Zizule entreprend l`ascension dudit escalier.
147 marches plus tard, l`escalier s`arrete pour laisser place a un sentier sans beton ni rien, et tout ce aue trouve Zizule a penser c`est : "Ah ? marrant. Ca doit etre le seul endroit non betonne de la zone."

Zizule continue.

Petit a petit la flore change. Ca devient de plus en plus... jungle.
Des escargots gros comme ca, enfin comme mon poing, des fourmis que tu veux meme pas savoir la taille, un papillon large comme ma tete, et des trucs qui pendouillent des arbres...


Apres 30 minutes d`horreur pure, Zizule tombe sur un autochtone masque qui, loin de jouer a Zorro, nettoie.
Eberlue et hilare devant ma tete de Robinson Crusoe il me montre obligamment la sortie vers laquelle je m`empresse.

Mais les aventures de Zizule ne sont pas finies, car souvenez-vous qu`a la base des bases elle a un RDV, et que ce RDV est dans 10 minutes.

Zizule, accablee de chaleur avec tous les details d`aureoles sous les bras que je vous passe, degaine donc sa carte et se rend compte malgre son talent certain de se f...dans la m... qu`elle n`est pas loin du point de RDV.

...


Elle est simplement au-dessus.




Il va donc falloir descendre de la montagne. Et la, presentement, a part jouer a Tarzan, Zizule ne voit pas comment.


Hardie malgre l`escargot qui l`a poursuit de ses ardeurs, Zizule se dit que apres tout, le trajet le plus rapide entre 2 points est la ligne droite, alors pourquoi s``embeter a suivre les lacis de la route ou s`ensuivent cars et camions dont la vitesse n`a d`egal que les decibels ?

Hein ? Pourquoi ?

Alors que finalement, traverser cette esplanade la, a droitem nous permettrait d`atteindre le bas de la montagne en 2 minutes.






Ce aue Zizule ne vous dit pas c`est que l`esplanade en question, c`est un chantier et qu`il est bouree de phillipins en pleine pause dejeuner.



...





Calme-toi, Maman.




...



C`est donc d`un air degage que Zizule s`engage dans la fosse aux lions.




...



Et c`est sans encombres qu`elle arrive dans la rue, celle qu`elle cherchait depuis le debut.



Trop forte, la Zizule.





Bon : reste plus qu`a trouver l`immeuble.
Et pour ce decharger de cette tache harassante, Zizule se tourne vers la premiere personne venue qui s`avere etre un groupe de 15 philippines de retour de leur pause dejeuner.


...



Et c`est donc sous les ovations delirantes de 15 philippines que Zizule fit son entree dans le hall du RDV...






...Pile a l`heure. (L`Elu, tu crois ca ?)

Tu vois HK ? C`est entre La Defense et Marrakech

Jour numero 2

Lantau et son Great Bouddha

Metro, telepherique avec des cabines nettoyees a tous les passages, et 188 marches pour aller en haut de cette ile et planter de l`encens dans de gros pots en bonze.

Le temple de Lantau existe depuis pas mal de temps mais le Bouddha n`y a ete ajoute qu`il y a 20 ans.
Les touristes affluent tellement que les moines sont alle faire leurs prieres ailleurs...

Resto vegetarien offert au temple. Surtout n`imaginez rien d`exotique du style : assis en tailleur, servis dans des feuilles de palmier au son des bonzes.

Nan : ca ressemble plus a une cantine et tu es prie d`activer passke ya du monde derriere.

Ensuite je suis allee planter des batons dans des fours en pensant tres fort a vous. C`est pour ca que vous vous sentez bien depuis 24 h !

Balade sur le Wisdom Path, vue sur la baie et l`aeroport de HK (completement artificiel, on a fait exploser une montagne a ce qu`il parait pour la mettre dans les mer et faire atterir les avions dessus. Un autre theorie ajoute qu`on a rempli les coins avec des dechets...)


Retour a HK
Balade dans Soho qui est le quartier chic et branche style St Germain des Pres, avec beaucoup de bars et d`occidentaux bourres. Il s`agit de l`ancien quartier interdit aux chinois pendant la colonisation. Il est accroche a flancde montagne et on y accede par le plus long escalator du monde, suspendu au-dessus des rues, entre les immeubles.

Puis retour a la maison, en tramway.

Les ferrys et les tramway de HK sont les memes depuis le debut du XIXe siecle.
Les tramway sont tres etroits et pas tres haut, sur 2 etages et 1 seule voiture. Le seul moyen de tranport sans la clim. Tres differents du metro : large, propre et sens bon, relativement silencieux, ...


HK est finalement une ville tres bruyante, relativement bordelique mais au fond le comportement y est tellement codifie et le chomage tellement bas que tout semble y trouver sa place...

Photos choisies du Jour 2


mardi 7 octobre 2008

Zizule a HK - JOUR 1 ou plan foireux 1

15h de vol dont 1 de sommeil.


L`heure de sommeil astucieusement calee a l`heure du dejeuner. Donc dejeuner loupe...youpi.


(Ah oui, l`Elu vous a sans oute prevenu : les accents font greve pour le mois a venir et les fautes d`orthographes vont empirer, qwerty oblige.)


Arrivee a HK. Je me dis qu`il y a beaucoup de brume dans cette ville.




Je finis par m`apercevoir qu`elle est dans mes yeux...




Navette direction ile de HK dans un metro im-pe-ca-ble et sent-bon, et par une temperature glaciale.


En effet, les HK-ais adorent mettre la clim A FOND.

Resultat : dehors on savoure la temperature d`un dimanche matin sous la couette, humidite en prime, et des qu`on rentre ou que ce soit...on caille.


Pour continuer sur la temperature, il parait que j`aie de la chance parce que le typhon d`il y a 3 jours nous permet de profiter de ces 29 degres particulierement agreables.


Apres 15h de sommeil (oui, je suis une fille tres proportionnelle), je suis allee prendre la temperature de la ville.

Bus, tramway, metro, ferry.

Vendeurs ambulants, reparateurs de tout et n`importe quoi n`importe ou, enseignes gigantesques, taxis fous, immeubles croulants, canards laques.

Peu de mendiants, pas de velo, pas de mobylettes, pas de vegetation, et pas 1 seul dechet qui traine.


Photo choisie du Jour 1

A Kawloon, marche aux puces, un jour ferie a HK.


A suivre : un momographie sur la gestion des dechets a HK, comptes-rendus de mes visites de HK, Lantau, Macao, Stanley, Canton et Shenzhen, Sai Kung, ...

Zizule a HK - Preface de l`Elu

A Zizule l`exploratrice
Qui avec ses petits petons
Va endurer moultes aventures.

Retrouvez tous les episodes sur ce blog qui fait fureur depuis peu.

PS : Zizule s`excuse d`avance pour les accents qui manquent et les apostrophes a l`envers. Elle traduit du qwerty et elle galere...

lundi 29 septembre 2008

Faisons-nous la belle...

Chers amis,

C'est avec une joie et une excitation profonde, teintées d'emballements cardiaques, que je vous annonce mon départ imminent pour l'autre bout du monde.
C'est ainsi qu'après les chroniques de Perséphone en Turquie (encore à suivre) vous pourrez suivre les miennes à Hong Kong & Co. (D'ailleurs si vous avez des conseils de trucs à y faire, lâchez-vous dans les commentaires).

C'est donc plongée dans l'afflication la plus astreingente que je laisserai dernière moi cette merveilleuse banlieue parisienne où j'ai passé ces 7 derniers mois et la RATP/SNCF avec laquelle j'ai profité de plus de 250 heures d'accointance au gré des retards et des RER supprimés.
Ô tristesse ! Ô soupirs !

Alors, chers lecteurs, vous me direz que si je voulais me soigner de la banlieue, des RER et de leur odeur, c'est pas vraiment à HK qu'il faudrait que j'aille.
Et vous auriez raison.

Mais bon...



N'est pas reine des plans foireux (RPF) qui veut, et il faut bien assurer son rang.

Et là, comment vous dire, si je ne vous dégotte pas 3 ou 4 PF par jours, c'est vraiment que 7 mois de RER ça vous change un homme, enfin une RPF.

En vous la souhaitant bonne, je pars dimanche (et aujourd'hui est mon avant-dernier jour de boulooooooooooooooooot)

jeudi 25 septembre 2008

15 saxbass ça réveille

Ça y est, les vacances sont terminées.

Non pas que j'en ai pris, mais les activités extra-scolaires...enfin extra-truc là ont reprises.

Et j'ai donc ré-intégré un nouvel orchestre.

Le dernier où j'étais tapait dans les 13 musiciens au plus fort de la saison. Cui-là, comment vous dire, on sent que l'élevage est bien mené.

53 qu'on était.


Donc 15 sax bass.



Juste derrière moi.



A jouer le thème de James Bond.



Pour info le sax bass est un des instruments dont il est le plus facile de sortir un son désagréable, juste après le cornemuse et le pipeau. Ca fait : "PPPOOOOUUUUUUËËËËËËËËËË˨T" quand ça veut être gentil, et pianissimo connaît pas.

Je vous laisse imaginer le bazarre.


Pour vous ressourcer, vous pouvez toujours aller relire ça et ça.

En plus ça vous donne bien l'ambiance.

Pask'hier c'était juteux.


Imaginez 53 trombonnistes privés d'orchestre depuis 2 mois.
Pour vous faire une idée ça ressemble un peu au taureau qui racle le sol avant de foncer. Et le chef : penché en arrière comme s'il tirait sur les rênes d'un percheron déchaîné.


Ca se chamaille grave entre les pupitres : les sax bar sifflent les flûtes, les clarinettes m'accueillent avec un "ooôôôhh une nouvelle clarinette !!"
Moi : "ben non c'est gentil mais je suis piccolo, moi"
Eux : "Ah...ben personne n'est parfait, hein ?"
Moi : "ben non"
Les trompettes envahissent la salle en marchant sur les plates bandes des tuba, qui rouspètent en infra-son, Miss Tarte à la Crème fait son entrée sous les ovations délirantes des trombonnes (toujours les plus sexy, les trombonnes, je ne sais pas pourquoi), tandis que la percu nous scie les nerfs à tester ses nouvelles symbales.


Une chouette soirée, quoi.

mardi 16 septembre 2008

Perséphone en Turquie, 2e épisode : SPLENDEUR ET MISÈRES DU TOMBEAU LYCIEN

(Vous allez voir, ça parle de déchets !!!! Youpiiiiii!!!!!)



Il y a dans toutes les civilisations une sorte de respect atavique de la mort que se partagent tous les gens sympathiques. Vous n'irez pas spontanément, vous, lecteur, renverser vos détritus sur le caveau de famille de vos voisins: vous trouveriez cela inconvenant.
Vos enfants, qui se promènent le samedi soir en charriant des packs de canettes de bière et en écoutant des jingles téléchargés sur leurs téléphones portables, raisonneront de même. Si contraints par l'adversité, ils finissent leur virée dans un cimetière communal, ils renverseront, au pire, leur bière dans les pots de fleurs artificielles.

Ce fait de société m'avait toujours paru curieux; je ne comprends pas qu'on se transmette, de génération en génération, le respect comme valeur commune: c'est une inspiration surnaturelle. Après tout ce caveau de famille n'est pas votre caveau, et les morts sont toujours les morts.
Mais la France étant ce qu'elle est, c'est-à-dire un pays spirituellement élevé, l'infâme qui tague ou salit un tombeau s'expose à la condamnation publique, comme le prouve en ce moment notre bonne ville d'Arras.

Eh bien cette règle immuable a enfin un accroc.

Bizarrement il bée aussi à Fethiye, comme notre boulet au slip bleu. (C'est que certaines villes ont plus de substance que d'autres, ou que j'arrange l'histoire pour les besoins de la narration, qui sait).

Fethiye, je ne crois pas l'avoir dit, était membre autrefois de la confédération lycienne, un ensemble de villes qui, entre autres particularismes, se sentaient tenues de se conformer à des usages funéraires absurdes, du genre mettre des sarcophages au milieu des trois-voies.
Je vous parle de choses qui ont eu lieu il y a trois mille ans, et dont les habitants du coin n'ont plus qu'une perception très vague.
N'empêche: un tombeau même lycien reste un objet reconnaissable. Il est essentiellement composé d'un socle en pierre, d'une cuve, en pierre (massive), et d'un couvercle, énorme, que le Guide Bleu gratifie de cannelures ou d'un autre terme architectural abscons que je ne vais pas perdre mon temps à aller vérifier. Ledit couvercle est parfois orné d'une croix, ce qui pourrait passer pour un symbole chrétien, mais ne l'est pas du tout, vu que les Lyciens ont tous été ratiboisés vers l'an -200.
Reconnaissons que c'est là tout de même chez eux une belle intuition prophétique, et que ça n'est pas une raison, tout de même, pour les arroser de quoi que ce soit.
Le sarcophage lycien présente en outre une grande variété de formes. Il ne ressemble souvent pas du tout à un sarcophage. C'est souvent une simple niche à même la falaise, de première, deuxième, ou troisième classe (c'est-à-dire à une, deux ou beaucoup de croix, voire, curieuse confusion des genres! pourvue d'un fronton gigantesque de temple hellénistique).

Les pilleurs de tombes sont passés par là, et je n'ai pas vu d'exemple que la façade n'ait pas été pulvérisée – ce qui nous permet (every cloud has a silver lining) d'admirer la disposition intérieure. Quelle que soit la classe du tombeau, le principe varie assez peu: trois banquettes le long des murs, où l'on déposait, à défaut de les y enfourner, les cadavres des dignitaires.

Fonctionnel et gracieux.

Au vu d'une telle disparité de styles, je peux comprendre que la population de Fethiye se sente par instants un peu égarée. Les cimetières musulmans n'ont jamais l'air de niches. Le tourneur de kebap (dönerci) n'est pas contraint non plus, de par son activité, à se poser huit cents questions sur les rites funéraires de l'ancienne Lycie. On l'excusera donc de garer son vélo, le soir, en face d'une tombe trimillénaire, s'il croit que c'est une grotte naturelle.
On lui passera, dans un accès de générosité touristique, ses graffitis sur la dédicace en lycien; mais il y a d'autres sortes de mauvaises manières.

Lorsqu'on déambule dans Fethiye, et que par extraordinaire on quitte le port de plaisance, on arrive bien vite aux falaises. C'est là le lieu d'élection du tombeau lycien. Pour s'en rendre compte il faut traverser préalablement d'anciens quartiers grecs qui ne respirent pas l'abondance; mais le site principal est, pour une fois, barré, c'est-à-dire qu'il faut s'acquitter d'un droit d'entrée de huit lires, ce que nos voyageuses, à sec, ne daignent pas s'offrir.
En retraversant les rues populaires, l'une d'elle aperçoit un curieux relief, entre deux pâtés de maisons. Nul doute qu'il s'agisse là d'une niche à trois croix. Nul doute non plus que le propriétaire du terrain ait pris la formule littéralement, et qu'il ait fait de la niche une niche; il y a attaché son dogue.

En face de ce tombeau un autre, qui n'est pas mieux traité, puisqu'il sert de soubassement à une terrasse en parpaings, encombrée d'un joyeux foutoir agricole. La tombe où pourrit autrefois Diodème, ou un Lycien assimilable, remplit aujourd'hui des fonctions de voirie, aux bénéfices d'un Fethiyen qui consomme à ce qu'il paraît le Coca et le lait salé en quantités industrielles.

Je ne dis pas que ça n'est pas louable. Les bourgades de la côte méditerranéenne sont mystérieusement privées de poubelles. Face à la carence le citoyen alerté met à profit son environnement, et en use avec la mer, les champs et les bas-côtés fleuris comme nous avec les conteneurs verts de l'arrière-cour, autant dire cradement. Et tant qu'à choisir entre les étendues liquides des flots et le réduit ombreux d'une tombe, je préfère le dernier, qui circonscrit au moins les merdouilles.

Dommage tout de même pour les Lyciens. Je n'ai pas précisé en introduction, pour ne pas faire pleurer les foules, que ces sarcophages servaient en priorité aux monarques, qui se succédaient à des rythmes intenses. On peut estimer que Diodème était un homme de premier plan.

Ainsi vont les grandeurs passées! Aux ordures et à la poussière.

Perséphone, 11 septembre 2008

PS: pour toute information sur la vie ou la mort des Lyciens, ou l'accroissement du déchet turc, je me tiens à votre disposition.

mercredi 10 septembre 2008

Andze ouineurizzzz ... ?!

Bon, c'est Sylvain qui a gagné...
Il a donc droit à un post de Zizule.

D'ailleurs ça tombe bien que ce soit maintenant que je le fasse, le post, parce que Sylvain est parti en vacances dans un endroit peuplé de chèvres et de primeverts.
Avec un peu de chance, il passera donc à côté.

Bien, commençons, voulez-vous ?


Sylvain est un être barré : il ne dort ni ne mange

...

sauf bien accompagné

...

de Monbazillac, bien sûr.



Les seules dérogations à ces règles sont les moments où se sustenter devient un acte de survie pour continuer à danser ou pour draguer intensivement.

En dehors de ça, Sylvain cultive une apparence d'ascète, côté allumette comprit.
Il habite dans une une bibliothèque dont il aime à tapisser le parquet de Canard Enchaîné's.



Zizule et Sylvain se rencontrèrent dans une de ces soirées de Jazz, Swing et Dragouilles dont ils raffolent tous deux.
Sylvain a bien essayé sa tactique du Monbazillac à deux-trois reprises, mais c'était sans savoir que Zizule est un être indéfectiblement attaché à sa vertu et incorruptible.

...

Résultat : la tactique a complètement foiré

...

par contre Zizule est devenu accro au Monbazillac.

...

Passons.

Sylvain a également un âme de chef. D'un simple "Clic" il vous rameute 77% des danseurs de Paris. Il connaît à peu près tout ce qu'il s'est fait en matière de Jazz, Swing et Dragouille ces 10 dernières années, en France métropolitaine et DOM TOM + anciennes colonies outre-atlantiques.
Et quand je dis "tout ce qui se fait" j'entends par là : le nom de toutes les variantes de swing, le nom de toutes les danseuses et de leurs partenaires respectifs (par sécurité pour éventuelles manoauvres d'approches, Roger/Houston, 5 sur 5), leurs antécédents qu'il associe à une probabilité de succès, les noms de tous les profs à l'international et leurs horaires de cours, le tour de mollet de ...(non, ça c'est une blague)

Enfin et pour conclure, Sylvain a également un job mais j'ai jamais été fichue de comprendre exactement de quoi il s'agissait...
De tout façon on s'en fiche, il danse bien.

jeudi 4 septembre 2008

LE BOULET DU BATEAU - Persephone en Turquie - 2

Rappelons que Perséphone a été au précédent épisode, indécemment zyeutée par un vieux lubrique puant, et un jeune tout aussi lubrique quoique moins puant.

Elle sort de l'eau azurée, en bikini à poix.

Reprenons son récit là où nous l'avons laissé.

"

...

Une vengeance s'impose-t-elle ?

On verra plus tard car l'écume abonde, et il fait bon s'y tremper les pieds en rafraîchissement. Saisie d'audace juvénile, je me risque au premier étage, et envisage d'un coup d'oeil la hauteur du saut:

trois mètres.

Grmph.


Le vertige guette et se déclenche.
Bon, après tout, il n'est pas nécessaire de produire tant d'éclaboussures, Boulet se guérira bien tout seul.

Je suis debout sur le parapet (c'est une scène très inquiétante à regarder de l'extérieur, j'imagine). Encore un peu et mes pieds dérapent sur le bois mouillé – il faut être forte – et mon Dieu voici que Boulet surgit, bardé d'algues et de sel, et de petits coquillages collectés au fond de l'eau, et il me sussure un vibrant « hello » chargé des charmes des Tropiques.

D'horreur, je saute.


Boulet est resté sur le parapet, non pas décontenancé, mais ravi de ma performance, dont il se croit sans doute le père et l'initiateur. Je le maudis au milieu des crachats d'eau de mer, et lui me renvoie mon salut,

heureux,

comblé,

...

homme enfin.

La fin de la croisière s'épuise dans une ambiance suspicieuse, qu'alimente l'Allemande et ses potins sur les mondes souterrains de Fethiye (voir à la rubrique « pélicans »).
Ce boulet m'a paru diplômé. Il est adroit, surtout. Une horrible brunasse se laisse aller à un jeu de photos intimes avec lui, lèvres contre lèvres, bouârk! et que je me cambre le fessier.
Je répugne à la complaisance. Boulet adore.

...


Enfin de retour à l'embarcadère!

Erhan-Dört s'est tenu à l'écart des ruines, mais nous lui pardonnons, au grand chéri, car il a le galbe ventru d'une autruche, ce qui entrave les déplacements en eaux peu profondes. Tout l'équipage se met en rangs pour sortir, le capitaine, le barman, et les deux mousses acnéiques; les estivants ont remisé leurs bouées, et pour ma part je n'ai pas quitté mon coussin, puisqu'il est à l'arrière, c'est bien pratique.
Je vois Boulet prendre son tour sur le marche-pied, altier, pas si laid, après tout; mais scène étrange: ne tient-il pas la brunasse par la taille, du geste immémorial de la possession?
« C'est sa femme » souffle l'Allemande, « ils viennent souvent sur le bateau, presque tous les deux jours. »

LE BOULET DU BATEAU - Persephone en Turquie - 1

Qu'on me permette d'introduire cette série par une histoire qui me met en valeur, ou presque, parce que
1/ j'aime les niaiseries sentimentales
2/ le style devrait bientôt devenir plus sombre.

On estime d'ordinaire que les vacances sont le lieu ordinaire de rencontre avec l'Homme; je prétends le contraire, et le prouve.

18 août 2008

L'été, la mer à perte de vue. Nous sommes à Fethiye, bourgade sur la Méditerranée turque, que fréquentent les vacanciers et les dresseurs de pélicans.

L'air flamboie et embrase nos corps: et pour cause, nous apprend un pépé suant, la moyenne des températures est de 47°C.

S'il y avait eu une nécropole, je nous aurais enfouies dedans: les morts tiennent frais, paraît-il. Il n'y en a pas. Plutôt que de râler sur la jetée encombrée par les pélicans et leurs dresseurs en habits marins, je préconise une balade en bateau: les bateaux tiennent frais, paraît-il, surtout s'ils coulent; et celui-ci m'a l'air bien vétuste.


...



Le Guide Bleu, mon ami et mon confident, conseille d'ailleurs les bateaux, car ils permettent d'approcher les ruines, qui sont le charme majeur de la région, si l'on excepte les pélicans.

Le prétexte culturel étant acquis, embarquons.


Je tiens tout de suite à préciser que je n'ai pas une expérience multiséculaire du boulet.

Le vie parisienne est emplie de spécimens plus ou moins hideux – le Boulet du Métro, le Boulet du Café, le Boulet du Franprix – que l'on apprend, jeunes filles, très vite à dépister. Lorsqu'on maîtrise la typologie, on les évite! Paris est suffisamment grand.

...

Le bateau, un peu moins.

Une fois que l'on est installé, la zone d'évolution dévolue au promeneur n'excède pas les 5 à 8 m², en comptant les toilettes.
Le boulet, dans ces circonstances carcérales, devient rapidement adhésif.

Un boulet adhésif, quelle horreur, on dirait un accessoire du rayon éponges.

...


Notre bateau, scène du drame et de la leçon, est baptisé Erhan-4 (Erhan Dört, c'est du turc). C'est une brave coquille de noix qui en toute insouciance accueille une soixantaine de personnes: j'y ai pris place avec ma mère, sur un gros coussin à l'arrière, d'où je regarde les flots, qui sont autant de pélicans mousseux.

Ma mère étant de nature communicative, elle entretient une grosse Allemande des problèmes sociaux de l'Europe, et la convainc de voter à gauche.

Même aux arrêts, qui sont baignade plutôt que ruines, elles poursuivent leurs pépiements autour de miettes chocolatées. Ceci laisse le champ libre à mon bikini à pois. Trempons-nous donc, puisque l'air est bouillant.

...


Hélas et triple hélas, les pélicans ne sont pas seuls dans l'étendue aqueuse ce matin; le boulet surnage aussi, le cheveu à peine humide, et le maillot collé aux fesses.
Comble d'horreur: il a vingt ans. Je le préfère quinquagénaire, mes schémas explicatifs sont plus clairs.

En l'occurrence ce boulet-ci est très occupé à me dévisager, même aux moments pathétiques où je m'écorche les orteils sur les graviers du rivage; lui-même progresse d'une allure de crabe dans ma direction, ce qui, avec le grand-père imprégné de saumure et d'ail qui gire à quelques mètres, multiplie les zones dangereuses.
Stratégie sportive d'évitement: je décide d'apprendre à plonger; cela devrait les tenir à distance, ne serait-ce qu'à cause des éclaboussures.

Non, plonger, peut-être pas, je n'ai pas de gilet de sauvetage; mais me jeter comme un sac de riz (comme le touriste italien au charmant profil, qui saute en se pinçant le nez et tiens, ah ah, il a oublié d'enlever ses lunettes! imitons-le), depuis la proue du bateau.

La méthode est sans danger.
Les cils collés par le sel, j'arrive encore à reconnaître, et vite, l'odeur alléchante du pépé.
Evidemment dans l'opération le bikini à pois se déplace un peu, mais les individus normaux qui ne fixent pas ma poitrine n'ont pas le temps de s'en rendre compte; Boulet, lui, mate. Il a pris place sur le petit ponton à trois mètres de moi, et alors que j'ai rejoint mon perchoir pour poursuivre l'entraînement, il m'appelle (d'un petit sifflement coquet).

...


Je hausse l'oeil.

...


Il se désigne le torse (c'est-à-dire le mien, par dérivation sémantique). Moue mutine. Je rougis. Pas encore pu me rajuster.

...



...



Une vengeance ignoble s'impose-t-elle?



Suite au prochain épisode (y en aura une petite diz...quinzaine)

lundi 1 septembre 2008

Les Joies du Bizzu

C'est la rentrée des classes !
En ce moment les jeunes recrues envahissent le campus resté vide depuis des mois.

J'ai pu en profiter en tout liberté depuis 5 mois que mon stage passionnant a commencé.

Mais aujourd'hui...c'est la rentrée.

En fait, ça veut dire que toute la journée, des hordes d'étudiants plus ou moins couverts courent devant ma fenêtre en se lançant des œufs, hurlent à qui mieux mieux le puissant et célèbre "C'est à Babord/Tribord qu'on gueule...", apprennent tous en chœur les pires chansons paillardes, arborent les derniers T-shirts "J'aime le Sexe/la Bouffe" (au choix), et envahissent la cour de récré ... pardon, le campus avec des toboggans gonflables, des babyfoot humains et des jazzers d'eau.

Enfin voilà quoi

...

C'est la rentrée.


Bientôt la fin du stage pour moi. Une nouvelle vie pour eux.

jeudi 21 août 2008

Vedi Napoli e poi muori (2)

Je suis un peu à la ramasse mais bon c'était les vacances...

En Juillet 2008, Silvio Berlusconi a annoncé à Naples que "la phase dramatique" de la crise des ordures étaient terminée. Mister B.
s'est félicité d'avoir régler la crise en 58 jours.
"Naples et sa région sont redevenues des endroits propres"
"Une nouvelle phase commence, celle qui consiste à faire fonctionner le système de traitement des ordures avec la construction d'incinérateurs".

Alors là, chers amis, je rumine, je rumine, je rumine et...je pète les plombs.

Je vous invite avant tout chose à relire mon post de début d'année.

Maintenant je vous dirais que Mister B. a une curieuse...comment dire...notion du temps. En effet, d'après lui, depuis 1994...58 jours ont passés.
...

Chic type !


Et puis apparemment, tout ce qu'il a pensé à faire c'est construire de nouveaux incinérateurs.
Et là, mesdames et messieurs, je défaille !

"Dans le cadre de la résolution de cette crise, le gouvernement italien avait annoncé en mai dernier l'ouverture programmée d'une dizaine de décharges, pour la plupart protégées par l'armée en cas de manifestations d'hostilité de la part des habitants de la ville. La construction de quatre incinérateurs a également été prévue, le premier devant fonctionner dès janvier 2009."



En attendant, je ne sais plus où j'ai lu que quelques milliers de tonnes qui pourrissent dans les rues de Naples sont "traitées"... en Sardaigne.

Evidemment les gens du coin sont pas contents.


Et quand on cherche à savoir ce qu'ils entendent par "traiter"...


ça veut dire : "mise en décharge"



Enfin...



"versage dans un trou"



...mais en Sardaigne



...alors c'est pas grave.


...

Vous trouvez pas ça malin ?



mercredi 20 août 2008

Soirée ciné

Bon, c'était la fête du cinéma l'aut' jour.

Zizule et moi sommes donc allées au ciné accompagnées de Wall-e et Batman. Je vous dit pas la tronche des gens pendant qu'on faisait la queue.

Faut dire que l'autre en noir, là, il a pas un air franchement rassurant. Et puis il prend tout la place avec sa cape ridicule et ses oreilles d'elfe.
Par contre le petit machin à roulettes, l'est plutôt pratique pour s'asseoir dessus dans la file d'attente...Il tombe un peu en pièces mais il est serviable et plutôt rigolo.

On a donc vu leur biographie.
Plutôt gratinées si vous voulez mon avis. Faut dire que leur nègre respectif c 'était un certain Walt Disney et puis un autre...chaispuki mais il est connu.

Trop cool, quoi.

Wall-e m'a bien fait marrer avec son romantisme intergalactique, ses d'Adam et Eve obèses... En plus son histoire m'était particulièrement destinée puisque ça parle un peu de déchets...enfin beaucoup.


Batman il me fait bien rire aussi. Parce que je ne comprend pas pourquoi les gens ils le reconnaissent pas. Il a une manière tellement particulière de bouger les lèvres en parlant...on dirait qu'il a un "petit pruneau de Tour" en les gencives...flagrant !
Et puis sa nana, qui n'est plus vraiment la sienne mais quand même un peu dans un hypothétique futur, et ben sa nana...elle...meurt. Juste après l'avoir définitivement largué, en plus ... mais sans qu'il le sache.

Z'avez compris ?

Et puis y a une belle réflexion sur la condition du héros : entre ce que tu es, ce que tu veux être, ce que les gens veulent que tu sois et ce dont ils ont besoin, y a comme qui dirait un gap.

Rajoute un méchant frapadingue et un gentil-méchant-chevaleresque-amoureux-schyzophrénique, bref : c'est un chouette film.


Et pi après le film, Zizule, Wall-e, Batman et moi, on est retourné dans le RER, parce que c'est pas le tout mais les déchets ça n'attend pas.

mardi 19 août 2008

Bigbrozer

vous allez

et vous tapez votre nom


kesz'en pensez ?

lundi 18 août 2008

Pourquoi ? mais pourquoi ?

Pourquoi faut-il que quand vous essayiez d'imprimer votre mémoire pour envoi urgent...pourquoi faut-il que dans ce moment PRECIS...ça bug ?



Pour le mémoire de l'année dernière, vous avez mis plus de 2 heures pour l'imprimer.

Pourquoi ?

Parce qu'il paraît que la tabulation automatique c'est sensass' , par contre on ne vous a rien dit sur le fait que ça fait sauter les pages à l'impression...


Et cette année ?

Tout d'abord vous vous mettez en quête d'un de ces magasins d'impression qui rôdent dans le quartier latin...

Sauf qu'on est en Août...

Et qu'ils sont tous fermés.

Après moultes recherches vous finissez par en trouver un.

Le temps que, appelons-le Machin, se décide à lacher sa radio il se passe 5 minutes.

Vous lui dites, enjouée : " Bonjouuuuur, alors voilàààà, imprimer, relier, tructruc etc., par contre je travaille sur Mac alors la mise en page peut sauter sur votre PC, faut vérifier, et la tabulation automatique fait des siennes"

"Bah ouais mais ch'fais comment moi alors ?", vous coups-t-il

"Et bien...je me suis dit que, étant votre métier, vous auriez su..."

"Ah ouais bah non", laisse-t-il tomber

"Bon ben c'est pas grave : faisons un essai", le prenez-vous par la main. "Ce dossier là en 3 exemplaires, celui-ci en 4 exemplaires. Et tout le monde en recto-verso, n'est-ce pas ?"

"Humpf", rétorque-t-il, avenant

10 minutes plus tard, c'est-à-dire le temps pour un professionnel d'imprimer 3 x 15 pages et 4 x 2 pages, voilà-t-il pas qu'il vous balance un beau tas...recto

"Ah ouiiiii, cher môssieur, mais non...", suggérez-vous

"Ah zut!", se mea culpa-t-il

"Je vous en prie", concédez-vous





Bref : 20 minutes plus tard : direction La Poste

Affable et tatillon, le bureaucrate vous prête une agrafeuse dont le professionnel de tout à l'heure était dépourvu (évidemment).
On pèse et ...on se rend compte que le même professionnel Machin a ... oublié un exemplaire.


Retour chez Machin. Explications serrées et que non vous ne paierez pas une nouvelle impression et que merci d'avoir filé un des précieux exemplaires que la machine prétend avoir imprimé à un autre client.

Retour à la Poste.

Vous vous installez sous la clim pour écrire les adresses, pendant que le dingue de service vous explique que Madonna sent le fromage et que l'exportation du Bleu de Savignac est mal barrée.

1 heure après le début des évènements vous avez réussi à imprimer, agrafer et poster ... 50 pages.

jeudi 14 août 2008

La coupe de la Lune. Post pour les filles.

et là ! cher public, tu te demandes de quoi je vais te parler...

hein ? hein ?

"Comment ? la Lune est allée chez le coiffeur ? Et on ne m'a rien dit ?"
(Toc !! Un peu d'inspiration pour les commentaires : quelle serait votre interprétation du titre ?
Le gagnant fera l'objet de mon prochain post...DEFI !! Les garçons sont autorisés à participer.)



Mais revenons-en à mes lunettes...euh ma Lune. Garçons et âmes sensibles s'abstenir.

J'ai testé pour vous, et Lilousse aussi, la Mooncup.

Et je vous jute c'est T-O-P !!!!

En 2 jours par la poste et c'est parti pour 10 années de complicité féminine et 0 déchets.

Bon j'avoue c'est pas très joli et c'est pas super simple à enlever. Mais on attrape vite le coup de main.
Faut juste un évier tout à côté ou une bouteille d'eau à emmener avec soi dans la cabane au fond du jardin.
Testé et approuvé : pas d'odeur, pas de fuite, elle se laisse oublier, et m'apporte LA satisfaction de ne plus rien jeter de ...enfin vous savez quoi.

Prochaine étape : trouver le coton tige non jetable. Y paraît que ça existe en pharmacie...

Après ça, les seuls trucs que je jetterai dans ma salle de bain de non recyclable, ça sera mes cheveux...et ma brosse à dent échevelée, et le tube de dentifrice vide, ...
Faut que je trouve un truc pour ça.

Des idées ?

jeudi 7 août 2008

Pleins de bruits la nuit

Je sors d'une longue nuit de sommeil.

Oui je sais, je sens que c'est un sujet qui vous passionne.

Pour vous en convaincre, lisez plutôt :

Début de nuit : film. Histoire que les voisins aient aussi le temps de se coucher, que les mecs dans la rue se calment, et qu'il n'y ait pas trop de bruit pour espérer dormir. (je dors toutes fenêtres ouvertes)

Minuit : la clim des 2 resto du RDC s'arrête. Ca me réveille.
Silence de brut.
Extase impériale.

Je me rendors, bien calée dans mes 3 oreillers.


Je sais pas quelle heure : poc ! Ca me réveille : poc ?
Poc !
Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !
Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !
...
Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc ! etc.
Ah bah oui, il pleut...
Mais alors bien : pas de la pluie parisienne ridicule, mais de la bonne pluie d'orage bien lourde.

Eclairs y compris.

Pendant quoi...1h ?

Et puis jusqu'à ce matin : Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !Poc !

Enfin bref, y a eu plein de bruit cette nuit.

mercredi 6 août 2008

SORTEZ DE L'EAUUUUUU!!!

Une étude publiée dans la revue Environmental Health Perspectives montre que les crèmes de protection solaires utilisées par les baigneurs menacent les coraux.

Qué ?

En cause : les substances chimiques qui sont censées filtrer les ultraviolets. Elles activent un virus qui détruit les microalgues, elles-mêmes indispensables à la vie des coraux qui en leur absence blanchissent puis meurent.
Des expériences en laboratoire indiquent que la disparition des coraux ne prend que 4 jours en présence de crème solaire.

...

pffff, vacances en août nanméonôratouvu!!!

lundi 4 août 2008

Mise à jour classification

Oui, je me suis dit que pour reprendre ce blog un peu abandonné depuis quelques semaines, car ce n'est certes pas facile à gérer avec 2h30 de RER par jour et des WE à essayer de décompresser les ballons, je me suis donc dit, disais-je, qu'il était temps de reprendre mes chroniques ayant trait à un de mes sujets préféré, que j'ai nommé : les danseurs.

Si vous allez fouiller, et je vous invite, chers lecteurs, dans la rubrique Jazz, swing et dragouille...mode d'emploi, vous pourrez trouver, inestimable abonné, mes premières classifications, ayant plus trait aux pantalons, casquettes et autres paires d'espadrilles.

Cependant, depuis quelques semaines, je rumine, tout en dansant et virevoltant dans les bras incertains de quelques don Juan, une nouvelle table des matière. Et j'aimerai ajouter que cette table de matière se construit pierre après pierre, inorique et cynique, lorsque je détaille mes danseurs plus ou moins heureux.

Voici donc.

Le danseur Sac à Patates, le danseur Camion Poids Lourds, le danseur Fleur Bleue, le danseur Ca*nard En*chaîné, et enfin, le plus recherché pour son poil luisant...euh, son swing, pardon, le danseur Intouchable, autrement appelé, comme le dirait mon papa, le danseur Bogarté.

Commençons.

Le sieur Sac à Patates est un proche cousin du danseur Camion Poids Lourds, cependant il en diffère en ceci qu'il conçoit malgré tout que sa danseuse possède, et ça lui paraît tout de même incroyable, faut pas pousser, qu'elle possède disais-je un système de direction assisté et indépendant de toute ingérence masculine. Toutefois, loin d'en tirer parti, il ne se résoud pas à cette liberté, injustifiable par nature, et conduit donc sa danseuse, que dis-je, la balance d'un côté à l'autre de la piste et de lui-même, en se réjouissant de l'air légèrement ahuri de la belle, confondant son air tirant sur le verdâtre avec les premiers frimas de l'amour.

Le danseur Camion Poids Lourds, lui, est légèrement plus, si cela se peut, rétrograde que son cousin précédemment cité. En effet, celui-ci n'a pas été élevé dans l'idée que toutes ces nanas qu'il croise dans la rue 150 fois par jour puissent se diriger par elles-mêmes. Plein de sollicitude et d'attention, il prend donc sur lui de remédier à cette tare génétique et se permet de mener sa danseuse comme il empoignerait son volant sur un circuit de F1. Grisant, pense-t-il, submergé par la testostérone, éminemment insupportable pour Elle, insensible décidément au caractère parait-il sexy du truck lancé à 160 km/h sur une piste de terre tortueuse.

Ces 2 cousins font parti de la catégorie de danseur qu'il ne faut surtout pas quitter du regard ou risque de se retrouver propulsée, au mieux dans les pieds des voisins, au pire vers le plafond (et c'est encore plus engoissant lorsqu'on danse en plein air).

Le danseur Fleur Bleue est le moins dangereux de tous mais aussi le plus ennuyeux, pathétique et souvent le plus répugnant. Au toucher, la Belle ne sentira sous ses doigts qu'un squelette qui est dans le pire des cas chevelu-poilu style Yack tibétain. D'autre part, le sieur Fleur Bleue n'enlace que très légèrement sa danseuse, ce qui peut paraître un soulagement pour la Belle déjà éprouvée par les 2 cousins de tout à l'heure, mais bien léger et au final ultra-chiant et insipide. Le danseur Fleur Bleue vous laissera très souvent vous échapper à la fin de la danse avec un timide et pitoyable "Alors à tout à l'heure, hein ?"

"Grumpf", réponds alors la Belle, assorti d'un "Oui, certainement mais je vais devoir y aller / mon ami m'attend / j'ai la diarhée / ..."

Le danseur Can*ard Encha*iné est, aussi surprenant qu'on pourrait le penser, un des plus sympathique. Son créneau c'est se fendre de quelques commentaires bien senti sur sa danseuse dans le genre de "Ouh! Vous êtes une fille...dynamique!" (véridique), ou de "Ouh! mais tu ne danserai pas, par hasard, du chamboula oriental ? parce que je sens bien à la manière dont tu bouges ton pied gauche que tu as du prendre des cours. Non ?"

"Non".

Ce danseur est généralement assez bon et éclectique.

Enfin, et vous l'attendiez tous, le danseur Intouchable. Celui-ci est assez rare pour qu'on n'en trouve qu'un ou deux par soirée, si ce n'est pas zéro. Durant les beaux jours, toutefois, leur densité au mètre carré semble s'améliorer. Seraient-ils frileux ?
Non, pas eux.
Leur danseuse.
Car voici bien le problème.
C'est donc ce qu'on appelle le danseur "bogarté", d'après l'expression bien connue de tous les fumeux : "Don't Bogart the join" (cad : "Ne monopolise pas le cylindre de décomplexion à la façon bien célèbre de Humphrey").
Pour se l'attitrer, une seule technique qui demande pas mal d'audace : veiller, guetter le moment où la probabilité de se voir couper le chemin par la cavalière ou une autre danseuse, tout aussi aux aguets, est la moindre, foncer, cheveux et sex-appeal au vent, et inviter...de force.
D'après les retours que j'ai eu, ça lui plaît beaucoup à l'Intouchable.
Généralement à ce moment-là, en t'emmenant sur la piste, Bogart te demande, ô luxe indicible, si tu danses du 6 ou du 8 temps. Et là, la classe c'est quand il te prend juste la main, et la manière dont la danseuse la serre, il devine tout seul (véridique).
Mais ce n'est pas tout. Après il faut se faire inviter, voir, espoir quasi-burlesque, réinviter.
Et ça, c'est pas gagné.
Imaginez la pression !! La cavalière attitrée bouille / boude dans son coin et menace d'exploser à tout instant, voir pire, de faire un scène ce soir sur le seuil de la chambre à coucher.
Avec un peu de chance, Bogart est courageux et intrépide, et il te réinvite et...ô joie insensée, te demande ton nom.
Après ça c'est quasiment gagné.
Il faudra réitérer cette scène les 15 à 220 prochaines soirées, jusqu'au beau jour où il n'attendra pas ta sueur et tes larmes et viendra t'inviter au sortir du vestiaire.

Conclusion : côté reconnaissance sociale Bogart c'est le top, mais je préfère le canard.

samedi 19 juillet 2008

L'Elu et le Metteur en Scène

Mon Cher Elu, sur un scène déguisé,
Supportait sa vie d'esclavage.
Le Metteur en Scène, par l'odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
"Hé ! bonjour, Son Cher Elu.
Que vous êtes joli ! que vous me semblez ingénu !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
J'vous filerai 15 biffetons. "
A ces mots Mon Cher Elu sent bien qu'on le prend pour un con ;
Mais pour montrer sa belle voix,
Que n'accepterait-il pas ?
Le Metteur en Scène dit : "Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout chanteur
Vit aux dépens de celui qui l'écoute :
Cette leçon vaut bien 15 euros, sans doute."
Mon Cher Elu, soignant son plumage,
Alla, mais sarcastique, faire ramer son ramage.

mardi 1 juillet 2008

Je suis à la recherche de nouvelles opportunités

Qué ?


Ouais bah en gros, j'cherche un job pour pas êt' dans la mouise.


Aujourd'hui nous avons dons, Zizule et moi, envoyé quelques CV et lettre de motaïvashion.


Je vous laisse seuls juges :

17h29 : envoyage de mél bien léché

17h38 (c'est à dire 9 minutes plus tard) : 1 réponse !!!!



Zizule et moi nous précipitons d'un même élan spontané et glorieux...et élastique même


Et que je te nous clic sur "Lire"


Et qu'on se lit, n'est-ce-pas vous l'aurez déjà deviné, ou plutôt vous le savez déjà, intrinsèquement, n'est-ce-pas :

"Oui mais non. A+."



BBBBbbbbbeeeeeeeEEEuuuuuuuuaaaaaâââââaahhhhhhhh






"Pas grave"
que Zizule me dit : "y en a encore 109 à envoyer."

vendredi 27 juin 2008

Les Tueurs

film en noir et blanc
1946
de Robert Siodmak
adaptation d'un bouquin de Hemingway si je ne m'abuse

Je suis allée le voir hier soir
C'est vrai qu'Ava Gardner en grand écran ça ne se refuse pas...

Bizarrement on l'a voit assez peu. Peut-être moins de 10 scènes dans tout le film, et elle doit avoir quelque chose comme 2 pages de texte à tout péter.

...

Et pourtant, on ne voit qu'elle.


La phrase qui suit résume bien le concept :

« Une sirène fatale aux hanches ondulantes et au décolleté vertigineux, capable de flanquer le feu à la planète en restant adossée contre un piano. »





vous remarquerez l'air légèrement hagard de Burt Lancaster juste derrière. Je crois qu'il aurait bien aimé être une lampe à pétrole ...

mercredi 18 juin 2008

Il devait être 1h du matin

l'Elu et moi sommes allé danser breton hier soir : mazourska et autre danse de l'Ours, mais ma préférée reste la danse de Napoléon

le principe de cette danse là est de frapper très fort du pied 6 par terre puis de foncer dans le tas en hurlant, sauvagement enlacée dans les bras de premier éleveur de cochon venu

j'kiffe


Bref : rentrés à 1h du matin.
Crevée.

Et juste avant de me laisser aller m'endormir, l'Elu me sort une phrase...une phrase...compliquée...avec le mot "consensuel" dedans

Je t'avouerai lecteur que je n'ai pas su quoi faire tiraillée que j'étais entre :

1 : aller dormir le plus vite possible pour ne pas ressembler à une serpillère oubliée le lendemain

2 : me f... gentiment de sa g...

et 3 : aller dormir


(oui je sais)


A ton avis lecteur qu'ai-je fais ?

jeudi 12 juin 2008

Rubrique femme de ménage

Je vais bien finir par lui consacrer une rubrique à Fatou
Elle le vaut bien autant que le "sémillant Gérald" (voir les posts 2007 à la même période)

L'autre jour elle s'est quasiment défroquée devant mes yeux ahuris pour me montrer ses vergetures

Une autre fois elle entre dans le bureau l'air décidé, respire un grand coup et lâche : "tu t'appelles comment ?"

Elle avait l'air d'avoir réfléchi toute la nuit pour se décider à me le demander.

Et moi, magnanime, je lui ai donc répondu.
Elle n'a pas paru trouver mon nom Zizule très drôle... je me demande bien pourquoi.


Hier elle m'a fait la biographie de son papa : africain mort au front à la deuxième guerre mondiale, avec un grand sourire. Moi je ne savais plus trop où me f...quoi dire.


Aujourd'hui elle me demande ce que je fais comme travail.
Comme elle ne parle pas très bien français et qu'à mon avis "consultante rudologue" ça l'émeut peu, je m'embrouille dans mes explications jusqu'à ce qu'elle rigole :

"Aaaaah ! ouiii! Y a une dame dans le bâtiment C qui fait pareil ?" (mmmh...m'étonnerait ça)

"Ah oui ?" réponds-je avec candeur

"Oui : elle fait de l'ordinateur comme toi, toute la journée. Tu va gagner beaucoup d'argent aussi ?", glousse-t-elle

"Ben, euh...oui, j'espère..., enfin pas encore quoi"

samedi 31 mai 2008

Maman ne doit pas savoir mais...j'ai testé pour vous...

J'ai twice-tester pour vous le Cointreaupolitain.



First one :

Il y a quelques mois j'ai eu le bonheur de goûter ce cocktail lord de ma visite des usines Cointreau proches du Mans :


Souvenez-vous.





La recette du Cointreaupolitan :

5cl de Cointreau
3 cl de jus de Cranberry
2 cl de jus de citron
glaçons
shaker
pas à la cuillère
James Bond
...
je crois que c'est tout


Plutôt chouette cocktail donc mais il m'a laissé un souvenir vite assombri par la visite de la tannerie adjacente...





Second one :

hier soir.

Et hier soir c'était chez Pierre.

Pierre est un B.B.Q.S.L. : un-beau-barman-du-quartier-latin

Mais ce qu'il y a de plus mieux avec Pierre c'est qu'il lance des défis.



....




Comment vous présenter la chose sans vous choquer ? (spécialement vous, mes ancêtres)



Allez, sautons le pas : Cointreaupolitain gratuit pour les filles en bikini!!


Et pour la suite, ben on s'est fait offrir, quoi.


Et là si je voulais vraiment vous choquer je vous dirai que cette Second One ne m'a pas laissé beaucoup plus de souvenir que la First.


Rassures-toi Maman.
Et vous, illustres ancêtres,
Et vous, auguste famille,
Et vous inestimables et fidèles amis,
Rassérénez-vous (j'ai vérifié l'orthographe de ce mot, mon cher Papa)
Car ce n'est pas vrai.



Mais le plus drôle finalement a été l'après-soirée, ou comment rentrer chez soi en faisant le plus de zigzag et en se cognant un peu partout, les yeux bien ouverts pour regarder d'abord à gauche, puis à droite, et de nouveau à gauche avant de traverser, sans lâcher la main de Lilousse, sous peine de foncer inexorablement vers le premier mur venu en gloussant comme une dinde.

samedi 24 mai 2008

Ben voilà

j'ai envoyé un mail à 25 personnes comme quoi Zizule donne un concert en compagnie de 30 autres musiciens z'en fleurs.

Résultats ?

y a que l'Elu qui a répondu à l'appel, le mignon petit bonhomme.

Vive l'Eluuuuuuuuuuuuuuuu ! smouarchlkl





Mais rassurez-vous braves gens (Dodinnette & Co et autres expatriés, vous êtes tout excusés) : il a plu.



Cependant je commence mal, car l'histoire ne débute pas ainsi.





L'histoire début mercredi soir. Le chef nous dit :
"Bon ben les enfants, le concert est dans le parc de ... Mais on sait pas où exactement dans le parc. Bon ben vous vous chercherez, hein ?"

Ce que nous fîmes.


Et nous avons ainsi joué...entre 2 averses : 1 oeil sur la partition, 1 oeil sur le chef, et 1 oeil sur le gros nuages gris foncé là-haut.




On n'a même pas fini tout ce qu'on devait jouer...il a trop plu.


Dommage, vous me direz, mais...


...



l'Elu a été une parfaite groupie.

mardi 20 mai 2008

Mme Irma fait son striptiz

je vous jure c'est pas une blague !
la femme de ménage du bureau a voulu se désaper devant moi !




...





bon ok j'exagère un peu

n'empêche que si je l'avais pas arrêté elle l'aurait enlevé, son pantalon !





Mme Irma est africaine, toute petite, a de beaux grands yeux et un sourire lumineux.

Elle a aussi un accent assez tarabiscoté, incompréhensible, et est très bavarde.


Il y a quelques semaines elle a profité de ce qu'elle nous expliquait où jeter le papier pour nous causer pendant 5 minutes chrono, sans que personne du bureau n'en comprenne un traître mot.

Et hier soir donc, elle a profité du fait que j'étais seule dans le bureau, donc entre femmes, et que je lui ai innocemment demandé comment elle allait pour me faire une monographie sur son arthrose.
Et du coup elle a commencé à me montrer ses semelles spéciales, ses chevilles gonflées, puis elle a carrément enlevé la chaussette, puis encore relevé la jambe de son pantalon ...!

Moi, paniquée, je lui ai fait croire que mon patron allait bientôt arriver pour qu'elle s'arrête!


Elle s'est rhabillée en gloussant, m'a fait le plus beau sourire qui soit et est allé passer l'aspirateur dans le bureau d'à-côté.


...


Celle-là on ne me l'avait encore jamais faite !

dimanche 18 mai 2008

Mon vélo à Paris

soyons clairs : ça fait dans les ...12 ans que j'ai ce vélo

en 12 ans il aura crevé 3 fois

ça fait dans les 3 mois que je suis à Paris

en 3 mois il aura crevé 3 fois, aura perdu son protège-pédalier (quel est le nom technique ?) et vu son pédalier tordu par un con au leste coup de pied




hier j'ai donc redressé mon petit pédalier en lui tapant dessus à coups de marteau
et aujourd'hui je vais essayer de réparer le pneu


hier la moitié des touristes de Paris on du m'entendre gueuler la moitié du répertoire d'injures francophone
aujourd'hui ils ont pu apprécier la deuxième moitié



espérons que demain je saurai épargner mon patron...

lundi 12 mai 2008

Pfiou !!

me v'là rentrée

il a fait beau

y avait plein de bons danseurs

j'ai du transpirer 15l de flotte

au programme :
de vendredi à dimanche
levé 8h30
1er cours de bebop 9h30
11h parade dans la grand'rue de la ville, sous les vivats des ménagères déchaînées et des pépés triple-pontés
13h bouffe
13h30 à 14h15 sieste obligée sinon on ne tient pas
2e cours de bebop 14h30
16h début des festivités en ville : moultes et moultes orchestres jouent en plein air
3h du mat' : couché

donc ça nous fait dans les 10h de danse par jour...pendant 3 jours

trop cool

et notez bien ça : je n'ai AUCUNE ampoule
par contre mes deux paires de chaussures sont foutues
et dimanche j'ai fait 4 siestes : entre la parade et le déjeuner, après le déjeuner, au milieu de l'après-midi et juste avant "zebignaït"

vous noterez également qu'il n'est fait aucune mention du dîner
en effet la grosse classe c'est de venir manger dans le café où jouent déjà des musiciens
du coup on mange son croque-monsieur entre deux morceaux, sans s'asseoir

j'ai attendu le croque monsieur 1h30 mais bon Dieu je me suis jamais autant éclatée

jeudi 8 mai 2008

Abonnée absente

ça ne vous changera pas, vous me direz, mais je vous laisse 3-5 jours pour aller danser le, non pas le jerk, mais du swing, en plein air, pendant 3-5 jours donc...
je vous raconterai mes exploits, ça va vous fatiguer
hinhin

En attendant mon Papa a souhaité être édifié sur certains points épineux ayant trait aux déchets.
Je vous fais donc profiter, une fois n'est pas coutume, de ma verve dispendieuse.

Commençons pas le commencement.
J'ai nommé : la France.
Quel rapport avec les déchets ? me direz-vous (décidément je trouve que vous me dites pas mal de choses aujourd'hui !)
Et bien la France a tout à voir avec !
Car, c'est bien connu, les français prisent énormément (les déchets ? oui aussi) les abréviations.

Continuons simplement :
les OM : ordures ménagères
les DIB : déchets industriels banals, semblables aux OM sauf que non produits par un ménage
les DID : déchets industriels dangereux, vous l'aurez deviné j'en suis sûre

Maintenant passons aux choses sérieuses ! Diantre, je ne fais pas un blog pour les chochottes !
J'ai nommé les OMR, DEEE, REFIOM, DTQD, et autres DASRI

OMR = OM Résiduelles : donc ordures ménagères moins les valorisables (bouteilles plastiques, canettes alu, conserves acier, cartonnettes, papier, verres, compostables, encombrants, DEEE,...)
Les OMR changent d'une ville à l'autre selon ce qu'on vous demande de trier

DEEE : déchets d'équipements électriques ou électroniques, c'est à dire tout ce qui a une pile ou une prise, ou n'importe quoi qu'on peut brancher sur ordi, ...

REFIOM (et là accrochez-vous) : résidus d'extrait de fumées d'incinération d'ordures ménagères.
Alors pour répondre à votre question, un REFOIM ça ressemble à du verre noir, assez beau, on peut faire des tables (en marbre, oui aussi) en REFIOM. En gros on vitrifie la fumée avant qu'elle sorte de l'incinérateur, ça vous inerte tout plein de dioxines, et ça vous donne un joli cailloux noir et brillant.
Très chic en presse-papier.

DTQD : déchets toxiques en quantités dispersées : batteries, piles, accumulateurs, ...

DASRI : déchets d'activité de soins à risques infectieux : tout ce qui sort d'un hôpital ou de la trousse d'une infirmière à domicile.



Bon j'en oublie certainement mais c'est pas assez passionnant pour aller plus loin.

Sur ce je vous souhaite une bien bonne fin de semaine.

mardi 29 avril 2008

L'Homme est un loup pour ... le mammouth nain des îles méditerranéennes

Librement inspiré du livre de Mr. Weisman : « Homo Disparitus », 2007.


Lorsque l’on compte le nombre de mammifères disparus depuis 65 millions d’années (oui je sais c’est une drôle d’idée et y en a qui n’ont vraiment que ça à faire, mais accrochez vous c’est du lourd), et bien on se rend compte qu’en -13 000 ans avant nous, toute une série de disparitions d’espèces a eu lieu.

Au début de la période suivant ce pléistocène, l’holocène, d’autres espèces furent touchées :
exclusivement des grands mammifères terrestres.
Les petits et les marins avaient été épargnés.
La mégafaune terrestre avait reçu une gifle aussi monumentale que fatale.

Parmi les disparus, une légion de colosses du règne animal :
le tatou géant (coccinelle blindée),
l'ours géant à face courte (2 fois plus grand que le grizzly),
le castor géant (aussi gros que les ours noirs actuels),
5 espèces de paresseux géant (de la taille d’une vache jusqu’à plus gros que les mammouths),
et les fameux mammouths laineux (comprenant les mammouths américains, les mammouths de Colomb vivant en Californie, les mammouths nains des îles méditerrannéennes),
les mastodontes (là depuis 30 millions d’années),
plusieurs espèces de chevaux,
les chameaux nord-américains,
le tigre à dents de sabre,
le mouflon de Corse,


Ces espèces géantes expliquent, selon certains, que le détroit de Bering n’ait pas été franchi plus tôt par les humains : fallait être dingue pour s'yn risquer !
Elles expliquent aussi la vélocité des rares espèces herbivores qui ont survécu jusqu’à aujourd’hui : fallait pas être manchot pour survivre !

Mais toute notre mégafaune : envolée, en un clin d’œil géologique de 1000 ans.
Rien qu’aux Amériques : 60 genres de grands mammifères terrestres.
Qu’a-t-il bien pu se passer ?


Une théorie existe et met en lien ces disparitions massives à la sortie des hommes d’Afrique et d’Asie pour se disséminer à travers le globe.
Cette théorie s’appelle « la théorie du Blitzkrieg ».


Elle explique que chaque fois que les humains abordaient un nouveau continent dont les habitants n’avaient encore aucune raison de se méfier d’eux, il n’y avait pas de raisons qu’ils n’en profitent pas.

Lorsque les humains arrivèrent en Amérique, il y a 13 000 ans, ils étaient déjà homo sapiens depuis plus de 50 000 ans, et avaient inventé les lances. Ils décimèrent ainsi les girafes, hippopotames, rhinocéros et éléphants locaux.



Evidemment, d’autres théories existent, telles qu’un changement climatique, l’introduction par l’homo de maladies fatales, etc… Mais cela n’explique pas la disparition exclusive des grands mammifères terrestres, et l’absence de bouleversement au niveau de la distribution climatique des plantes (qu’on peut surveiller avec plusieurs millénaires de recul dans les crottes momifiées, les pollens sédimentés, …).

Pour appuyer la théorie du Blitzkrieg on peut dater au carbone 14 et faire concorder à 1000 ans près, l’entrée de l’homo dans les Antilles puis la disparition du paresseux géant sur ces îles.




Les grands animaux sont faciles à traquer ; les tuer rapporte plus de viande et plus de prestige.
Pourquoi donc reste-t-il encore des grands mammifères ? Grizzly, buffles, ours, bisons, félins, orignaux, …
On trouve en fait encore ces espèces dans des lieux peu peuplés par l’homme, ou dans des endroits où une autre source de nourriture a été privilégiée, comme le poisson.
L’orignal et le bison actuels d’Amérique du Nord sont originaires d’Eurasie. Ils ont vu leurs effectifs exploser après la disparition des espèces autochtones, plus imposantes, géantes...exterminées par l'Homme.



Mais si l’humanité est née en Afrique, pourquoi y trouve-t-on encore éléphants, rhino, … ?
Pourquoi n’ont-ils pas été massacrés comme 94 % des grands animaux australiens ? D’autant plus que la population africaine est plus nombreuse et a été plus longtemps présente que les quelques milliers d’homo ayant décimé en moins de 1000 ans la mégafaune américaine du pleistocène.

La réponse est simple : parce que la mégafaune et l’homo se sont développés de concert. Les animaux eurent en Afrique la possibilité de s’adapter au fur et à mesure que nos effectifs grossissaient.


Simple, non ?

mardi 22 avril 2008

Moeurs ecclésiastiques (bretonnes), by Perspéhone

En visite à la cathédrale de Chartres l'autre jour, je me perds.
Pour comble de malchance, je me perds dans une autre église, ce qui nous fait une perte redondante, d'une église à une église, n'est-ce-pas.

Quoi qu'il en soit, je pénètre dans l'auguste bâtisse d'apparence médiévale et, gaiement accompagnée, j'entreprends d'en faire le tour, sans prêter plus qu'une attention distante au bonheur des parents qui baptisent leur poupon.

En trois coups d'œil j'ai cerné les lieux:
église louche et hétérodoxe;
la gosse s'appelle Tiphaine;
le prêtre est virulent;
et surtout, la tombe de l'évêque.


Ne temporisons plus: je vais vous parler de la tombe de l'évêque (en quelques lignes seulement).

Le monument affiche une structure dédoublée
1/la dalle
2/l'épitaphe
– pourquoi tant de dépense de place me demanderez-vous, pourquoi disjoindre ce qui consubstantiellement est conjoint, eh bien, je n'en sais rien, je suppose qu'il y avait suffisamment de place pour cela.

Là n'est d'ailleurs pas mon propos.

L'évêque, donc, s'est fait graver à petits coups précautionneux une épitaphe latine, lettres dorées s'il vous plaît, et redorées tous les ans, je le vois à leur lustre. Je ne perce par contre pas tout à fait le sens cryptique des vers, parce que les souvenirs des versions latines forment un gros bouchon mental quand je vois une inscription, de quelqu'espèce qu'elle soit, rédigée dans cette langue.

Détournant vers Tiphaine l'attention de ma compagnonne, elle éminemment latiniste, je déchiffre le petit écriteau papier qui figure à droite de l'épitaphe et porte le même texte en, devinez quoi, en français.

« Ici gît »/ « Hic jacet »
Ciel cela correspond, ce marbrier avait tous les talents.

La suite « Ici gît Raoul-Hervé-Marie Hercouët, évêque » je me rapporte à l'épitaphe « Hic jacet blablabla » nous y sommes.
Dans un but honnête de vérification érudite, je colle mon nez à la dalle qui porte décidément les mêmes lettres « HIC JACET RADULPHUS ».

Hein?

D'où sort cette histoire de Radulphus?
« RADULPHUS EPISCOPUS » En toute logique c'est le même, où bien il y a confusion des tombeaux. Mais quand donc cet homme délicieux a-t-il été rappelé? (en latin « obiit »)

Précisons ma pensée:

Radulphus est un nom franc ou germanique, en tous les cas pas breton, je vous l'accorde, et surtout très difficile à porter de nos jours. Si cet homme a fréquenté l'école publique, je vous garantis qu'il n'a dû pas beaucoup rire. Adolescence ruinée etc. Radulphus, non mais, il y a des parents criminels.

Epitaphe, donc. Raoul-Hervé-Marie Hercouët, mort en 1954.

1954.

Pas de Francs à l'horizon.

Méditons un instant cette mystérieuse corruption de son nom.













La suite maintenant. « Hercouët, évêque, comte de Keringant »
D'où sort-ce?
D'où cet évêque du XXème siècle se veut-il comte?
Non content de se radulphiser hors de propos, il impose à nous pauvres gueux toute la morgue de sa dignité féodale?


Tiphaine pousse un large hurlement scandalisé et me voici interrompue dans mes rampades sur la dalle.
Bon, suggérè-je, allons méditer à l'extérieur ces stupéfiantes informations.

Je vous les transmets maintenant telles quelles et avec toute l'objectivité journalistique que l'on me connaît. Il me semble tout de même que cet évêque s'y croyait un tout petit peu.

dimanche 20 avril 2008

Ca s'appelle la classe (sans ç cédille)

avoir un Elu personnalisé

qui travaille à l'Opéra

et qui vous incruste un soir de représentation

...

la classe je vous dis

jeudi 17 avril 2008

ça fioume, ça fioume

Les enfants, faut que je me mette à la cigarette

Très sérieusement


Vous ne vous rendez pas compte du nombre de contrats ou de coups de bol qui vous ont été permit parceque vous êtes allé fumer un bout de trottoir avec la standardiste !

Véridique !!

Un seul doute subsiste, une grande peur demeure : Maman, me pardonneras-tu ?




Bon mais sinon, l'autre jour que je faisais une recherche sur l'économie sociale et solidaire, voici ce sur quoi je tombes :


- Mme Christine SMITH soutient sa thèse de doctorat :

- La substantivation des adjectifs en anglais contemporain


Résumé

Notre projet est de proposer une typologie semantico-referentielle des adjectifs substantives (as) en anglais contemporain.
Notre point de départ est la conscience que la substantivation est un phénomène de restructuration et de condensation syntaxique, aboutissant parfois a une lexicalisation.
Notre démarche a été de mener une étude de corpus en contexte : une analyse morphosyntaxique des phénomènes de surface de l’énoncé, c’est-à-dire la composition du syntagme contenant l’as (déterminants, modifieurs, compléments, etc.) a laquelle s’est ajoutée une analyse sémantique s’intéressant au mode de restitution de la référence des as.
Nous avons mis en évidence le parcours interprétatif déclenché par l’emploi des as, et observe le rôle de la flexion du pluriel dans la densification du sens.
L’association des deux niveaux d’analyse nous permet de proposer un modèle global des adjectifs substantives en termes de modes de catégorisation du réel.
La richesse sémantique des as, l’expressivité et la creativité qui s’en dégagent en font un objet d’étude multidisciplinaire.





Chais pas vous, mais c'est assez grisant non ?







PS : vous vous souvenez de l'autre jour où je devais trouver 2000 t de pare-chocs ?
et ben aujourd'hui j'ai trouvé 250 ordinateurs !!!
Ouééééééééééé!!!
Tout pour recycler, voui môssieur !
Chuitrofort'e !

dimanche 13 avril 2008

JJJ : La joyeuse Journée du Jeudi

6h00 : les éboueurs commencent à jouer au foot avec les pouvelles de verre
réveil 6h15
départ 6h45 (avec optimisation des phases de toilettes, de sautage dans frusques éparpillées la veille et de mangeage de ce qui traîne à côté du lavabo)

dévalage des 78 marches vers le tapis de mégo et de verre concassé qui me sert de rue
courage vers le métro
dévalage des escaliers glissants du métro (on est Paris, il pleut) : 32 marches
changeage de métro : 47 marches vers le bas
arrivée à la gare : 132 marches vers le haut (en escalator) + les 3 marches du train

1h10 de train, que dis-je, d'hébétude

arrivage
hop hop !
3 marches du train
courage vers le métro : 72 marches vers le bas
sortage de métro : 45 marches vers le haut
prenage de bus : 1 marche + le trottoir

10 minutes de marches + 10 marches plus tard : arrivage au bureau

travaillage

10 marches et manger
10 marches et retour au bureau

17h15 : repartage
courage optimisé de 6 minutes vers l'arrêt du bus (au lieu des 10 à l'aller)
re-bus
re-Métro
re-train
re-re-métro-changeage-métro

courage vers mon chez moi, dans une rue nettoyée et prête à la prochaine nuit de débauche
jetage du sac sur le matelas, avalage de ce qui traîne dans le frigo, et repartage de plus en plus vite au cours de danse : 78 marches vers le bas + 27 marches de la salle de danse

sautillage frénétique pendant 1h dans les bras de différents énergumènes, dont l'un, me prenant dans les siens, s'écrit subitement "wouaah, t'es une fille musclée !"
"Qué ?" réponds-je
Lui, me palpant les dorsaux : "ben ouais musclée quoi"
'fectivement me dis-je, le squelette qui me sert présentement de partenaire doit être "easily impressed" dans ce domaine

repartage vers mon chez moi : 27 marches vers le haut + 78 marches vers mon lit
+ 1 marche dans la douche

+1 trébuchage jusqu'au fond de mon oreiller



Et le Vendredi ?
rebelote
...
le cours de danse et les commentaires anodins sur mon anatomie en moins

vendredi 4 avril 2008

(attention ! qui voici ?) Des Ursulines au pieds des Tours

Encore une belle étape poétique et universelle de nos banlieues.

Il y a à Saint-Denis mille attractions touristiques dignes d'intéresser nos dimanches:
à ce titre Perséphone, alias moi-même, emmène son amie Z. voir de vieux morts dans la basilique.
Z. est un personnage connu de vous tous et dont je préfère taire le nom, pour diminuer la portée de certaines affirmations que je pourrais porter contre elle, si l'humeur me venait d'arranger les faits n'importe comment.

À Saint-Denis donc se dresse la, euh, basilique; j'hésite sur le terme parce qu'il ne m'a pas encore été loisible de vérifier dans un dictionnaire ce qu'est exactement une basilique – permettez-moi de snobiner un peu et d'invoquer mes cinq années d'étude du grec:
dans « basilique » il y a Basile, bien sûr, mais Basile que je ne connais pas n'a rien à voir avec notre affaire, et puis il y a basileus qui nous intruira beaucoup plus.

« Basileus » vaut pour « roi ».

Réflexe subit du philologue: dans une basilique on doit mettre des rois.

Mais songez-y un peu, inconscients!
Lequel d'entre vous n'est pas entré dans une basilique, peut-être pas celle de Saint-Denis je vous l'accorde, qui, méritant très officiellement son nom de basilique (par une pancarte du Ministère de la Culture apposée à l'entrée), ne contenait aucun roi? Pas même un petit? Pas même un oublié voire pas français? (Comme on en voit à Saint-Germain-en-Laye dans une église, qui, soulignons-le au passage, n'est pas du tout une basilique)
Et puis si toutes les basiliques devaient contenir des rois, ma foi, il n'en resterait plus pour les mettre dans les cimetières. Et il faudrait une production annuelle de rois qui, même aux époques les plus royalistes, me semble incompatible avec la pudeur de nos dynasties.

...


Fermons ici le dossier basilique. Si quelqu'un d'entre vous a sur lui la clef de ce mystère, ou un accès fréquent à Wikipédia, qu'il ne nous celle rien.



De toute façon Perséphone et Z., à force de débattre de ces graves matières, et d'autres encore, sont arrivées en retard à Saint-Denis et n'ont plus franchement très envie de voir la maudite basilique. Pour ne rien arranger, il est bientôt cinq heures, et voilà-t-il pas qu'on annonce à coups de clairon que les dernières entrées auront lieu à cinq heures et demie, et qu'elles précèdent les expulsions à coups de pieds; par contre aucun rabais pour les retardataires, alors franchement, non.

Z. et P. se laissent tenter par la fraîcheur du soir dans les ruelles goudronnées, et délibérant de leurs vies futures et intéressantes elles achètent une botte de poireaux, et deux livres d'avocats, pour caler leurs livres une fois rentrées à Paris.

Délicieux panorama, Saint-Denis, pourquoi aller perdre son temps en voyages n'est-ce-pas, et je ne te raconte pas le prix des entrées dans les sites, c'est à croire qu'on se moque de nous, ici ça m'étonne d'une mairie communiste, ils pourraient au moins faire un effort pour les Parisiens, oh tu as vu ce joli fronton XVIIème?

...

Un fronton XVIIème?
Où ça?
Perséphone traverse la rue pour mieux admirer le fronton XVIIème que, sans la perspicacité de sa compagnonne, elle n'eût jamais remarqué; et il n'y a pas tant que ça de frontons XVIIème à Saint-Denis pour se permettre d'en laisser passer un quand il surgit.

Une mamie claudicante et peu émue par nos roulades se dispose à ouvrir la porte du fronton où, apparemment, elle vit; manque de chance, les frontons XVIIème sont sans pitié, et ils tendent des pièges aux mamies; la voici qui claudique dans l'encadrement de la porte au point de manquer s'étaler de tout son long, la chute est imminente mais Z., qui a plus de vivacité d'esprit et qui n'est pas de l'autre côté de la rue, elle, la prévient et sauve la grand-mère d'un péril affreux.
La vieillesse est généreuse. La grand-mère – appelons-la Monique – constate que nous avons voulu sauver le fronton XVIIème autant qu'elle de probables amochements et, en remerciement de notre action diligente, elle nous convie à visiter les dessous du fronton.
« C'est en semaine que je fais les visites, mais pour vous je vais faire une exception. »
Nous espérons que vous mettez en rapport toutes les informations: couvent-fronton XVIIème-visite.

P. et Z. pénètrent dans une cour pavée et arborée fort ancienne, et d'allure un peu décrépite; il n'est pas exclu qu'une ferme d'Île-de-France, aux alentours de 1630, ait ressemblé à cela; mais enfin ce n'est pas mal et j'ai bien des voisins qui préfèreraient à leur appartement une bonne vieille ferme d'Île-de-France avec ses charrues et ses boeufs et son parfum d'authentique. Monique a de la chance, la fieffée larronne.
Elle nous désigne d'ailleurs, d'un geste ample quoique claudicant, la cour et les dépendances: « Ceci est la première cour ».

Attendons la suite.

La deuxième cour est plus au niveau. Qu'on se figure une cour, hein, moins un côté, et dont la largeur n'égale pas la longueur (c'est-à-dire qu'elle n'est pas carrée); à gauche des maisons à jardinets bourrés d'enfants et de chats, à droite un mur. Au milieu, des pavés, et des chats aussi, en transhumance.

Monique se visse entre droite et gauche, sur les pavés donc, et nous interroge sur ce que nous pensons du lieu. L'une de nous deux se risque:
« C'est vieux, non? »
Evidemment c'est XVIIème, vous l'avez compris; sautons donc la réponse de Monique et venons-en au plus sérieux.

Ceci est un ancien couvent d'Ursulines, ordre non cloîtré de religieuses enseignantes; notre fronton et tout ce qu'il renferme ont connu d'étranges aventures, réquisitionné par les Bleus en 1790, entrepôt de poudre, entrepôt d'armes, école, vendu par lots à la Restauration, abattu, remonté, privé enfin de ses Ursulines depuis plus de deux siècles, depuis que les pauvres mignonnes ont quitté notre sol ingrat pour trouver refuge au Québec.
Idée bizarre.
Enfin le couvent n'est plus un couvent, c'est une copropriété, et les cellules étroites ont été réunies pour former des appartements de pauvres. Notons tout de même que le réfectoire et les salles de classe, qui sont plus grands, deviennent des lofts de médecins (d'où la grande quantité d'enfants sains et robustes). (Pour les chats je n'ai pas d'explication)

Monique lit les archives le dimanche et même les autres jours de la semaine, par quoi son avis est autorisé et même un peu beuglard.
À sa décharge Monique est sourde. Z. qui s'efforce d'alimenter la conversation par des remarques pleines de bon sens tombe donc une fois sur deux dans un trou d'incommunicabilité. N'importe, Monique est super mignonne. Claudicante mais alerte elle nous entraîne vers la partie du mur qui n'en est pas un, ou plutôt vers l'angle du carré qui cesse d'être un carré, c'est-à-dire vers l'endroit où il y avait une chapelle et il n'y en a plus. De sa canne elle désigne l'absence:

« Il y avait une chapelle. Il n'y en a plus. »

Derrière l'absence il y a une barrière. Et derrière la barrière, incroyable, c'est là qu'on prend conscience de l'épaisseur des temps historiques, n'est-ce-pas ma poule? Un immeuble. HLM-barre.

Monique insinue sa silhouette octogénaire entre les tours et d'autres petits jardins, sans chats, en déblatérant quelque chose sur un escalier: évidemment il est difficile de se concentrer sur son escalier, et même sur l'insoutenable manque de chats qui affecte cet espace, quand on a sur sa droite trois tours dans le genre hideux. Les deux touristes se renseignent:

« Toujours ces promoteurs! Ils ont vendu nos terrains il y a cinquante ans [comprenez: le lieu était fort agreste et empli de poules veaux et ragondins, avant les années 1950], et ils ont fait ça à la place. Enfin, (Monique est philosophe) on peut dire que c'était mieux avant. On peut le dire. »

Monique montre son escalier.

« Ne faites pas attention à la peinture, c'est une idée de la copropriété; c'est violet; ça fait bordel de province: j'ai voté contre. »

L'escalier. Ah, fichtre, je vous emmène sur de mauvaises pistes: l'escalier est dans un autre bâtiment; allons-y, hop repassons devant les tours, entrons dans le bâtiment C, voici l'escalier.
Monique se juche sur la première marche:

« Refait selon les indications des Beaux-Arts! Tout en tomettes authentiques! Rampe repeinte dans un rouge authentique agréé par les Beaux-Arts! Du haut jusqu'en bas! »

Constatons. Oui c'est rouge. Fort aimable. Et ici un plafond à caissons. Monique reprend le ton docte qui lui sied tant:

« On [que d'insinuations louches contient ce « on »!] prétend que cet appartement, avec les caissons, était celui de la mère supérieure; et moi je dis qu'elle devait donner l'exemple aux autres soeurs, et n'habitait pas dans un lieu richissime; elle prenait la cellule la plus décrépite, si elle le pouvait. Ici, il y avait quelqu'un d'autre; je pense même... »

Monique déploie en rêve un cartulaire émaillé de taches. Sur la page de droite, que d'ordinaire elles laissent vides, les Ursulines ont écrit en jolie ronde la vie les oeuvres et moeurs vénérables d'un abbé qu'elles ont accueilli en la fin de sa vie, et du XVIIIème siècle.
Qu'il leur prenait d'énergie, aux pauvres soeurs! Avoir un homme chez soi, ça n'est pas tenable.
Le vieil abbé, donc, a renouvelé dix ans ses promesses de mourir bien vite, et par combinaison de douceur et de charme octogénaire il aurait obtenu une chambre plus convenable à ses besoins. Ma foi certes, on n'allait pas le loger dans le placard à fromages. Monique ne semble pas très horrifiée du naturel profiteur de son cher abbé; à force d'alimenter son existence par de nocturnes rêveries sur le vieux cartulaire elle s'est liée d'affection – à quoi cela tient-il...
En silence et grande componction Z. et P. rendent hommage à l'abbé.

Au sortir de l'escalier un troupeau plus épais de chats s'empêtre dans leurs jambes, et P. appréhende une claudication mortelle de la guide; autant fuir tout de suite, avant que de devoir la sortir des griffes des matous: Dieu sait si pour les remercier elle n'irait pas les emmener aux Archives nationales! Le flux félin s'épaississant toujours, Z. et P. se consultent, organisent un repli groupé:

« Regarde la vieille voûte médiévale, par là! »
« Par où, par où? »

Monique se débat entre les amas poilus qui lui grimpent sur le torse; une seconde encore et elle va s'effondrer -
« Oh la magnifique charrette Renaissance! »
« Mais oui quel alliage magnifique du fonctionnel et du grandiose. »
Dans un bruit lamentable Monique succombe sous le poids cumulé des chats, et elles rendent grâce au fronton, aux soeurs, et à l'inventivité géniale des hommes qui oeuvrent tant de belles choses.

Perséphone, avril 2008